Martín aimerait qu'Aprilia le défende comme Bezzecchi
Jorge Martín dit comprendre qu'Aprilia ait défendu Marco Bezzecchi après son agression sur un commissaire à Brno. Mais l'Espagnol glisse aussi qu'il aimerait recevoir le même traitement s'il commettait la même faute.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
C'est peu dire que les dernières semaines ont été mouvementées chez Aprilia. À Barcelone, on a pu voir différents gestes d'énervement au stand, ainsi que des dépassements litigieux en piste, puis en Hongrie, Jorge Martín a provoqué un carambolage au départ lui ayant valu une sanction de la part des commissaires. Et ce n'était rien en comparaison de l'image du week-end à Brno, où Marco Bezzecchi a été lourdement puni pour avoir porté un coup et une gifle à un marshal.
À chaque fois, Massimo Rivola a pris la parole pour exprimer le positionnement d'Aprilia dans ces différentes situations épineuses. Et personne n'a oublié la colère froide du PDG il y a deux semaines, au Balaton Park, lorsque Martín a envoyé plusieurs pilotes maison au tapis. Le patron de Noale n'avait pas fait preuve de la moindre clémence pour juger son pilote, allant jusqu'à laisser entendre qu'il aurait pu être sanctionné plus sévèrement qu'avec un double long-lap.
"On passe pour des idiots", avait déclaré Massimo Rivola, sans trouver de circonstances atténuantes au pilote espagnol. "C'est dur à avaler. Je pense qu'un champion du monde ne peut pas faire une telle erreur."
Quinze jours plus tard, force est de constater que le patron d'Aprilia Racing s'est montré beaucoup moins acerbe à l'égard de Marco Bezzecchi, disqualifié de la course de dimanche après avoir agressé physiquement un commissaire qui venait par inadvertance de faire vrombir le moteur de sa moto en tentant de l'évacuer du bac à graviers.
Massimo Rivola a eu beaucoup de dossiers à gérer dernièrement.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
Si le responsable italien a bien condamné le comportement de son pilote, il a également justifié le choix d'interjeter appel, estimant que son exclusion de la course dominicale constituait une sanction "disproportionnée". Il a également souligné à quel point il appréciait d'avoir des pilotes "qui sont de vraies personnes", des pilotes "qui y mettent le cœur et pas seulement la tête".
Motorsport.com a questionné Jorge Martín sur le contraste entre le traitement qui lui a été réservé en Hongrie et celui qu'a reçu son coéquipier deux semaines plus tard. Le champion du monde 2024 a alors souligné son souhait qu'Aprilia exprime le même soutien à son égard s'il venait lui aussi à perdre son sang-froid.
"Ce qui s'est passé [samedi], dans un moment d'agitation, pourrait m'arriver aussi. D'ailleurs, j'ai déjà vécu ça à Montmeló", a déclaré Martín, faisant référence au fait qu'il a bousculé son team manager Paolo Bonora en rentrant au stand après avoir été envoyé au tapis par Raúl Fernández au GP de Catalogne, geste pour lequel il s'était immédiatement excusé mais qui avait contribué à entraîner un recadrage collectif quelques jours plus tard.
Si un jour ça m'arrive, j'espère simplement que l'équipe prendra ma défense comme elle l'a fait pour lui.
"[Samedi], j'ai vu la réaction de l'équipe envers Marco, et si un jour ça m'arrive, ce que je n'espère pas, j'espère simplement que l'équipe prendra ma défense comme elle l'a fait pour lui", a ajouté l'Espagnol. Et d'insister : "Ce que l'on a vu [samedi] est quelque chose que l'on n'avait jamais vu auparavant, et j'espère que mon équipe viendra à ma défense comme elle l'a fait pour lui, car c'est pour ça que c'est mon équipe."
Jorge Martín n'a pas souhaité se prononcer sur la justesse de la sanction reçue par son coéquipier : "Ça ne dépend pas de moi, il faut poser la question aux commissaires." En revanche, il a fait preuve d'une certaine compréhension face à cet accès de colère de l'Italien.
"Je pense que c'est difficile à juger", a-t-il expliqué. "À chaud sur le moment… Bien sûr, Marco a fait ce qu'il a fait. Je pense qu'après avoir reçu cette pénalité, il ne le refera pas. Les commissaires sont là pour nous aider mais, parfois, quand on tombe et qu'on voit quelque chose qu'on ne veut pas voir, on se met en colère. Quoi qu'il en soit, je ne l'approuve pas, évidemment."
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