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Lorenzo - "La stabilité de la moto est incroyable"

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Lorenzo -
Par : Willy Zinck
22 janv. 2017 à 17:55

Le pilote espagnol se montre pour l'instant satisfait de ses premiers pas chez Ducati, même si des zones d'ombre restent à éclaircir. Le bannissement des ailerons et le profil des pneus Michelin pourraient en effet déterminer sa compétitivité.

Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team, Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team

Alors que son ancienne équipe, Yamaha, lui avait interdit de prendre le guidon de la nouvelle Ducati GP17 jusqu’à la fin de son contrat prévu fin décembre, Jorge Lorenzo a tout de même pu se faire une idée des différences qui séparent les machines de Bologne de celles d’Iwata.

À plus forte raison que le pilote espagnol a effectué jusqu’ici toute sa carrière en MotoGP chez Yamaha, qui a toujours pris un soin particulier à mettre à la disposition de ses pilotes une moto agile et bien équilibrée. Dans ces conditions, les craintes vis-à-vis de l’adaptation du triple champion du monde au comportement parfois erratique des Ducati étaient légitimes.

Pourtant, et contre toute attente, c’est la stabilité de la Ducati, que le numéro 99 a étrenné à Valence dans sa version 2016, qui l’a étonné. "Mes impressions sont bonnes, en fait", rétorque l’Espagnol, comme pour mieux couper l’herbe sous le pied des pessimistes. "Il faut que vous preniez en compte le fait que j’ai travaillé avec la même moto et la même équipe jusqu’ici. Pour moi, cela a été un peu un choc. Mais la vérité c’est que cela a été un changement positif majeur. La stabilité de la moto est incroyable. Sa manœuvrabilité est absolument incomparable. Elle est si puissante, elle semble être une moto nerveuse, mais ce n’est pas le cas. C’est facile de garder le contrôle à la fois dans les lignes droites mais aussi dans les virages. C’est une incroyable surprise."

Bon feeling, avec la GP16

Un premier contact positif avec sa nouvelle monture donc, mais qui convient de tempérer alors que l’Ibère évoluait au guidon de la GP16 à Valence. Au contraire de son nouveau coéquipier, Andrea Dovizioso, qui semble à l’inverse s’inquiéter du retrait des ailerons cette saison. Pour l’Italien, l’interdiction de ces appendices, apanage des Desmocedici ces deux dernières saisons, perturbe l’équilibre de la moto, notamment en sortie de virage.

Mais pour le moment, Lorenzo n’a pas encore eu à se soucier de ce problème, et préfère dresser des comparaisons avec ses anciennes machines, affirmant que la Ducati conviendra à son style de pilotage. "Avec la Honda […] je devais freiner bien plus tard, avec moins de vitesse en virage, et avec l’Aprilia c’était un peu l’opposé, c’était une moto plus rigide et je ne pouvais pas freiner si tard", explique l’Espagnol. "Avec cette moto ce sera sans doute quelque chose de similaire car elle a plus de puissance dans les lignes droites, donc si vous arrivez plus vite qu’auparavant, mais que vous avez plus de stabilité, peut-être que vous pouvez freinez au même endroit. Je vais garder plus ou moins le même ADN, me concentrer sur la douceur et la vitesse en virage aussi avec la Ducati."

Michelin, le facteur X

Là encore, les avis diffèrent entre les deux pilotes du team Ducati, alors que Dovizioso affirme que l’équipe doit encore progresser sur le comportement de la GP17 en milieu de virage. Il sera donc très important de fournir à Lorenzo une machine dotée d'un bon équilibre, surtout après les difficultés que celui-ci a rencontrées en 2016 avec les nouvelles gommes Michelin.

L’Espagnol s’est en effet plaint l’an passé d’un manque de sensations, notamment du pneu avant français, lorsque celui-ci approchait de sa limite d’adhérence. Mais 2017 est une autre saison et Lorenzo préfère relativiser. "C’est normal qu’il y ait eu quelques problèmes avec les pneus, car Michelin a été en dehors du championnat si longtemps [sept saisons, de 2009 à 2015 inclus]", reconnaît, beau joueur, l’ex-pilote Yamaha. "Ce n’est pas facile lorsque ces motos sont si imposantes, puissantes et lourdes. Et avec la vitesse que nous avons en virage, nous avons de nombreux problèmes sur de nombreux circuits. Mais après une année d’expérience, il y aura des pneus qui conviennent davantage à chaque tracé du championnat, et nous aurons moins de problèmes. Nous aurons plus de grip, plus de fiabilité, moins de graining et ce genre de problèmes que nous avons eu en 2016."

Et Lorenzo d’estimer que les changements apportés au règlement l’an dernier a rebattu les cartes, avec plus ou moins (moins, dans le cadre de l’Espagnol) de réussite selon les pilotes. "Bien sûr le manufacturier de pneumatiques a changé, ce qui a modifié la façon que vous avez de piloter la moto, spécialement sous la pluie. Cela combiné à l’électronique a crée plus de vainqueurs et plus d’instabilité dans les résultats en ce qui concerne les têtes d’affiche. Mais avec de meilleurs pneus pour chaque tracé, cela va de nouveau se resserrer comme ce que nous avions il y a deux ou trois ans."

 

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