Lorenzo - Impossible de gagner en Australie si la course était demain

Le Majorquin a encore beaucoup à faire avant d'atteindre les objectifs qu'il s'est fixés avec Ducati. C'est en tout cas le constat après les essais menés à Phillip Island, sur une piste dont les caractéristiques l'ont mis en difficulté.

Après trois séances d'essais au guidon de la Desmosedici, Jorge Lorenzo ne se sent pas prêt à remporter une première victoire avec son nouveau constructeur, en tout cas pas s'il devait courir dès à présent sur le circuit très spécifique de Phillip Island.

"On ne peut pas gagner ici, franchement. Si la course était demain, on ne pourrait pas gagner ici", assure le triple champion du monde. "S'il y avait du grip et que l'on améliorait le passage dans les virages, on pourrait être beaucoup plus proches. On était plus proches à Sepang et on pourrait l'être encore plus au Qatar, mais il faut attendre de voir. On doit travailler pour faire en sorte que cette moto soit compétitive partout."

Jorge Lorenzo a bouclé les essais de Phillip Island à la huitième position, plus convaincu par les performances qu'il a réussi à réaliser vendredi que lors des deux jours précédents. "On a beaucoup progressé, c'est clair, surtout le dernier jour. Il est très difficile de changer ses vieilles habitudes, mais je suppose que cela prend de moins en moins de temps à chaque fois", souligne-t-il, bien conscient que son style de pilotage, acquis et développé sur une Yamaha durant neuf ans, est bien l'un des paramètres pesant le plus dans l'équation.

Alors que le pilote a expliqué connaître des difficultés en virage, son ingénieur Christian Gabarrini estime lui aussi que cela découle plus du pilotage que des réglages de la moto. "Je pense que c'est plus [le style] parce que les deux motos ont l'air très différentes et, bien sûr, après de très nombreuses années chez Yamaha, Jorge doit changer un peu d'état d'esprit sur comment piloter", explique-t-il au site officiel du MotoGP. "Cependant, de notre côté, nous devons faire de notre mieux pour améliorer la moto, lui permettre de la comprendre mieux et vite, et le mettre en confiance pour qu'il soit plus agressif en entrée de virage."

"Nous travaillons pour trouver un set-up stable, une sorte de set-up de base, et pour concevoir une moto qui convient à Jorge, parce qu'il faut qu'il se familiarise plus avec elle", ajoute Gabarrini. "Nous ne regardons pas tellement les chronos, mais nous regardons l'avenir pour être prêts pour la course."

Du vent et pas d'ailerons, la mauvaise équation

S'il est un paramètre qui n'a pas facilité le travail mené par les Rouges, c'est le vent, particulièrement fort vendredi après avoir balayé le circuit côtier de Phillip Island durant toute la séance. "Parfois, on modifie quelque chose, mais le vent change beaucoup et il est difficile de comprendre si la direction prise est meilleure ou non", souligne l'ingénieur. Et le pilote de constater : "[La Ducati] est la moto qui souffre le plus du vent. On ne tourne pas de la même façon que les autres."

Dans ce contexte, l'absence des ailerons si chers à la Desmosedici s'est fait particulièrement sentir. "Cela dépend du circuit", note Jorge Lorenzo. "On ne ressentait pas tellement la différence à Sepang, mais ici on la ressent, surtout avec le vent. Quand je suis en sixième, l'avant commence à bouger et il faut couper les gaz plus tôt. Sepang était plus stop-and-go et on ne le ressentait pas trop."

"Il est évident que la Ducati était la moto la plus avancée sur ce point et, avec le nouveau règlement, elle perd l'un des avantages qu'elle avait. Il faudra que l'on ait une moto différente pour compenser cela et ne pas trop perdre dans les virages", conclut le pilote espagnol.

Avec Venancio Luis Nieto

 

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