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Márquez prudent avant de retrouver sa piste fétiche

S'il n'a plus du tout de soucis physiques, Marc Márquez affirme n'avoir aucune certitude de pouvoir gagner au Sachsenring, piste qui a contribué à écrire sa légende.

Marc Marquez, Gresini Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Le passage par le Mugello a mis les organismes à rude épreuve sur la grille MotoGP. Plusieurs pilotes ont éprouvé des douleurs, allant jusqu'à évoquer les symptômes d'un syndrome des loges. À une typologie de piste physique s'ajoutent des motos de plus en plus éprouvantes à manier, bardées d'aéro et avec plus d'appui que jamais.

Il y en a un qui avait pourtant le sourire : c'est Marc Márquez. Car deux ans après l'opération de la dernière chance sur son épaule, qui s'était décidée justement en marge de ce Grand Prix, l'Espagnol est désormais totalement sorti d'affaire et a dépassé les séquelles qui l'ont longtemps accompagné sur son bras droit gravement fracturé en 2019.

"C'est bien parce que pendant la parade des pilotes [au Mugello], j'ai appris que la plupart des pilotes se plaignaient", souriait-il en Italie. "Mon frère se plaignait mais il n'était pas le seul, les autres aussi. C'est l'un des circuits les plus physiques du calendrier et mon bras droit marche à la perfection donc je suis super content !"

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"C'est une question de temps. Quand j'ai débuté la saison, j'ai dit que c'était une question de temps avant que je trouve la confiance, avec mon corps, avec mes muscles. C'était une question de temps pour ne pas avoir de blessures et continuer à rouler. L'an dernier, je me suis cassé une côte, je me suis cassé un pouce, déchiré des ligaments, j'ai eu beaucoup de blessures. Maintenant, on continue comme ça et j'espère avoir la même mentalité et les mêmes sensations dans les prochaines courses", soulignait alors Márquez.

Inévitablement, quand on voit un Marc Márquez en forme physiquement, et qui plus est compétitif en piste, on ne peut s'empêcher de penser à un rendez-vous très particulier pour lui et qui approche : celui du GP d'Allemagne. Le Sachsenring fait partie des pistes fétiches dans sa carrière, avec Austin et Aragón, des circuits sur lesquels il a brillé, voire écrasé la concurrence.

Le GP d'Allemagne, il l'a remporté dès 2010 dans la catégorie 125cc, puis chaque année jusqu'en 2021. S'il a dû manquer l'épreuve en 2022, précisément à cause de cette quatrième opération du bras, Márquez était de retour l'an dernier pour une édition qui allait tourner au cauchemar. Au guidon d'une Honda plus rétive que jamais, il avait alors cumulé les chutes, sans parvenir à se montrer compétitif, et avait fini par déclarer forfait le dimanche matin, la mort dans l'âme.

Marc Marquez a longtemps été dans son jardin au Sachsenring.

Marc Márquez a longtemps été dans son jardin au Sachsenring.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Sachant à quel point sa situation est aujourd'hui différente de ce qu'elle était il y a un an, peut-il espérer gagner dans deux semaines lorsqu'il retrouvera le Sachsenring, cette fois avec la Ducati ? "Une chose que j'ai apprise avec la Ducati, qui est différente [de la Honda], c'est que je ne peux pas arriver sur un circuit avec de grosses attentes ou de faibles attentes. Je dois juste comprendre où j'en suis le vendredi", a prévenu le pilote espagnol avec la plus grande prudence.

"[Au Mugello], je m'attendais à beaucoup souffrir et en fait, j'étais dans le coup. À Montmeló, je m'attendais à souffrir encore plus et, OK, je suis parti en retrait parce que j'ai eu du mal le vendredi, mais en termes de rythme de course j'étais là. On verra, peut-être qu'au Sachsenring je ne serai pas en mesure de jouer la victoire. Je n'ai pas d'attentes. Si on a de grosses attentes... L'an dernier, je suis arrivé au Sachsenring [avec des attentes] et j'en suis reparti en ambulance, donc il faut être patient."

Patient, il essaye de l'être, néanmoins Márquez reconnaît lui-même que son adaptation à la moto est désormais terminée. "Je me sens super bien avec la moto. Je crois avoir déjà dit à Jerez que j'ai le sentiment de ne faire qu'un avec la moto", a-t-il encore souligné en quittant le Mugello, même si l'ancienneté de sa GP23 a semblé le placer en retrait par rapport aux Ducati de 2024.

"Il y a bien sûr des pistes sur lesquelles j'ai plus de mal, comme par exemple Le Mans et le Catalunya où j'ai eu beaucoup de mal le vendredi, mais au Mugello, j'ai été compétitif dès le début, vendredi. Il me reste encore de petites choses à comprendre, mais la manière dont elle se pilote et dont le rythme de course se fait, je l'ai déjà compris. Il ne reste que de petits détails à présent", voulait-il retenir malgré tout.

Avec Vincent Lalanne-Sicaud

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