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Revenu "dans le game", Márquez est prêt à se battre pour le titre

Marc Márquez est remonté à la quatrième place du championnat, mais il a surtout fait fondre son retard de manière très impressionnante en l'espace de deux Grands Prix. Il admet désormais que, oui, il a ses chances dans la course au titre.

Marc Marquez, Ducati Team

Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images

En l'espace de deux Grands Prix, Marc Márquez a repris 62 points à Marco Bezzecchi. Lui que l'on disait contraint à un exploit historique s'il voulait tenter de remporter le titre après s'être blessé au GP de France et avoir dû être à nouveau opéré du bras droit, le voici soudain redevenu très fringant dans la hiérarchie mondiale.

Cela doit beaucoup à la mauvaise passe de Bezzecchi, qui a été envoyé au tapis au départ du GP de Hongrie, avant de gâcher seul son week-end tchèque en tombant dans le sprint et en étant suspendu pour un mauvais comportement ce dimanche. Il n'empêche que donner une telle abondance de points à un ogre tel que Márquez ne peut que susciter son appétit…

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Lorsque le site officiel du MotoGP lui a demandé à sa descente du podium de Brno, où il venait de fêter sa deuxième victoire consécutive, s'il pouvait désormais admettre qu'il était bel et bien en lice pour le titre, Marc Márquez a fini par avouer : "Oui. Je ne peux pas dire le contraire."

Il s'en étonne toutefois, alors qu'il y a deux Grands Prix, il apparaissait à 102 points de Bezzecchi et qu'il est désormais revenu à 40 unités seulement. "Au Mugello j'étais complètement fichu, et surtout avant, quand j'étais à l'hôpital", juge-t-il. "J'avais manqué deux courses, au Mans et au Catalunya, alors au Mugello j'étais sur la moto, mais c'était fichu pour moi. Mais je ne sais pas pourquoi, maintenant je suis derrière les premiers à seulement 40 points !"

Il faudra que j'essaye de comprendre si au Sachsenring et après la pause estivale, on arrive à passer au mode attack.

"On est dans le game", a glissé le champion en titre quelques minutes plus tard en conférence de presse. Très vite, néanmoins, il a insisté sur la nécessité de ne pas s'emballer, particulièrement car le Grand Prix qui se profile, à Assen, ne figure pas parmi ses favoris. En revanche, la suite du calendrier l'intéresse particulièrement…

"Il faut que je garde mon calme, que je survive à Assen, surtout parce que c'est un circuit sur lequel j'ai du mal, même quand je suis en forme. Il faudra que j'y sois calme et que j'essaye de comprendre si au Sachsenring, et ensuite après la pause estivale, on arrive à passer au mode attack."

Une condition physique qui le limite encore

Pour le moment, Marc Márquez ne s'estime pas encore en parfaite condition physique. Il pourrait avoir besoin de quelques semaines supplémentaires pour retrouver tous ses atouts. Il s'appuie néanmoins sur d'autres forces à l'instar de son mental d'acier, qui s'est encore exprimé ce dimanche lorsqu'il a bâti sa course face à un Ai Ogura qu'il jugeait supérieur.

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Plus largement, c'est l'ensemble de ses week-ends que Márquez construit aujourd'hui d'une manière singulière afin de s'adapter à ses capacités du moment, en s'efforçant de se préserver le vendredi.

"Il est certain que maintenant, la manière dont j'aborde les week-ends est beaucoup plus exigeante mentalement que physiquement. Pourquoi ? Parce que le vendredi, c'est très difficile d'alterner trois tours au 'ralenti' et un tour à l'attaque. Se concentrer et prendre les repères [de cette manière], c'est très exigeant mentalement mais c'est la meilleure façon de faire pour que je me réveille le samedi en allant bien."

"Je ne sais pas ce que représentera 100% [de condition physique pour moi] à l'avenir, mais mon objectif est d'essayer d'atteindre ce nouveau 100% chaque samedi et chaque dimanche. Le vendredi, peu importe. Tout ce qui compte c'est d'être dans le top 10, de régler la moto et, ensuite, c'est le samedi qu'il faut passer un cap."

Marc Marquez, Ducati Team

Marc Márquez a repris 62 points en deux Grands Prix.

Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images

Quand pense-t-il pourvoir véritablement attaquer à nouveau ? "J'espère après la pause estivale. Évidemment, le Sachsenring est un circuit sur lequel j'aimerais commencer à attaquer. Mais après la pause estivale, j'espère - je ne peux pas dire que j'y crois mais je l'espère, et quand on espère quelque chose… Je vais essayer d'avoir une condition physique acceptable pour piloter comme je le veux."

"Aujourd'hui, dans la dernière partie de la course, la moto était capable d'aller plus vite, c'est juste que je n'étais pas capable de pousser à la limite", a souligné le vainqueur du jour.

 

On l'a également vu très éprouvé physiquement lorsqu'il a passé la ligne d'arrivée après ces 21 tours sous un soleil de plomb. "C'était juste une fatigue générale", a-t-il précisé. "Fort heureusement, je n'ai désormais plus d'engourdissement, ni de douleurs. J'ai juste un manque de force, de muscles, alors je compense avec une autre partie de mon corps. C'était donc une fatigue générale."

"Depuis que je suis revenu de blessure, ma fréquence cardiaque est plus élevée que jamais [en piste]. En revanche, à la maison, elle est plus basse que jamais, donc ça veut dire qu'en pilotant la moto je compense ce qui me manque dans mon bras droit avec autre chose."

Voilà pour le bilan que dresse un Marc Márquez transparent sur les limitations qui sont actuellement les siennes. Et il n'y a sans doute rien de plus cruel pour ses adversaires de le voir ainsi décrire ce qu'il nomme une "survie" alors qu'il vient d'enchaîner deux victoires. Treize Grands Prix restent à disputer, bien assez pour que ses 40 points de retard paraissent minimes.

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