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MotoGP GP de Thaïlande

Nouveau top 5 pour Márquez : "La pluie m'a sauvé la vie"

Marc Márquez a encore été dans le bon rythme au Grand Prix de Thaïlande mais l'Espagnol estime que la pluie a joué en faveur d'un bras qui était très fatigué dimanche.

Marc Marquez, Repsol Honda Team MotoGP, et Marco Bezzecchi, VR46 Racing Team

Une semaine après avoir terminé au pied du podium au Japon, Marc Márquez a encore été au contact des leaders à Buriram. Le sextuple Champion du MotoGP a longtemps été quatrième et il a même attaqué Pecco Bagnaia pour la troisième position en fin d'épreuve, en vain. Il a finalement dû céder face à Johann Zarco pour prendre une cinquième place restant encourageante, deux semaines seulement après son retour à la compétition.

"J'ai fait une course solide, un peu comme à Motegi", a résumé l'Espagnol. "J'ai démarré de façon calme et petit à petit j'ai pris mon rythme, j'ai bien chauffé mes pneus. Dans les premiers tours j'étais en mesure de prendre plus de risques mais je me suis dit qu'il était temps de faire ce genre de courses ou ce que je pense."

"Ensuite, petit à petit j'ai pris mon rythme et je suis devenu de plus en plus rapide mais c'est le problème quand on est derrière des Ducati. Il faut être bien, bien plus rapide pour les doubler parce qu'ils freinent très tard en stoppant la moto et ont une accélération incroyable."

"Quand j'ai rattrapé Pecco, je n'ai pas trouvé l'endroit où le doubler car j'étais juste un petit peu plus rapide que lui mais pas beaucoup et quand Zarco m'a passé, on était côté à côte mais avec une bonne accélération, c'est plus simple. Hormis ça, je suis assez content de mon week-end."

Après trois Grands Prix en autant de week-ends, le bras droit de Marc Márquez opéré au mois de juin était très affaibli dimanche et la pluie a été une bénédiction pour le pilote Honda, ces conditions permettant de réduire le rythme et donc les contraintes sur les muscles. Márquez a senti qu'il pouvait attaquer sans aucune retenue en course.

"Je suis évidemment content. Honnêtement, la pluie m'a sauvé la vie aujourd'hui parce que c'est le premier week-end que j'ai abordé en attaquant à fond, dès les EL1. Je pilotais de façon agressive, en bougeant sur la moto et en rattrapant certaines chutes, mais aujourd'hui je me suis réveillé et mon bras était bloqué, je me sentais très courbaturé."

"Au warm-up le feeling était horrible mais ensuite j'ai travaillé à la Clinica mobile, et en course j'ai pu piloter d'une bonne façon, je n'ai eu aucune limitation liée à ma condition physique. Mais on ne peut pas oublier. C'est normal dans une convalescence et surtout avec trois courses consécutives."

Marc Marquez, Repsol Honda Team MotoGP

Marc Márquez

"C'était un peu de fatigue mais dès que je me suis levé j'ai vu que mon bras ne fonctionnait pas bien. Mais tout au long du week-end j'ai pu bien rouler en ayant le coude dans une bonne position. Il y a juste aujourd'hui où je n'ai pas piloté parfaitement bien mais en conditions de pluie je ne suis pas limité.

Cette série de Grands Prix était usante pour un pilote à la condition physique encore imparfaite mais comme Márquez l'a souvent expliqué l'an passé, seul le pilotage de sa moto lui permettra de regagner la force musculaire nécessaire dans le bras. Il s'attend donc à être plus fort en arrivant au GP d'Australie, même si ce circuit sera éprouvant et peu favorable à sa Honda.

"La semaine prochaine, il sera important d'y aller doucement. De m'entraîner, évidemment, mais calmement, pour sentir un progrès. Normalement, après un gros effort, après du repos on sent des progrès et on verra. Phillip Island sera un circuit difficile, surtout avec la Honda parce que je pense que cela met l'accent sur nos points faibles. Mais on verra, on essaiera de comprendre."

"Pour moi, le plus important est qu'entre Aragón et le GP de Thaïlande, j'ai senti de gros progrès et c'était l'objectif. En Australie, Honda apportera peut-être des nouveautés. On travaille pour 2023."

Marc Márquez va revenir en Europe pour des examens dans les prochains jours. Son os ne pose plus problème mais il doit revoir son équipe médicale afin de planifier son entraînement et la prise de masse musculaire : "Je dois rentrer en Espagne. J'aimerais rester dans cette région mais je dois travailler pour revenir au sommet. Je dois voir les kinés, les médecins. Tout va bien mais c'est pour tout contrôler et continuer l'entraînement."

Avec Charlotte Guerdoux

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