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Marc Márquez fin stratège : Une course "super intelligente"

Marc Márquez ne se fait pas prier pour rappeler qu'il ne partait pas favori à Losail et que sa victoire du Grand Prix et de la course sprint n'en a que plus de valeur. Fin stratège, l'Espagnol a encore donné une leçon à ses adversaires.

Marc Marquez, Ducati Team

Photo de : Karim Jaafar - AFP - Getty Images

La boulette d'Austin est vite oubliée, car voici que Marc Márquez réalise un carton plein au GP du Qatar, son troisième cette saison. L'Espagnol, qui se savait favorisé sur les trois premières pistes, décroche ce qui est sa première victoire à Losail en 11 ans, après n'avoir eu de cesse de souligner ces derniers jours qu'il n'en attendait pas tant.

Pecco Bagnaia semblait bien parti, vendredi, avant de commettre une erreur lourde de conséquences en qualifications, et voilà qu'une voie royale s'est ouverte devant son coéquipier. La course de ce dimanche, riche en rebondissements, a semblé mettre le #93 face à une adversité très riche, mais c'est en fin stratège à nouveau qu'il a tiré son épingle du jeu.

Pour parvenir à ses fins, Márquez s'est employé à gérer son pneu avant. Derrière Franco Morbidelli qui a mené une moitié de course sans l'inquiéter aucunement, puis derrière un surprenant Maverick Viñales qui ne s'est pas soucié de sa propre pression pneumatique et en a finalement payé le prix cher, le pilote Ducati a attendu son moment en préservant sa gomme pour donner le coup de collier décisif à la fin. Imparable !

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Marc, tu réalises un week-end parfait, alors que pensais qu'Álex et Pecco seraient les hommes à battre et qu'il faudrait défendre. Peut-on dire qu'il s'agit de ton meilleur week-end à ce stade de la saison ?

Je suis très heureux, d'autant que c'est à mes yeux le week-end le plus important de la saison. La Thaïlande, l'Argentine et Austin étaient de bons circuits pour moi mais ici, c'était le premier circuit où je pensais que j'allais peut-être avoir un peu de mal. Je savais que Pecco, Álex, Di Giannantonio et d'autres étaient très rapides ici. J'ai beaucoup travaillé pendant le week-end, j'ai progressé dans les virages rapides à droite, ce qui était très important.

Revenir au sommet du championnat est important aussi, mais c'est surtout la manière dont on a géré la course aujourd'hui qui a été super intelligente, et puis le fait d'avoir la vitesse. J'ai appliqué cette stratégie parce que je n'aurais pas survécu à 22 tours en poussant sur l'avant comme je l'ai fait, donc j'ai attaqué seulement dans les cinq derniers tours.

VIDÉO - RÉSUMÉ : Les meilleurs moments du GP du Qatar

Je savais qu'en faisant cela, Pecco allait peut-être remonter. Morbidelli s'échappait mais je m'en fichais, je contrôlais juste mon pneu avant. C'est lui qui faisait que je n'arrivais pas à piloter à ma limite car j'ai un style qui fait que je pousse beaucoup sur l'avant et on a beaucoup de mal sur cette piste.

Ensuite, j'ai juste attendu et, quand Pecco m'a dépassé, je me suis dit que la course commençait désormais et que j'allais me mettre à pousser plus fort. Dans les sept derniers tours, après avoir dépassé Viñales, j'ai juste augmenté un peu plus les freinages, la poussée sur l'avant, le turning et j'ai essayé de plus utiliser le pneu avant. C'est là que j'ai fait un step.

Au départ, tu as subi un contact avec Álex : que s'est-il passé ?

Franchement, c'était plus ma faute que la sienne parce que j'ai ouvert les gaz dans le premier virage, j'ai glissé et je les ai coupés. C'est pour ça que Morbidelli m'a dépassé et qu'Álex m'a heurté. Il ne s'attendait pas à ce mouvement, c'est normal. Heureusement, on est tous les deux resté sur la moto et on a continué notre course.

 

Ton aéro a été endommagé dans l'incident : est-ce que ça a changé le comportement de la moto ?

Non, je n'ai perdu qu'une des ailettes les plus petites du dosseret de selle, alors je n'ai rien senti.

Par la suite, étais-tu toujours sous contrôle quand Viñales a pris la tête ?

Quand j'ai vu une KTM passer à l'intérieur dans le virage 1, j'ai pensé que c'était Acosta… mais non ! C'était Maverick ! Sa performance a été incroyable, il a vraiment bien piloté avec de gros points forts. Il faut qu'on en parle avec l'équipe, qu'on continue à s'améliorer. En tout cas, dans les derniers tours, j'étais là.

Tu réalises un nouveau carton plein : c'est un bon signe sur une piste qui t'a mis en difficulté par le passé ?

C'est pour ça que c'est le week-end le plus important parce qu'en Thaïlande j'étais rapide mais c'est un circuit qui me plaît, en Argentine OK, à Austin aussi j'étais rapide et j'ai fait une grosse erreur mais ici, c'est un circuit sur lequel j'ai eu du mal et être à ce niveau ça veut dire beaucoup. Je veux adresser un grand merci à l'équipe, ils apportent toujours quelque chose. Ce week-end, on a progressé dans les virages à droite et ça me permet de respirer parce qu'on se rend maintenant sur des circuits qui ont beaucoup de virages à droite…

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