Lorenzo : Si les qualifs duraient 7 minutes, on serait en pole !

Le pilote Ducati s'élancera de la quatrième place sur la grille, battu dans la seconde moitié des qualifications alors qu'il avait pris une avance notable dans son premier tour lancé.

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Jorge Lorenzo, Ducati Team
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On avait quitté Jorge Lorenzo quelque peu perdu vendredi, au soir des premiers essais libres de Brno ; on l'a retrouvé aussi mordant qu'il sait l'être samedi. Au point qu'au moment de livrer la première bataille face à ses adversaires, en qualifications, il a commencé très, très fort, en prenant les commandes avec une avance importante dans la première salve de tours lancés.

Mais les qualifications MotoGP n'ont pas dérogé à la tradition, qui veut que tout se joue lors de la seconde série de tours, après avoir équipé les motos d'un pneu arrière neuf. Et dans cette phase décisive de la séance, Lorenzo a trouvé plus fort que lui. L'un après l'autre, les trois hommes ayant pu tourner en 1'54 l'ont délogé de la première ligne. "C'est dommage que les qualifs ne durent pas juste sept minutes, ou dix, et qu'elles ne se fassent pas avec un seul pneu, car sinon on aurait sûrement la pole !" plaisante le pilote Ducati, bon joueur.

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Une nouvelle fois, la capacité de Lorenzo à se montrer d'emblée diablement rapide a donc été confirmée. "En général on dirait que je suis rapide pour le premier tour, j'ai de meilleures sensations que les autres avec le pneu, avec la moto. Normalement, je peux aussi y arriver dans mon deuxième tour, mais cette fois je n'ai pas pu, et ça n'a pas été suffisant pour être sur la première ligne. J'avais quatre dixièmes d'avance après le premier run, mais je n'ai pas beaucoup amélioré [dans le second] alors que les autres sont allés plus vite d'une demi-seconde voire même d'une seconde", constate Jorge Lorenzo, qui n'a en effet abaissé son temps que de 21 millièmes entre un run et l'autre.

"J'ai fait un super tour à ma première tentative, mais dans la seconde je n'ai pas eu un pilotage très fluide. Avec ces températures, le fait de ne pas avoir utilisé le pneu hard à l'avant m'a sûrement un peu empêché de faire la différence", concède Lorenzo, qui avait opté pour la paire medium-soft, comme Rossi ou encore Zarco. "C'était probablement une erreur, car avec les températures, le pneu hard aurait pu être plus stable pour plusieurs zones de freinage."

Le pilote majorquin ne devrait pas reproduire cette erreur pour la course et opter cette fois pour le pneu dur si les températures restent aussi élevées que ces deux derniers jours. "Le hard à l'avant ne fonctionne pas trop mal. Il est encore un peu rigide sur certains freinages, mais en général je peux m'en sortir. Je vais probablement le choisir parce que je n'ai pas beaucoup d'options. Le soft et le medium ont un peu de graining sur cette piste. Cette fois je vais devoir utiliser le hard et j'espère qu'en Autriche je pourrai utiliser des pneus plus tendres."

Une gestion pneumatique déterminante

Compte tenu de la chaleur qui règne sur Brno et de la réputation de mangeur de gomme du bitume tchèque, la gestion de l'usure des pneus sera l'élément déterminant en course cet après-midi. Après avoir concentré toute leur attention sur ce point durant le week-end, les teams techniques et les pilotes attendent désormais le verdict de la course.

"Je travaille toujours beaucoup, et de plus en plus, pour pouvoir bien fonctionner en pneus usés. On a essayé tous les pneus, et dans certaines séances des pneus très usés. Tout le monde perd beaucoup de rythme, moi aussi, mais je vais utiliser l'expérience que j'ai avec cette moto et quelques petites choses que je comprends pour essayer d'être bien dans les dix derniers tours", explique le #99. "Chacun devra gérer au mieux ses pneus, surtout à l'arrière. Le choix du pneu arrière est encore un peu ouvert, entre le medium et le dur. Le pilotage et la manière de gérer le gaz sera très important. Le compromis entre la vitesse et l'économie du pneu sera donc intéressant."

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Après avoir opéré un changement de réglages déterminant samedi, Jorge Lorenzo considère désormais qu'il fait parti du groupe pouvant jouer la gagne. "On est beaucoup mieux qu'hier [vendredi], on a beaucoup progressé ce matin [en EL3, ndlr]. On est donc passé d'une situation difficile à une situation dans laquelle on est là, avec les favoris."

"Pour la victoire c'est encore ouvert", juge-t-il. "Márquez est toujours très fort mais on s'est rapproché. Dovi a un bon rythme avec tous les pneus, Valentino est très fort. Il y a plusieurs pilotes qui ont de vraies chances de victoire. On dirait que la Honda de Márquez perd un peu moins de rythme, mais en course, avec des fortes températures ou des conditions changeantes comme on pourrait en avoir, tout est possible. Tout le monde aura le warm-up pour voir s'il peut faire la différence avec un réglage ou non."

Avec Michaël Duforest

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