Márquez se défend d'aider Lorenzo face à Rossi

Si qui que ce soit pouvait en douter - à commencer, peut-être, par Valentino Rossi - Marc Márquez a tenu à faire savoir qu'il n'avait pas tenté d'aider Jorge Lorenzo durant le Grand Prix d'Australie.

Car dès l'arrivée, dimanche dernier à Phillip Island, Rossi avait émis des doutes sur les commentaires de Márquez, qui disait que sa gestion de l'usure des pneus expliquait qu'il ait joué au yo-yo pendant la course. L'Italien a détaillé son point de vue ce jeudi à Sepang, en enrobant son discours d'un large sourire... Alors, second degré ou fond de vérité?

"J'ai beaucoup revu la course de Phillip Island et c'était très intéressant," a fait savoir Valentino Rossi. "Avant tout parce que c'était une superbe bagarre, avec je ne sais combien de dépassements (52, ndlr). Grosse vitesse, bon niveau, excellentes motos et super pilotes…"

"Mais si on devait avoir une autre course comme celle-ci, il faudrait surtout qu'on parle avec Márquez. C'était plus compliqué à comprendre pendant la course mais, quand je l'ai revue après coup, il était très clair qu'il a beaucoup joué avec nous," a lancé l'Italien qui, sur ce constat, a tenté une explication : "Je pense que son objectif n'était pas juste de gagner la course mais aussi d'aider Lorenzo à s'éloigner et à tenter de me reprendre des points. Depuis Phillip Island, il est donc très clair que Jorge a un nouveau supporter en la personne de Marc."

Depuis Phillip Island, il est très clair que Jorge a un nouveau supporter en la personne de Marc.

Valentino Rossi

Jorge Lorenzo pense-t-il lui aussi que Márquez l'a aidé durant ce Grand Prix d'Australie? "Oui, beaucoup… surtout dans le dernier tour!" a répondu le Majorquin qui, rappelons-le, a été battu par le pilote Honda dans les derniers hectomètres de ces 27 tours survoltés.

Márquez veut juste faire sa course

Malgré le ton très décalé de cet échange, Marc Márquez a tenu à ramener un peu de sérieux sur le sujet : "Bien sûr que non [je ne l'ai pas aidé]. J'ai évidemment fait ma course. D'ailleurs, si j'avais voulu aider Lorenzo, je ne l'aurais pas passé dans le dernier tour, je n'aurais pas attaqué à la limite et je n'aurais pas pris de risques."

"Je ne sais pas pourquoi ils disent ça," a ajouté le pilote Honda, martelant qu'il devait faire attention à l'usure de ses gommes : "J'ai déjà expliqué, et on l'a vu sur la télémétrie, que la Honda pousse beaucoup sur le pneu avant. Sur cette course on avait le mélange le plus tendre, le seul avec lequel on était en mesure de courir. J'ai eu beaucoup de mal pendant la course, qui faisait 27 tours. Il est vrai que j'ai essayé de bien gérer mon pneu, mais il est vrai aussi qu'en milieu de course j'ai essayé d'attaquer et de me creuser une avance, or ça n'a pas été possible."

"J'ai fait de mon mieux, j'ai fait la meilleure course pour mon team et le plus important pour moi c'est qu'on ait gagné," a-t-il précisé. "Je n'apporterai mon aide que s'il s'agit de mon coéquipier. Sinon, j'attaquerai pour la victoire."

Marc Márquez n'en reste pas moins un spectateur avisé, aux premières loges du duel que se mènent Rossi et Lorenzo dans la course au titre… Et il savoure le spectacle! "Bien entendu, j'aimerais être au milieu de cette bagarre, mais ça n'est pas possible. C'est très intéressant à voir et ce que je peux faire c'est apprécier ce show et essayer d'apprendre quelque chose de la façon dont Valentino et Jorge gèrent la situation."

 

A propos de cet article
Séries MotoGP
Événement GP de Malaisie
Circuit Sepang International Circuit
Pilotes Valentino Rossi , Jorge Lorenzo , Marc Márquez
Équipes Yamaha Factory Racing , Repsol Honda Team
Type d'article Actualités
Tags championnat du monde, duel, phillip island