Son podium à Assen est arrivé plus tôt que l'espérait Bezzecchi

Meilleur rookie cette saison, Marco Bezzecchi peut aisément citer son moment favori après sa première année dans la catégorie MotoGP : il s'agit de sa deuxième place aux Pays-Bas. Or, même s'il était confiant dans son potentiel, ce podium est arrivé plus tôt que ce qu'il avait imaginé.

Son podium à Assen est arrivé plus tôt que l'espérait Bezzecchi
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Parmi les cinq débutants dans la classe MotoGP cette année, Marco Bezzecchi s'est aisément démarqué. Quatorzième au tableau d'honneur global, il a marqué 87 points de plus que le second meilleur rookie, Fabio Di Giannantonio, lui aussi doté d'une Ducati GP21. Une récompense à laquelle il aspirait et dont il a été assuré en avance.

Il faut dire qu'en 2017 en Moto3 puis en 2019 en Moto2, Bezzecchi avait loupé le coche. Cette fois, il a parfaitement su profiter d'une machine supérieure à celle du binôme Gardner-Fernández qui, sur le papier, était pourtant le plus menaçant à l'entame du championnat, et il a également brillé par une adaptation rapide lui ayant permis de réaliser des courses intelligentes.

"Je ne m'attendais pas à gagner le titre de Rookie de l'année à deux courses de la fin", admet cependant le pilote VR46, qui a fêté sa victoire dans ce petit groupe en Australie. Et au vu de l'avance prise, il avait déjà eu une première opportunité d'y parvenir lors du Grand Prix précédent, en Thaïlande, seulement sa pole position là-bas avait été suivie par une course compliquée.

"Le titre de Rookie de l'année a été un objectif dès le départ, mais sans trop de pression. J'y tenais parce que c'était ma dernière possibilité d'obtenir cette reconnaissance après l'avoir manquée en Moto3 et en Moto2. C'était ma dernière chance !" souligne le pilote italien, heureux donc d'avoir coché la case pour s'adjuger le prix qui porte le nom de Marco Simoncelli.

Marco Bezzecchi a reçu le prix de Rookie de l'année des mains de Paolo Simoncelli

Marco Bezzecchi a reçu le prix de Rookie de l'année des mains de Paolo Simoncelli

Mais au-delà même de cette récompense, Bezzecchi regarde avec satisfaction ses performances globales de la saison, lui qui a atteint les points 14 fois et n'a abandonné qu'à trois reprises. "Quand j'y pense, quelle saison de rookie en MotoGP ! Un podium, une pole position, de nombreuses entrées dans le top 10… Pas mal pour une catégorie qui m'a fait rêver depuis l'enfance et que j'avais l'habitude de regarder à la télévision", pointe-t-il, lui qui a couru cinq ans dans les autres catégories avant d'arriver en MotoGP.

Qualifié en première ligne dès le Grand Prix d'Italie, le pilote VR46 s'est surtout fait remarquer à la mi-saison, lorsqu'il a fait main basse sur la deuxième place à Assen, après avoir menacé jusqu'au bout le vainqueur, son collègue Pecco Bagnaia. Si sa performance ce jour-là a pu créer la surprise, il admet qu'il ne s'attendait pas lui-même à être à pareille fête avant la pause estivale.

"Pour moi-même, ça l'a été un petit peu au départ, mais je savais cependant que je pourrais faire de bonnes choses. Je ne m'attendais surtout pas à la course d'Assen. Elle a été un peu inattendue dans le sens où c'est arrivé très vite mais mon objectif était de faire un podium, j'aurais tout donné pour le faire et je savais que je pouvais y arriver. Mais ça a été une belle surprise de le faire si tôt."

"Quelque chose s'est enclenché à Assen", observe-t-il. "À partir de ce moment-là, j'ai commencé à pousser encore plus pour pouvoir vivre d'autres journées comme celle-là avec toute l'équipe." Une équipe qui manquait elle aussi d'expérience dans la catégorie MotoGP, pourtant Bezzecchi l'assure, c'est elle qui constitue son "secret" : "Le team m'a impressionné parce qu'ils ont grandi en très peu de temps, à une vitesse incroyable. C'est là qu'est notre secret : ils ont passé le cap avant moi, et ils ont pu m'apporter le soutien et la moto dont j'avais besoin."

N'ayant abandonné que trois fois au cours de la saison, Bezzecchi n'a pas grand-chose à se reprocher, pourtant il sait qu'il peut encore rectifier quelques détails pour chercher à se perfectionner. "Il y a toujours un peu de négatif car on commet des erreurs qu'on ne voudrait pas faire mais comme ce n'est que la première saison je les regarde aussi avec un œil différent, dans le sens où j'essaye toujours de tirer le positif, même quand je fais des erreurs. S'agissant de la première année, si on se trompe on n'a pas tellement de choses à se reprocher, et si on le fait une deuxième fois, oui ça énerve mais c'est aussi un peu normal. Il faut prendre des automatismes et ça prend un peu de temps. Mais je dirais qu'il y a beaucoup plus de positif : 99% de positif et peut-être 1% de négatif."

"Le bilan de cette 2022 est assurément positif", conclut le pilote italien, qui a marqué autant de points que le meilleur rookie précédent, Jorge Martín en 2021, malgré cinq places de moins au championnat, signe du niveau toujours plus élevé de la catégorie. "En tant qu'équipe, on a grandi et fait un grand pas en avant dans le courant de la saison. On a terminé de la meilleure façon possible, on était vraiment compétitifs sur la fin et on a obtenu des résultats très solides."

Avec Charlotte Guerdoux

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