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À mi-saison, un championnat plus que jamais ouvert

Bien malin celui qui est capable de citer un favori pour le titre cette année, alors qu'au moins quatre pilotes sont en bonne posture pour jouer la gagne en fin de saison.

Jonas Folger, Monster Yamaha Tech 3, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Maverick Viñales, Yamaha Factory Racing, Andrea Dovizioso, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team, Danilo Petrucci, Pramac Racing
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Andrea Dovizioso, Ducati Team
Maverick Viñales, Yamaha Factory Racing
Maverick Viñales, Yamaha Factory Racing
Maverick Viñales, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Luca Cadalora, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Maverick Viñales, Yamaha Factory Racing
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Danilo Petrucci, Pramac Racing
Danilo Petrucci, Pramac Racing
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3

Avec quatre pilotes de tête qui se tiennent en seulement 11 points en tête du championnat, la saison 2017 de MotoGP fait sans doute partie des plus serrées observées jusqu'ici. Alors que le milieu du championnat sera passé au terme de ce Grand Prix d'Allemagne, neuvième manche du calendrier, le classement général regorge en effet de surprises. 

Au premier rang desquelles l'identité du leader, qu'aucun n'aurait pensé en début d'année qu'il puisse s'agir d'Andrea Dovizioso. Le pilote italien, inscrit dans une bonne dynamique depuis sa course à domicile au Mugello, a enchaîné sur une seconde victoire d'affilée une semaine plus tard en Catalogne, avant d'assurer le coup le week-end dernier à Assen avec une cinquième place qui lui a permis de prendre les commandes du championnat.

Mais en dépit de cette bonne passe, le transalpin se refuse pour le moment à parler de titre, bien conscient que les performances des équipes sont trop dépendantes du comportement des pneumatiques. "Ce championnat est complètement ouvert, et c'est difficile d'analyser sur quelles pistes nous pouvons être plus compétitifs que d'autres", affirme-t-il. "Je pense que cette année comparée à l'an passé avec Michelin, c'est une toute autre histoire. Chaque week-end c'est une autre histoire. Vos choix de pneus ou la température de piste peuvent influencer votre week-end, et pour moi c'est quelque chose de très difficile à appréhender." 

Les pneus, juges de paix en 2017

Les pneus semblent donc constituer le facteur principal pouvant expliquer le caractère imprévisible de ce millésime 2017, ainsi que la versatilité de la compétitivité des équipes.

Des structures satellites ont parfois même eu la possibilité de jouer des coudes avec les teams officiels, à l'image de Tech3, qui s'est illustré à plus d'une reprise cette année par l'intermédiaire notamment de Johann Zarco – lorsque celui-ci a pris la tête de course pendant sept boucles au Qatar, scénario que le Français a pu répéter au Mans avant de signer la pole à Assen –, mais aussi de Pramac, où Danilo Petrucci a enchaîné les podiums ces dernières courses.

On a donc longtemps cru que Yamaha serait l'équipe à battre cette saison, voire même que le championnat serait vite plié après que la nouvelle recrue de l'équipe aux trois diapasons, Maverick Viñales, ait remporté les deux premières manches, au Qatar puis en Argentine.

Mais même la M1 s'est révélée difficile sur des conditions de piste particulières, notamment à Jerez et à Barcelone, où elles ont été en grande difficulté. "C'est difficile, car d'une piste à l'autre la situation change beaucoup. Nous essayons donc de bien travailler toute la saison avec la moto, mais aussi avec les pneus, pour être prêts le dimanche", explique Valentino Rossi, confirmant ainsi que les gommes jouent un rôle clé dans la performance des machines japonaises.

Un avis partagé par son coéquipier Viñales. "Cette année, c'est très difficile d'être constant, car à chaque course nous avons différents types de pneus, et souvent vous ne pouvez pas vous concentrer sur vos trajectoires, mais sur d'autres choses. Mais pour le moment notre moto a bien fonctionné sur toutes les courses, hormis deux."

Le numéro 25, qui a été détrôné au championnat par Dovizioso le week-end dernier, fait sans doute office de pilote le plus véloce cette saison. Mais il est encore l'auteur d'erreurs de jeunesse, comme en témoignent ses deux chutes en course – à Austin puis à Assen.

Un nombre d'accidents similaire à celui de Marc Márquez qui, confronté comme en 2016 aux problèmes récurrents d'accélération de sa Honda, n'est pas des plus à l'aise avec le comportement des pneumatiques cette saison, et a perdu deux fois en course le contrôle de sa machine sans réelle explication – en Argentine puis en France.

Néanmoins, fidèle à sa démarche de l'an dernier, il a toujours réussi à ramener de gros points lorsqu'il a vu le drapeau à damier, à l'image de ses deux derniers podiums. Une régularité qui lui permet aujourd'hui d'évoluer à la quatrième place du championnat, et de rester dans la course au titre. "Pour moi, le point positif c'est que je suis toujours là. Sans doute pas le plus rapide, mais toujours là."

L'identité du leader du championnat pourrait d'ailleurs de nouveau changer de mains à l'issue du Grand Prix d'Allemagne ce week-end, si le numéro 93 confirme son statut de pilote imbattable sur le Sachsenring. Mais à l'image de cette saison, la course promet de nombreux rebondissements.

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