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Martín et Bagnaia solidaires des sinistrés avant de penser à leur championnat

La lutte entre Jorge Martín et Pecco Bagnaia passe au second plan après les crues dévastatrices à Valence. Le maintien de la dernière course de la saison dans la région leur paraît illusoire.

Jorge Martin, Pramac Racing, Francesco Bagnaia, Ducati Team

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Intempéries à Valence

Le point sur la situation à Valence après le passage d'une tempête dévastatrice, à quelques jours du Grand Prix MotoGP prévu sur place.

Alors qu'ils abordent la phase finale de leur duel pour le titre, Jorge Martín et Pecco Bagnaia se retrouvent plongés dans une situation incertaine inédite, face aux intempéries qui ont dévasté la région de Valence et soudainement mis en péril le dernier Grand Prix de la saison, prévu sur place dans deux semaines.

C'est avec beaucoup de respect qu'ils ont tous deux abordé la question à leur arrivée à Sepang, où se tient ce week-end la 19e des 20 manches prévues au calendrier, martelant leur soutien aux sinistrés malgré un flot de questions les menant à réfléchir à ce qu'une annulation ou un déplacement de cette course pourrait avoir comme effet pour eux.

"Avant toute chose je veux apporter tout mon soutien aux gens en Espagne, à Valence, dans mon pays. Cet énorme orage a été impressionnant, les nouvelles étaient très mauvaises ce matin et aussi dès hier. Je veux apporter mon soutien", a déclaré Jorge Martín, dès l'ouverture d'une conférence de presse organisée avec, entre lui et son adversaire, le trophée de champion du monde.

Pecco Bagnaia lui a fait écho : "Avant tout, il est important d'avoir une pensée pour ce qui se passe en Espagne, à Valence. Ils vivent un cauchemar et nous devons être très proches d'eux. […] On a traversé une situation proche de celle-ci l'année dernière en Italie et on sait parfaitement ce qui se passe. Je transmets mes vœux et mon espoir de voir les conditions s'améliorer. J'espère que la situation va s'améliorer."

Questionnés pour savoir comment ils gèrent l'incertitude au sujet de ce Grand Prix prévu à Valence, tous deux ont fait écho à l'opinion générale exprimée par les pilotes, qui peinent tous à imaginer comment il serait humainement et moralement possible de maintenir la course.

"Je pense qu'il sera difficile de courir à Valence", a estimé Martín, "car même si la piste est OK, c'est une situation difficile et en termes de respect pour les gens là-bas, et aussi d'un point de vue logistique car je ne sais pas comment est le circuit exactement et on ne pourrait peut-être pas avoir les tribunes pleines… Donc, au final, c'est difficile. Je pense que la meilleure option serait de courir ailleurs mais je pense que la Dorna et le MotoGP vont faire le meilleur choix."

Jorge Martin, Pramac Racing, Francesco Bagnaia, Ducati Team

Jorge Martín et Pecco Bagnaia

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

"Le plus difficile pour moi c'est l'aspect éthique", a ajouté Bagnaia, "parce qu'honnêtement, courir là-bas c'est comme faire une fête, c'est un moment dans lequel on prend du plaisir et, en connaissant la situation actuelle, ça ne serait pas correct. On a toujours été très respectueux de ce qui se passe dans le monde, on vit tous sous le même ciel, alors ça pourrait être mal de courir là-bas. Si c'était mon choix, je préférerais ne pas courir là –bas mais je ne sais pas décideur. Ce que la Dorna décidera sera bon et juste. Je pense qu'on a beaucoup d'autres options à essayer."

"C'est une situation très difficile, pour les gens là- bas, évidemment, mais aussi pour nous. Le mieux serait de le savoir tout de suite car cela peut changer notre approche", a concédé Martín, refusant toutefois de mentionner un circuit qui serait susceptible d'assurer le remplacement de Valence pour le dernier Grand Prix : "Pour le moment, c'est très difficile pour moi de citer une piste. Valence serait parfaite parce que c'est la meilleure piste pour le dernier Grand Prix. Mais je pense que c'est impossible… Ou bien peut-être que ce sera possible la semaine prochaine, je ne sais pas, on va attendre."

"Je n'irais en tout cas pas à Assen, Pecco y est toujours très fort !", a ajouté le pilote espagnol dans un léger sourire. "Ça n'est le bon moment pour dire ce que j'aimerais. On va attendre de voir ce qu'ils décident", a enchaîné Bagnaia, qui s'est également prêté au pronostic du bout des lèvres. "Oui, Assen serait bien mais il fait trop froid. Le Mugello, peut-être."

Pour clore la discussion sur le sujet, dans une atmosphère profondément respectueuse de la situation dramatique traversée par les sinistrés, Pecco Bagnaia a balayé en une phrase la crainte majeure qui pourrait se saisir de son clan, alors qu'il est en retard au championnat ? Accepterait-il que la dernière course soit potentiellement annulée ? "Ça pourrait ne pas être juste mais je ne suis pas celui qui doit décider", a répondu l'Italien.

Lire aussi :
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