Lorenzo est redescendu sur terre après les espoirs de Jerez

Les progrès de l'Espagnol à Jerez n'ont pas pu être confirmés lors du Grand Prix de France, sur un tracé qui lui avait pourtant été favorable par le passé.

W.Z., Le Mans - Le Grand Prix d'Espagne avait fait naître de grands espoirs dans le clan Ducati, et notamment dans le garage de Jorge Lorenzo, qui après un début de saison des plus délicats avait semblé enfin apercevoir la lumière au bout du tunnel en décrochant son premier podium avec les Rouges. 

Malheureusement pour le Majorquin, la manche française du calendrier a sonné la fin de la récréation, alors que le numéro 99 n'a pu que constater son manque de compétitivité dans la Sarthe, ne terminant qu'à une décevante sixième place après s'être qualifié seulement à la 16e position. 

La désillusion a été d'autant plus grande pour l'Espagnol que la journée d'essais post-course à Jerez avait entretenu l'optimisme au sein des troupes italiennes. Mais force est de constater que les progrès affichés en Andalousie n'ont pas pu être réédités en France. "Après Jerez, j'étais assez curieux de savoir comment la moto allait réagir sans les ailerons sur cette piste, une piste positive pour Ducati ces dernières années. Et pour être honnête, les réglages qui ont fonctionné à Jerez n'ont pas marché ici en conditions sèches", a ainsi déploré le triple Champion du monde.

Le wheelie affecte la Ducati

Alors que le soleil n'a fait son apparition que très tardivement, s'installant de façon durable dans les cieux manceaux qu'à compter du samedi après-midi, les troupes de Borgo Panigale se sont aperçues au pire des moments, celui des qualifications, que les réglages qui s'étaient montrés si efficaces à Jerez étaient inopérants ce week-end. "Nous avons eu trop de wheelie", explique ainsi Lorenzo. "Aujourd'hui [dimanche], lors du warm-up, nous avons dû mettre plus de poids sur la moto pour éviter le wheelie, mais aussi changer les réglages."

Des solutions ont bel et bien été trouvées, preuve en est la meilleure forme de l'Ibère en course. Mais ce dernier aurait pu faire bien mieux s'il avait disposé de davantage de temps pour s'acclimater à ses nouveaux réglages, et si ce processus ne s'était pas déroulé en course. "Nous aurions eu besoin de plus de temps", concède-t-il. "Quarante minutes n'ont pas été suffisantes pour moi pour extraire le maximum de la moto sur cette piste. J'ai fini sixième, avec un rythme régulier, mais bien sûr j'aurais voulu être plus rapide."

Lorenzo en avait en effet les capacités, lui qui s'est imposé à cinq reprises en MotoGP sur le circuit Bugatti. L'Espagnol espérait ainsi poursuivre sur sa lancée de Jerez pour tenter de décrocher un nouveau podium, malheureusement sans succès. "Je voulais bien faire sur cette piste et obtenir un nouveau podium, mais après ce week-end difficile... C'est une de mes pistes favorites, et elle est aussi favorable à Ducati, mais nous n'avons pas été capables d'être compétitifs. Nous avons besoin de quelques dixièmes pour être sur le podium."

Mais du passé, le pilote Ducati veut faire table rase, et d'ores et déjà se concentrer sur le prochain rendez-vous du calendrier, en Italie. "Le Mugello est une autre bonne piste pour moi et Ducati, et c'est notre course à domicile", rappelle-t-il, tout en comptant sur les tests en Catalogne pour renouer avec la compétitivité. "J'attends beaucoup de cette course et cela va être important d'obtenir un bon résultat. Donc voyons comment se passent les deux jours [de tests] à Montmeló, où nous pouvons progresser, où nous devons rester concentrés. Notre problème principal est le grip à l'avant en milieu de virage. Si nous parvenons à résoudre cela, nous pouvons faire un grand pas en avant."

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