Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Márquez - Nous perdons à l’accélération

Fort d’une performance de premier plan sur les deux Grands Prix précédents, le leader du Championnat du monde continue sur sa lancée. Sur sa Honda RCV, Marc Márquez doit cependant cravacher ferme.

Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Dani Pedrosa, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Dani Pedrosa, Repsol Honda Team

Certains l’attendaient, d’autres le redoutaient, mais le circuit de Jerez ne laisse jamais les pilotes indifférents. Encore moins les Espagnols, pas plus que l’enfant prodige du MotoGP, Marc Márquez.

Déjà en difficulté en 2015 avec une machine lui ayant posé de nombreux soucis sur l’ensemble de la saison et des pneumatiques Bridgestone, Márquez confirme malgré lui des sensations identiques sur cette première journée du Grand Prix d’Espagne.

C’est véritablement au pilotage que le chef de file Honda s’est calé dans le sillage d’une Yamaha parfaite, notamment sur les points qui caractérisent le tracé andalou.

Bien placé à l’issue de cette première journée, le numéro 93 ne cache pas l’ensemble des problèmes qui ont émaillé les deux séances avec comme objectif la journée de demain.

"Le problème est certainement lié au fait que nous perdons sur l’accélération, et nous essayons de freiner trop tard parfois", relate Marc Márquez. "Il faut donc ajuster le point de freinage, changer quelque peu son style de pilotage et tenter de faire glisser la roue arrière mais pas trop, sinon on élargit la trajectoire. J’essaye de m’ajuster avec mon corps, et si je freine fort et assez tard en ligne, je risque de perdre l’avant."

En retrait sur cette première étape européenne, le pilote Honda ne concède néanmoins que quelques dixièmes sur Lorenzo, mais à Jerez la course est longue et préparer les 27 tours s’annonce comme une rude tâche pour le HRC.

"Le type de tracé de Jerez ne nous facilite pas les choses, la piste est plus étroite", continue Márquez. "Il est possible de changer de ligne mais pas autant que cela. Je suis encore avec mon style de 2015 et je dois l’ajuster et le changer légèrement, les freinages trop forts ne conviennent pas aux Michelin. La base que nous avions au Qatar, en Argentine et à Austin n’est pas la meilleure ici, nous nous en somme rendus compte ce matin."

Les ailerons, avantage ou inconvénient ?

Honda n’a pas tardé à suivre la voie ailée tracée par Ducati puis Yamaha afin d’en tirer le bénéfice. Et cette journée de vendredi fut également l’occasion de découvrir un design plus proche des moustaches utilisées par Lorenzo et Rossi, avec un gain encore à confirmer.

"Rien sur les données ne nous permet de dire s’il y a un plus ou non avec ce modèle. Je vais certainement continuer à les tester, ou peut-être repasser à la version plus courte demain. Probablement que cela apporte plus de stabilité au freinage, mais nous devons nous méfier car parfois ça pousse trop la moto vers l’avant dans les virages, et cela a tendance à surchauffer le pneu avant."

Délicate, telle est l’adjectif qui semble correspondre à cette Honda RCV qui relègue tout de même son coéquipier Dani Pedrosa à une seconde pleine. Difficile de savoir à ce stade s’il reste une marge de progression au clan Honda face aux Yamaha qui, sur le papier, semblent mieux armées pour monter en puissance au long du week-end. L’occasion pour Márquez de démontrer à nouveau l’étendue de son talent et des ses ressources. À suivre dès demain matin au cours de la 3e séance d’essais libres.

Article précédent Interview - Pour réussir avec Ducati, Lorenzo doit rester concentré
Article suivant Lorenzo - "Je suis plutôt rapide"

Meilleurs commentaires

Dernières actus