Pas de changement de date pour le GP d'Australie malgré la météo

Malgré des demandes de changement depuis plusieurs années, le Grand Prix MotoGP d'Australie continuera de se dérouler en fin de saison. Cette décision fait suite à un accord passé entre l'organisateur de l'épreuve et la Formule 1.

Pas de changement de date pour le GP d'Australie malgré la météo
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Après le Japon et la Thaïlande, le Grand Prix d'Australie MotoGP a été à son tour victime des caprices de la météo, avec notamment une piste partiellement inondée le jeudi. Si les séances sont finalement passées entre les gouttes tout au long du week-end, avec pour seule exception un warm-up disputé sur piste humide dimanche matin, les températures sont restées très fraîches et ont entraîné des difficultés de chauffe des pneumatiques.

La question de décaler la date du Grand Prix plus tôt dans l'année pour éviter ces désagréments est donc logiquement revenue sur le devant de la scène, après avoir déjà fait débat lors des éditions précédentes et même été sérieusement étudiée après celle de 2019.

"La piste est dans de bonnes conditions, elle semble avoir une bonne adhérence. On vient juste au mauvais moment de l'année selon moi. Rouler à moto n'est pas la même chose en été qu'en hiver. Ce n'est pas qu'on n'a pas de chance avec la météo, c'est qu'il s'agit du temps qu'il fait en ce moment", a notamment déclaré un Miguel Oliveira sceptique au terme de la première journée d'essais libres.

L'idée a été sérieusement envisagée par l'AGPC (Australian Grand Prix Corporation), qui s'occupe à la fois des Grands Prix de Formule 1 et de MotoGP dans le pays. Dès 2019, en effet, la Dorna a lancé un appel pour réfléchir à avancer l'épreuve, néanmoins le promoteur du MotoGP s'est désormais engagé à réserver un créneau pour ce Grand Prix en septembre ou octobre.

En cause, tout d'abord, la signature par l'AGPC d'un accord avec la F1 allant jusqu'en 2035 et qui stipule que l'épreuve australienne doit se dérouler parmi les trois premiers Grands Prix de la saison, ce qui la place en mars ou avril durant les 13 prochaines années. Elle doit même être la manche inaugurale du championnat de F1 cinq fois minimum sur la période concernée.

Ensuite, l'AGPC reste convaincue du retour du Qatar en épreuve d'ouverture du MotoGP à partir de 2024, après son déplacement en fin de saison l'an prochain afin de permettre la réalisation de travaux sur le circuit. De son côté, la prochaine édition de l'épreuve australienne doit se tenir du 20 au 22 octobre, au milieu de trois courses consécutives comprenant également l'Indonésie et la Thaïlande, tandis que la tournée outre-mer s'étendra globalement du 22 septembre au 19 novembre.

"Le MotoGP a bloqué le Qatar comme première course, ce qui exclut janvier ou février", a expliqué le PDG de l'APGC, Andrew Westacott à Motorsport.com. "Nous avons la Formule 1 en début d'année et nous avons besoin d'un moment de répit au sein de notre organisation. Nous devons également penser aux infrastructures, aux fournisseurs, etc. Donc le bon moment pour le MotoGP, c'est ce créneau. C'est un créneau qui nous convient bien et c'est le cas également pour la Dorna."

Si la volonté d'avancer le Grand Prix est essentiellement liée au froid et à la pluie rencontrés à Phillip Island, Westacott se montre catégorique quant au fait que l'instabilité de la météo est la même au début de l'année qu'à la fin.

"Si nous l'avançons à mars ou avril, la météo ne sera pas différente de celle d'octobre", a-t-il ajouté. "À Phillip Island, [elle] change plusieurs fois par semaine. D'accord, nous pourrions parier sur le fait que le dernier week-end d'octobre sera meilleur que le premier week-end de septembre, mais je pense que ce créneau permet une fin traditionnelle de la saison. Il y a la tournée outre-mer – ici, en Malaisie et ensuite Valence. Ça fonctionne bien." 

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