La récupération de Marc Márquez "est très rapide"

Si la présence de Marc Márquez à Austin dès la semaine prochaine n'est pas garantie, l'amélioration de son état est désormais "rapide" selon Honda. Albert Puig se montre plutôt optimiste pour la suite de la saison.

Marc Marquez, Repsol Honda Team

Team manager de l'équipe Repsol Honda, Alberto Puig s'est exprimé samedi depuis le paddock de Termas de Río Hondo, où se déroule le Grand Prix d'Argentine. Il y a évoqué l'état de santé de Marc Márquez, qui souffre pour la troisième fois de diplopie, un problème oculaire l'ayant contraint au forfait ce week-end. Au micro de DAZN, Albert Puig a notamment été interrogé sur l'approche de son pilote, qui a accumulé les chutes et les blessures ces dernières années. Doit-il en changer et prendre moins de risques ?

"Nous devons clarifier la situation", tempère-t-il. "Il a eu l'épisode oculaire l'autre jour et si l'on regarde bien, les chutes étaient brutales mais il avait chuté de nombreuses fois auparavant sans que rien ne lui arrive. Il a connu ça l'année dernière mais depuis 2011, rien ne lui était arrivé, et on ne peut pas penser que Marc va avoir ce problème à chaque fois qu'il va tomber. Le fait est que les chutes de Mandalika étaient brutales, surtout la dernière, c'était horrible."

"Nous sommes naturellement inquiets, parce que nous avons bien commencé la saison au Qatar, puis c'est arrivé et il ne peut pas être là. Mais il y a encore un long chemin à parcourir dans ce championnat, et je ne peux pas être pessimiste et penser que nous ne pouvons pas réussir. Inquiet oui, je le suis pour lui, mais ce n'est pas fini, il faut continuer."

Marc reste Marc, et tout ce qu'il a gagné, il l'a fait à sa manière.

Alberto Puig

Depuis sa blessure au bras survenue à l'été 2020, Marc Márquez ne cesse d'enchaîner les pépins physiques. À l'époque, il avait payé au prix fort sa volonté de revenir le plus vite possible au guidon de sa moto. De quoi, sans doute, en tirer quelques leçons pour se montrer aujourd'hui un peu plus patient.

"Pour Honda et Marc, le seul objectif est le championnat", rappelle toutefois Alberto Puig. "En course, tout change très rapidement, et si nous prenons l'Indonésie comme référence, c'était un désastre. Mais le Qatar et les essais [hivernaux] se sont bien passés. Depuis le début, les pilotes pensent que la nouvelle moto fonctionne bien. La situation n'est pas la meilleure, mais à 20 courses de la fin, on ne peut pas se dire que nous avons mal commencé ou bien être pessimistes. Peut-être que nous devons avoir une autre approche des courses, mais il ne faut pas oublier que Marc reste Marc, et tout ce qu'il a gagné, il l'a fait à sa manière. Et il a huit titres mondiaux."

"Franchement, je ne sais pas si nous devons changer d'approche. Ce que je sais, c'est que les gens ne changent pas. Il est possible que le fait de rouler comme Marc l'a fait avant fonctionnait, et qu'il faille l'adapter désormais, mais nous parlons aussi de quelque chose qui a mal tourné. Si ça s'était bien passé, la question serait très différente."

Concernant la date précise du retour de Marc Marquez, elle n'est pas encore définie, mais le clan Honda se montre maintenant plutôt optimiste. "On connaît tous le problème des os, quand il y a une fracture, on met une plaque et on peut courir", rappelle Alberto Puig. "La question de la vision est très complexe et on ne peut pas avoir de date de retour exacte. Avec la référence de l'année dernière, nous avions très peur à Mandalika, mais désormais la progression est très rapide. Je ne peux pas dire qu'il reviendra à Austin, mais la récupération est très rapide."

Évoquant plus précisément la santé de son pilote, Alberto Puig contredit également en partie la version officielle selon laquelle Marc Márquez avait commencé à souffrir de nouveau de diplopie pendant le vol pour quitter l'Indonésie.

"Il n'a pas fait la course à cause de son problème de vue", assure-t-il. "S'il n'avait pas eu ce problème, et malgré les chutes qu'il avait subies ce week-end-là, nous pensons qu'il aurait été en tête de la course, à la lutte pour la victoire. C'était sur le mouillé et il y avait une inconnue, mais sur le sec, nous savons qu'il aurait été en tête."

"Après tout ce que Marc a traversé, personne n'a fait ce qu'il a fait. Quand un pilote a peur, c'est fini, et Marc n'a jamais peur, ni après les chutes qu'il a subies, ni après les blessures. Il n'a pas atteint cette zone de peur."

Avec Germán Garcia Casanova

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