Loris Baz a atteint son but en voyant l'arrivée

Loris Baz a vu l'arrivée du Grand Prix d'Aragón et, en soit, c'est une victoire. Peu importe sa 18e place finale, à 59 secondes de Marc Márquez, le Français a atteint l'objectif qu'il s'était fixé et c'était loin d'être acquis.

Loris Baz a atteint son but en voyant l'arrivée
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
Loris Baz, Avintia Racing
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L.B., Alcañiz - Accidenté au départ du Grand Prix de Grande-Bretagne, il y a trois semaines, Loris Baz faisait son retour à la compétition à l'occasion de cette 14e manche de la saison, avec un pied tout juste suffisamment remis pour lui permettre de marcher, cahin-caha. Une fois sur la moto, l'effet de ses fractures se faisait ressentir par un manque de mobilité, ce qui l'obligeait à modifier sa position et sa manière de maîtriser sa moto.

"Il y a la douleur, mais au-delà de ça, il y a le manque de force dans la jambe et le manque de souplesse. Je n'arrive pas à mettre d'angle dans les droites parce que le pied me gêne", indiquait-il dès les premiers essais. "J'essaye de trouver des solutions, de piloter non pas avec la jambe mais avec les bras. Ça vient petit à petit, je ne peux pas faire de longs runs. Après, étant donné que je suis crispé, le reste du corps fatigue plus vite."

"Ces motos sont déjà très compliquées à piloter quand tu es à 100%, alors quand tu es à 50-60% de tes capacités, c'est encore plus compliqué", expliquait Loris Baz à Motorsport.com après s'être qualifié en 20e position, à une seconde de son coéquipier, Héctor Barberá. Un moindre mal, même si la performance n'était clairement pas la priorité du week-end.

"Le fait de piloter différemment, de ne pas utiliser la jambe mais les bras, c'est très physique et je galère à enchaîner les tours", constatait-il, lui qui n'avait pas fait de runs de plus de sept tours durant les deux premiers jours d'essais. Le warm-up lui a servi à rallonger quelque peu cette série, avant de sauter dans le grand bain pour les 23 tours de la course.

Une course très éprouvante

Grâce à beaucoup de massages, de la glace pour atténuer l'inflammation, mais finalement sans prendre d'antidouleurs pour la course, Loris Baz a atteint son but et passé la ligne d'arrivée. "C'était l'objectif", résume-t-il. "Ça n'était pas facile, mais sans cela tout ce que j'ai fait n'aurait servi à rien. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas terminé une course sur le sec, on repart donc avec pas mal de données. J'avais aussi dans un coin de ma tête que l'on peut avoir la chance de marquer des points si ça se passe mal [devant] et qu'il y a des chutes, ça nous est déjà arrivé. Et puis, il y avait bien sûr l'envie de voir comment ça allait."

Physiquement, le constat est rude pour le pilote de 23 ans. "J'étais vraiment bien entamé, au bout de quelques tours j'étais détruit", nous explique-t-il. "J'ai mal partout. J'ai eu des crampes dans la jambe gauche. Elle fatiguait, parce ce que je ne fais rien avec la droite et tout avec la gauche, or quand on compense on ne roule pas comme il faut et on est crispé."

Pourtant, une fois le casque rangé, c'est un Loris Baz souriant qui faisait le bilan de son week-end. S'il a connu des jours bien meilleurs, il se montre plutôt satisfait de sa performance. "Entre le moment où Héctor m'a doublé et la fin, j'ai pris 20 secondes, soit une seconde par tour et c'est ce que je prenais en qualifs. Honnêtement, je pensais prendre plus, parce que [samedi] il s'agissait d'un tour pendule alors qu'en course j'essayais de me gérer pour aller au bout."

"Ce n'est pas trop mal. Ça nous permet de finir une course sur le sec, ce que je n'avais pas fait depuis l'Autriche, et d'avoir des données pour l'outremer", ajoute le pilote Avintia, désormais déterminé à retrouver son rythme habituel pour les trois manches programmées en Asie et Australie. "Le pied me fait beaucoup moins mal que la semaine dernière, ça lui a vraiment fait du bien de rouler. Dès demain, je vais essayer de recommencer à bien m'entraîner pour arriver au mieux au Japon."

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