Márquez avoue "une grosse faute", sans avoir dépassé sa limite

La série victorieuse de Marc Márquez aux États-Unis a pris fin aujourd'hui à Austin, sur une chute dont il assume la responsabilité.

Márquez avoue "une grosse faute", sans avoir dépassé sa limite
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"Ce furent six années géniales, mais aujourd'hui j'ai fait une grosse faute." Voici comment Marc Márquez a entamé son point presse, ce dimanche après-midi à Austin, après une course qu'il a dominée depuis sa première édition mais où il est aujourd'hui descendu de son piédestal.

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Le pilote espagnol est ici en terrain conquis, on l'a dit et répété : y avoir remporté toutes les qualifications et toutes les courses depuis la première édition, en 2013, est tout de même une statistique loin d'être anodine. Mais il fallait sans doute que cette série prenne fin un jour et c'est seul, en tombant dans le neuvième tour alors qu'il dominait l'épreuve, que Márquez en sonné le coup d'arrêt.

"Je suis arrivé, j'ai freiné trois mètres plus tard – à 300 km/h, trois mètres ça n'est rien – et j'étais 2 km/h plus lent que pendant mon tour le plus rapide en course, mais avec plus d'inclinaison et un peu moins de pression sur les freins", décrit-il au sujet du passage dans le virage 12 qui l'a vu partir à la faute.

Et lorsqu'il lui est demandé d'en dire plus sur le type d'erreur qu'il a commis, Márquez ne s'épanche pas : "Sur les données, c'était très similaire par rapport à mon tour le plus rapide et à un autre. Mais c'est un point de freinage très long et c'est parfois difficile à comprendre. En tout cas, l'erreur en gros c'est que je suis tombé ! Mais je n'ai rien fait de stupide. Parfois, je dis que j'étais au-delà de ma limite, mais cette fois j'étais dans ma limite. Je roulais sur un très bon rythme, j'étais très doux, j'essayais d'épargner mon pneu avant."

"Je n'ai eu aucune alerte pendant toute la course. Il est vrai que le week-end a été étrange et je n'ai pas pu travailler de la meilleure façon, comme personne. Mais en tout cas je n'ai eu aucune alerte et j'étais en train de rouler d'une très bonne manière, plus ou moins comme en Argentine", poursuit-il. "Hier on a eu de petits problèmes, mais on les a réglés ce matin au warm-up et c'est la raison pour laquelle en course j'avais un très bon rythme. Je n'ai attaqué qu'au début pour atteindre la fenêtre basse des 2'04, mais ensuite quand j'ai vu mon avance j'ai ralenti, pour me maintenir au milieu des 2'04, parce que pour moi c'était un bon rythme, j'y étais à l'aise."

"La vie continue"

Marc Marquez, Repsol Honda Team bike

Pour celui qui a gagné chacune des 12 dernières courses dont il avait pris le départ aux États-Unis, une série entamée alors qu'il courait en Moto2, cette chute a tout de même une saveur – amère – très particulière. "C'est un circuit sur lequel j'étais compétitif, j'étais premier, j'avais 3"5 d'avance. C'est une erreur qui m'ennuie, c'est logique. C'est le cas de toutes les erreurs, mais celle-ci un peu plus", reconnaît-il, avant de se focaliser tout de suite sur le positif à retenir de cette course.

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"C'était de ma faute, mais d'un autre côté, quand on est en tête de la course ça n'est pas une erreur aussi grosse que quand on se bat, par exemple, pour la cinquième place", ajoute le pilote Honda, qui rétrograde à la quatrième place du championnat. "Le positif c'est qu'on n'est qu'à neuf points du leader, mais il est vrai qu'aujourd'hui on a fait une erreur qui peut arriver. On est des humains. Le plus important, c'est d'en apprendre et de comprendre et essayer d'être plus forts à Jerez."

"La vie continue", assure Marc Márquez. "Le plus important, c'est ce que j'ai dit : j'ai le sentiment que cette année on a un bon package, un très bon niveau et, ne vous inquiétez pas, il reste 16 courses et il y aura d'autres erreurs, peut-être de ma part ou de la part des autres, parce que le championnat est très long."

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