Márquez : Lorenzo, "il faut l'arrêter le plus tôt possible"

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Márquez : Lorenzo,
Par : Léna Buffa
Co-auteur: Guillaume Navarro
20 juin 2018 à 18:11

Le pilote Honda a beau se trouver mathématiquement dans une situation plutôt confortable au championnat, rien n'est encore acquis et la montée en puissance de son futur coéquipier ne lui est pas indifférente.

Podium : Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Podium : Marc Marquez, Repsol Honda Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Jorge Lorenzo, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Jorge Lorenzo, Ducati Team

Malgré les deux récentes victoires de Jorge Lorenzo, Marc Márquez, leader du championnat, reste serein. Depuis l'entame de cette saison, le tenant du titre a enchaîné trois victoires (Austin, Jerez, Le Mans), obtenu deux deuxièmes places (Losail, Barcelone) et encaissé deux scores vierges, l’un au terme de la course rocambolesque en Argentine et l'autre avec sa chute en Italie, rare faux-pas qu'il ait pu commettre un dimanche après-midi.

Avec à ce jour 115 points au compteur, le pilote Honda est bien mieux loti que l'an dernier à pareille époque (88), mais encore loin d'être à l'abri – il suffit de penser que Maverick Viñales affichait un score de 111 points il y a un an pour se rappeler que rien n'est gagné lorsque moins d'une demi-saison a été disputée.

Techniquement, Márquez a de quoi être plutôt optimiste. La pression était selon lui plus importante la saison dernière, quand plus de questions se posaient au sujet de sa moto. Même si la Honda n’est pas dominatrice sur tous types de circuits, sa constance permet au funambule d’envisager les courses de la première moitié de saison avec plus de sérénité que l’an passé.

"Oui, bien sûr, je préfère cette situation à celle de l’an dernier", confirme-t-il. "Le plus important est comment je me sens avec la moto. C’est un peu comme la seconde moitié de la saison dernière : quand on a des soucis, je peux tout de même finir sur le podium et quand je me sens bien, je peux jouer la victoire."

Entre confiance et prudence

Reste à savoir désormais d’où viendra la menace principale au championnat... et les paris sont loin d'être aisés. "C’est comme si à partir du moment où on dit un nom, ça devient le contraire !" note-t-il au moment d’évoquer les difficultés récentes rencontrées par Dovizioso. "C’est étrange, car Dovi a été tellement constant au cours de sa carrière, c’est incroyable. Et sur les quatre dernières courses, il a chuté trois fois : c’est inhabituel, mais il a une bonne vitesse."

Étrangement, le nom que personne n'aurait osé citer parmi les favoris il y a encore deux mois vient de se rappeler au bon souvenir de tous en engrangeant 50 points en deux semaines. "Jorge [Lorenzo] a l’air plus fort actuellement et il faudra voir comment ça se passe sur d’autres types de pistes, car Montmeló et le Mugello sont des pistes similaires, fluides. Yamaha est là aussi : ils sont réguliers. Mais comme je l’ai dit, je me sens bien pour attaquer sur certains circuits et assurer sur d’autres…" rassure Márquez.

"Lorenzo est sur une bonne lancée, il faut l'arrêter le plus tôt possible", prévient-il, avant deux rendez-vous qui pourraient porter un coup d'arrêt à la progression du pilote Ducati, Assen et le Sachsenring. "Ce sont deux circuits très similaires, entre lignes droites et accélérations. Ce qui est important, c'est que je ne sois pas tombé et que j'aie terminé deuxième, c'est un bon résultat."

Leader avec 27 points d'avance sur Valentino Rossi, deuxième, et 49 sur le trio Lorenzo-Dovizioso-Iannone qui occupent les septième, huitième et neuvième places, le pilote Honda est sur ses gardes. "Quand on regarde le championnat, bien sûr, on aimerait que tout le monde soit plus lent", sourit-il. "Il reste beaucoup de courses et cela signifie que tout peut arriver, alors même Jorge qui se trouve maintenant à 49 points, ou Dovizioso, ils sont dans la bataille. La bonne chose pour eux c'est que, certes ils sont loin de moi et je suis en tête, mais ils sont proches du second. Une faute comme celle que j'ai faite au Mugello ou comme celle de Dovi [à Barcelone] peut arriver à chaque fois, parce qu'on roule assez vite."

Avec Germán Garcia Casanova

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Auteur Léna Buffa
Type d'article Actualités