Márquez : "Je n'ai pas changé ma stratégie" après la chute de Viñales

Le vainqueur du Grand Prix disputé à Austin dimanche assure que l'abandon prématuré de celui qui aurait pu lui contester la victoire n'a pas modifié sa course.

Marc Márquez a signé dimanche son premier succès de la saison, mettant fin à la série victorieuse de Maverick Viñales, qui a pour sa part enregistré son premier abandon. Lorsque son rival est parti à la faute, le pilote Honda se trouvait devant lui, déjà parti en chasse de Dani Pedrosa qui avait pris les rênes à l'extinction des feux. Il finira par déposséder son coéquipier de la place de leader et partir sans demander son reste jusqu'à compter près de cinq secondes d'avance, avant de finir par s'imposer pour la première fois de l'année.

L'Espagnol assure que la chute du pilote Yamaha, dans le deuxième tour de ce Grand Prix des Amériques, n'a en rien modifié son approche de la course. "Mon team me l'a indiqué sur le panneau, mais je l'ai vu aussi sur le grand écran, j'ai vu le replay. Ça n'a pas changé mes plans pendant la course. Je n'avais pas beaucoup de plans, j'en avais un : essayer de comprendre la situation, de comprendre la course", explique-t-il, lui qui ne comptabilisait que 13 points au championnat, contre 50 pour son rival, avant le round texan.

"La faute de l'Argentine, c'était une grosse faute et je ne veux pas rééditer cela. C'est important", assure le pilote Honda, qui avait mis un point d'honneur à inverser la tendance sur l'un de ses circuits fétiches. "On arrive de l'Argentine, où j'ai fait une faute, et il était important de revenir en force et de gagner, ou au minimum d'être sur le podium, avant les courses européennes. On l'a fait de la meilleure des façons."

Ce n'est que partie remise

Rapidement débarrassé de celui qui avait dominé le début du championnat, Marc Márquez a suivi sa stratégie à la lettre, et aussi évité une confrontation qui aurait pu rendre l'issue beaucoup plus incertaine. Malgré toute la confiance qu'il affichait dimanche soir, le roi d'Austin sait cependant que son chemin et celui de Viñales se croiseront tôt ou tard.

"Après avoir choisi de monter le pneu avant dur, je n'avais qu'une stratégie : attendre au début, bien comprendre le pneu avant et attaquer du milieu de la course jusqu'à la fin. En tout cas, je n'ai pas changé ma stratégie. Peut-être que si Viñales avait été là, j'aurais dû attaquer plus dans la dernière partie, parce qu'en milieu de course je me suis creusé une large avance et j'ai ensuite essayé de gérer mes pneus", suggère-t-il.

"Si Maverick avait été là, ça aurait peut-être pu être plus difficile – ou peut-être pas parce que Valentino [Rossi] est parfois plus rapide que lui. En tout cas, une bagarre contre Maverick cela arrivera tôt ou tard. Durant ces premières courses, je n'étais pas là, mon niveau était très loin. Le MotoGP a besoin d'un dernier tour excitant, mais ça arrivera… Vous prendrez du plaisir et, nous, on souffrira !" sourit-il à l'attention des journalistes.

Absent du podium depuis l'ouverture du championnat et, plus généralement, absent de sa plus haute marche depuis qu'il a fêté son titre en octobre dernier, Marc Márquez avait-il la pression du résultat alors qu'il courait le week-end dernier sur un circuit où il est invaincu ? "C'était un week-end important. Bien sûr, je ressentais cette pression, mais d'un autre côté je sentais la confiance que peut procurer un bon circuit. Quand vous savez que le circuit est bon pour votre style de pilotage, alors si vous avez des soucis avec la moto, vous pouvez un peu gérer cela", explique-t-il.

"J'ai pu bien piloter dès les EL1. Franchement, vendredi je pensais que ce serait plus difficile mais samedi on a réalisé un gros changement sur la moto. C'était une autre moto, un autre feeling, et ensuite je me suis dit 'OK, c'est le moment'. La pression était là, surtout en début de course, c'était difficile à gérer. Mais je suis content, parce qu'au final j'ai bien géré", se félicite le triple Champion du monde.

Après cette troisième des 18 manches de la saison, Marc Márquez est donc remonté à la troisième place du championnat, à 12 longueurs de Viñales et 18 du nouveau leader, Valentino Rossi. "Après l'Argentine, j'ai entendu des commentaires qui disaient : 'Il est hors-jeu au championnat, il est trop loin', mais maintenant on est de retour. Le championnat est très long", rappelle-t-il.

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