Marc Márquez : "Les sept meilleurs tours de l'année"

Pour la troisième fois consécutive, Marc Márquez a abandonné à cause d'une chute à Barcelone, mais il veut surtout retenir le bon rythme imprimé lors des premiers tours.

Marc Márquez : "Les sept meilleurs tours de l'année"

Le Grand Prix de Catalogne de Marc Márquez a duré moins de huit tours mais lui a permis de s'inviter dans la lutte avec le groupe de tête. Parti 13e, le #93 est immédiatement remonté à la neuvième position et a continué sa progression jusqu'à la sixième place, avant de montrer des limites pour tenir le rythme des pilotes qui le devançaient. Après avoir glissé à la septième place, il est parti à la faute au virage 10 et sa course s'est arrêtée là.

Cet abandon est le troisième consécutif pour Márquez, après les deux chutes sous la pluie du Mans, des conditions qui lui permettaient d'être très performant, et le contact avec Brad Binder en début d'épreuve au Mugello, également à l'origine d'une chute. L'Espagnol assume de devoir prendre des risques pour compenser son manque de condition physique et le déficit de performance de sa Honda mais plus que l'abandon, il veut retenir les bonnes performances affichées lors des premiers tours à Barcelone.

"J'ai pris du plaisir, j'ai poussé, j'étais Marc et pour moi il s'agissait des sept meilleurs tours de l'année", estime Márquez. "Je roulais comme je le voulais et sur la grille je me suis dit 'Aujourd'hui, il faut prendre des risques'. Peu importe où nous sommes ni d'où je viens, je me fiche de ce que les gens peuvent dire et je crois que c'était la journée pour prendre un risque car [...] rouler pour la 12e ou la 14e place, ce n'est pas moi. C'est tout simplement ce que j'ai fait."

"Comme vous l'avez vu, j'ai poussé au début, j'ai fait quelques dépassements et j'ai pris du plaisir. Et puis, dès que tout le monde était à son rythme, nous n'étions pas au niveau mais je sais que c'étaient trois ou quatre tours critiques, c'est à ce moment-là que les autres ont roulé dans la fenêtre basse des 1'40. Ce n'était pas mon rythme mais je me suis dit 'OK, si je les suis sur ces trois tours, alors je pourrai être toute la course avec eux'. Mais j'ai pris trop de risques dans ces trois tours."

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"J'étais derrière Aleix [Espargaró] et je perdais beaucoup dans le deuxième secteur, à l'accélération des virages 3, 4 et 5 et encore un peu plus à l'accélération au virage 9, puis j'ai essayé de récupérer [du temps] sur les freins. Je n’ai pas fait un énorme freinage car Viñales était derrière moi et freinait encore plus tard que moi mais il pouvait s'arrêter et pas moi. Donc j’ai juste bloqué l'avant et je suis tombé. Bien sûr, je ne suis pas content du résultat mais je suis content du rythme que j'ai eu dans ces sept tours. Je préfère faire sept bons tours et ne pas finir la course que me contenter de rester sur la moto."

Márquez compte sur le test post-course pour progresser

Les pilotes du team Repsol Honda ont une nouvelle fois évoqué les difficultés de leur moto ce week-end, Márquez estimant qu'il aurait du mal à gagner même s'il avait retrouvé son meilleur niveau physique, tandis qu'Espargaró a attribué sa chute en qualifications à la nécessité de prendre de gros risques pour faire un bon chrono, avant de tomber à nouveau en course. La principale faiblesse de la RC213V réside dans sa difficulté à trouver l'adhérence dans les phases les plus cruciales du freinage et de l'accélération.

"C'est facile à dire mais difficile à faire, il faut trouver exactement comment progresser. Mais c'est vrai qu'on a un problème : on n'arrive pas à avoir le grip à l’accélération et à l'entrée [de virage] on ne peut pas arrêter la moto car on n'a pas non plus le grip à l'arrière. Ce sont deux problèmes différents et dans deux domaines différents mais je pense que la solution ira dans la même direction."

"Nous freinons tard mais quand il y a un freinage dans un virage incliné, il se passe ce qu'on a vu pour Pol et moi [en course]. Il faut comprendre comment s'arrêter sans tomber. C'est simple. Mais ensuite, on perd aussi beaucoup de temps à l'accélération parce que nous n'avons pas d'adhérence et quand on a un déficit dans ce domaine, on perd aussi du temps en ligne droite. Toutes ces choses compliquent la situation dans une course."

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Les équipes du MotoGP sont restées à Barcelone ce lundi pour une journée d'essais. Diminué physiquement, Márquez s'était contenté de quelques tours lors du précédent test post-course, à Jerez, mais il devrait être en mesure de rouler au moins dans la matinée cette fois, dans une séance très importante pour tenter d'apporter des solutions aux problèmes actuels de Honda.

"À Jerez il y avait tout : j'ai eu une très grosse chute le samedi puis ma condition physique était pire que maintenant. Et c'est aussi étrange parce que j’ai fait l’inverse dans ces deux dernières courses : je ne suis pas tombé lors des essais mais ensuite, en course, j’ai pris plus de risques et je ne connaissais pas les limites, mais c'est une stratégie. C'est vrai que ça ne fonctionne pas pour le moment mais on va verra à plus long terme."

"À part ça, un autre élément est que nous n'avons fait que sept ou huit tours [au GP de Catalogne] et ma condition physique sera peut-être un problème dans l’après-midi [ce lundi], mais je pourrai faire des essais normalement dans la matinée. On aura des choses importantes et c'est vrai que pour nous, c'est plus important que [la course]. Nous en avons parlé [avec l’équipe] et nous avons dit : 'Nous avons la course mais [lundi] sera important'. Nous avons des choses à tester et à comprendre sur la moto. Nous n'allons pas gagner une demi-seconde mais nous avons des choses à comprendre pour la suite."

Avec Chloé Millois

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