Lorenzo : "Je me dois d'être triste car le défi était de gagner le titre"

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Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
18 nov. 2018 à 18:14

Jorge Lorenzo admet des regrets au moment de tourner la page sur l'aventure Ducati, qui n'aura finalement duré que deux ans. Ponctuée de victoires, l'association n'a pas pu jouer le titre sur une saison complète comme espéré.

Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, blessé après sa chute
Jorge Lorenzo, Ducati Team est transporté à l'hôpital après sa chute
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Pole position pour Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team
Le poleman Jorge Lorenzo, Ducati Team, le deuxième Andrea Dovizioso, Ducati Team, le troisième Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Andrea Dovizioso, Ducati Team

La saison 2018 de Jorge Lorenzo aura été passionnante à suivre de bout en bout, le Majorquin débutant celle-ci d'une manière assez similaire à celle dont s'était déroulée sa campagne 2017, lors de laquelle il avait rencontré d'importantes difficultés à trouver la clé de la performance de sa nouvelle Ducati sur la distance totale d'un Grand Prix, après 44 victoires acquises depuis 2008 exclusivement avec Yamaha.

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Le triple Champion du monde MotoGP avait cependant la conviction intime de connaître les raisons de ces difficultés et de disposer de la recette pour corriger ces problèmes, implorant son équipe de procéder à certains changements spécifiques sur sa monture pour lui permettre de gagner en capacité de résistance sur l'ensemble des courses ainsi qu'en confort de pilotage et de ressenti.

L'Histoire aura donné raison au fier pilote ayant parfois du mal à exprimer en anglais les subtilités de sa pensée sans qu'elle ne soit perçue avec une connotation arrogante. Une fois certaines évolutions introduites lui permettant d'exercer son style de pilotage et d'économiser de l'énergie physique, Lorenzo devint un redoutable adversaire en piste pour le package Márquez/Honda et celui de son équipier Ducati Dovizioso.

L'orgueil du Majorquin aura été touché pendant 18 mois par son incapacité à se battre avec ce qu'il estimait être le matériel dont il avait besoin pour s'exprimer en piste, mais également flatté par la validation grâce à ses résultats estivaux du bien-fondé de ses requêtes lui ayant permis, une fois obtenues, de faire le travail et de ramener victoires et podiums dans le clan Ducati. Une chose que Rossi, dans une ère non comparable du projet transalpin, n'était pas parvenu à faire, lui avaient rappelé de nombreux observateurs, pour sa plus grande satisfaction. C'était aussi la réputation de l'Ibère qui était en jeu, alors que ces mêmes observateurs assistaient à un âge d'or de la carrière de Dovizioso et constataient à quel point la GP18 était devenue une des motos les plus abouties du plateau, si ce n'est la meilleure sur tous types de circuits, imposant ainsi à son pilote des résultats tout aussi brillants.

"Je me dois d'être triste car le vrai défi important ici [chez Ducati] était d'essayer de remporter le titre, et il n'est pas atteint", a conclu Lorenzo lors de sa dernière conférence de presse donnée en rouge, dans le paddock de Valence, dimanche après-midi. "Je pense que nous avions le potentiel pour le faire. Si nous avions eu plus de temps ensemble, nous aurions pu essayer."

Valeur prouvée, mais mission ultime non accomplie

C'est une nouvelle page excitante de la carrière de Lorenzo qui s'ouvre, avec l'acquisition du second guidon Repsol Honda, la structure ayant remporté les trois couronnes mondiales une fois de plus cette saison. Mais le futur équipier de Marc Márquez peine à ne pas laisser transparaître une certaine forme de regret personnel sur le fait de ne pas avoir pu mener jusqu'à son terme le projet de victoire au championnat avec Ducati, qui signifiait tant pour lui.

"Je suis certain que si j'étais resté dans l'équipe, nous aurions pu essayer dès la première course [en 2019], pas comme cette année", poursuit celui que l'on entendait prononcer le mot "valeur" plus souvent qu'à son tour ces derniers mois lorsqu'étaient mis en comparaison son salaire et ses performances. "Mais ça ne sera pas possible. La première victoire a été spéciale car elle a été en Italie, avec une moto italienne. Bon, je ne suis pas italien, mais au moins je suis latin [rires] !"

Restera de ces deux années le souvenir d'un projet bien mal embarqué en début de collaboration, mais ayant atteint un pic avant que la blessure prolongée contractée avec sa chute estivale ne mette à mal ses espoirs de continuer à briller en fin de saison, alors que le divorce avec son employeur était déjà consumé.

"Honnêtement, en termes de points, cette année a été pire que l'an dernier. Je termine à la dixième place, je crois [avec 130 points, ndlr]. C'est moins de points que l'an dernier et avec moins de dix points sur pas mal de courses : c'est donc aussi très inconstant et malchanceux, car si je n'avais pas chuté à Aragón, et particulièrement en Thaïlande, j'aurais pu courir les cinq dernières courses et prendre d'autres podiums et probablement des victoires", analyse-t-il.

"C'est donc très malheureux en fin de championnat. Très malheureux aussi d'avoir débuté celui-ci avec des chutes que je ne méritais sans doute pas, comme au Qatar, à Jerez, etc. Mais quand les bons moments arrivent sur cinq ou six semaines, ce sont vraiment de bons moments et nous avons démontré, moi particulièrement, que nous tout était possible en consolidant et terminant [les choses]."

"J'ai gagné avec Ducati. Je n'ai pas remporté le championnat et même si c'était probablement très difficile, c'était mon véritable défi. Mais il y a eu trois victoires très spéciales, et c'est quelque chose. Nous pouvons être fiers de cela et de notre travail."

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Auteur Guillaume Navarro