Viñales sent un "potentiel plus élevé" sur l'Aprilia qu'avec la Yamaha

Maverick Viñales sent l'Aprilia "très nerveuse" et "plus difficile à piloter" que la Yamaha mais il pense avoir un plus gros potentiel sur la machine italienne que sur sa précédente moto. Encore lui faut-il engranger les kilomètres pour continuer à bien la découvrir.

Viñales sent un "potentiel plus élevé" sur l'Aprilia qu'avec la Yamaha

Le Grand Prix de Saint-Marin a permis à Maverick Viñales de franchir une nouvelle étape dans sa découverte de l'Aprilia. Arrivé hors des points en Aragón, le nouveau pilote de la firme de Noale a cette fois pris la 13e place, après avoir par moments brillé au cours du week-end, aidé par l'expérience prise à Misano dans un test réalisé deux semaines plus tôt.

L'Aprilia n'a pas encore le niveau de performance de la Yamaha avec laquelle Viñales s'est imposé en ouverture de la saison et a décroché un podium à Assen, mais le pilote espagnol est convaincu qu'il pourra réussir de grandes choses sur cette machine, et même qu'elle a la base pour figurer encore plus régulièrement dans le groupe de tête.

"Je sens que mon potentiel peut être beaucoup plus élevé avec cette moto, dans le sens où elle a plus de puissance et que je peux mieux freiner", explique Viñales. "Mais il reste des points sur lesquels je ne comprends pas trop la moto, alors j'ai besoin de tours. [...] Il y a beaucoup de points pour lesquels j'ai encore besoin d'apprendre et de gagner en confiance dans la moto. [...] Je sens que cette moto est très nerveuse, surtout dans les premiers tours, et dès qu'on veut pousser un peu plus, elle bouge beaucoup."

"Il y a donc des choses à corriger et quand ça sera le cas, on fera de gros progrès dans les chronos. Mais à ce stade on apprend, j'apprends. À chaque course, j'en apprends un peu plus. Je découvre la moto. Enchaîner 27 tours, ça permet de modifier le style de pilotage, de freiner différemment. J'ai pu essayer des choses différentes durant la course."

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Viñales assure donc n'avoir aucun regret d'avoir renoncé à la dernière année de son contrat chez Yamaha, même s'il a dû repartir d'une feuille blanche et doit encore s'adapter à une Aprilia moins facile à manier : "Je suis satisfait. C'est un nouveau défi. C'est sûr, c'est un challenge vraiment différent, qui me fait sortir de ma zone de confort, parce que c'est une moto très différente, beaucoup plus difficile à piloter, et j'ai besoin d'une meilleure position. Mais on a commencé à 27 secondes [à Alcañiz], on est passés à 21 [à Misano], on progresse pas à pas et c'est le plus important."

"Ce week-end on a beaucoup appris, sincèrement", ajoute Viñales. "Il est évident qu'on doit encore travailler parce que je ne suis pas encore à l'aise sur la moto, surtout en qualifications, et ensuite avec le réservoir plein j'ai eu quelques soucis en course. Mais dans l'ensemble, ce qui est positif c'est que la moto a du grip et de la constance, ce qui est très important, et le rythme était bon, alors je suis plutôt content. Ce n'était pas parfait mais c'est très bien. On continue à comprendre des choses. J'ai essayé de piloter dans une position différente pour voir ce que donnait la moto. On cherche la direction pour rouler de plus en plus vite."

Viñales compte sur le test de Misano pour progresser

Maverick Viñales a passé moins de dix jours sur la RS-GP, entre le test organisé à Misano il y a trois semaines et ses deux premières courses à son guidon. Les essais prévus ce mardi et ce mercredi sur le circuit italien seront "très importants" et lui permettront de parfaire ses connaissances de l'Aprilia. Malgré une piste humide, il a d'ailleurs été l'un des rares à quitter les stands ce matin.

"On a beaucoup de choses à essayer. Au final, c'est une moto que je n'ai pilotée que durant deux courses, donc j'ai aussi beaucoup à apprendre. Mais j'ai besoin d'un peu d'aide pour certains endroits de la piste où il me faut des solutions. Globalement, c'est très positif pour moi, on a encore bien roulé. Ça viendra petit à petit, pas du jour au lendemain. Il faut continuer à travailler dur."

Même s'il sait que ce test sera utile pour tester des pièces en vue de la saison 2022, Viñales espère qu'Aprilia lui permettra d'enchaîner les tours sur la machine utilisée cette année, afin de continuer à prendre ses marques : "J'aimerais rester concentré sur cette saison, parce que je dois trouver une très bonne confiance dans la moto, et surtout une meilleure stabilité. C'est important. On doit donc passer du temps sur les réglages."

"Il est évident qu'on doit tester des choses pour la saison prochaine parce que c'est maintenant qu'on doit concevoir la moto, pas plus tard. On a besoin de temps et c'est donc la priorité. Mais je dois être plus à l'aise pour être plus rapide. C'est moitié-moitié. Je pense que ça serait bien de consacrer une journée à une chose, l'autre [au reste]."

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