Michelin explique le "trou" sur le pneu de Bagnaia au Mugello
Michelin assure que le "trou" évoqué par Pecco Bagnaia sur son pneu arrière au GP d'Italie ne posait aucun problème de sécurité et n'avait pas d'influence sur les performances.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Pecco Bagnaia a lutté avec les frères Márquez pendant quelques tours avant de perdre le contact et d'être doublé par Fabio Di Giannantonio au Mugello. L'Italien a eu de plus en plus de mal à gérer son pneu arrière, très endommagé à la fin de la course.
"Dans les derniers tours, les vibrations de l'arrière étaient trop fortes, j'avais un trou dans le pneu arrière parce qu'il était très usé, et ça n'aidait pas, donc il a fallu que je ralentisse encore plus", a expliqué le pilote Ducati à l'arrivée.
Michelin a confirmé les propos de Bagnaia mais a tenu à rassurer : le "trou" évoqué était en fait une cloque provoquée par la chaleur, ce qui n'a eu aucune influence sur la sécurité et même sur les performances. "Oui, il y avait un trou dans le pneu arrière de Pecco, mais comme sur ceux des autres pilotes", a expliqué Piero Taramasso, responsable de la compétition deux roues de Michelin, à l'édition italienne de Motorsport.com. "C'est du blister, donc une bulle d'air qui éclate quand la température est trop élevée, ce qui crée ce trou."
"C'est un phénomène que nous voyons souvent quand il fait très chaud et que l'on sollicite le pneu arrière. Cela arrive sur tous les circuits rapides avec beaucoup d'appui, comme Silverstone et Assen : on voit des trous, mais cela n'affecte pas les performances. Il n'y a pas de problème de sécurité, c'est juste visuel et cela peut être géré."
"Avec les températures très élevées, on s'y attendait et les équipes savaient aussi qu'il était possible qu'il y ait deux ou trois trous à la fin. Ce n'était pas une surprise. Si Pecco a perdu des sensations à l'arrière, c'était probablement plus dû à un problème de température."
Pecco Bagnaia
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Cette chaleur a été le sujet du week-end au GP d'Italie. Maintenir les pneus dans une bonne condition était l'élément clé pour briller selon Taramasso : "Nous n'avions jamais eu autant de chaleur au Mugello. La piste était déjà à 40°C dans la matinée et elle atteignait 50-52°C dans l'après-midi."
"Finalement, le travail de tout le week-end était centré sur essayer de maintenir une température faible dans les pneus, surtout à l'arrière. Dès les premiers tours, nous voyons que cela montait beaucoup plus que d'habitude."
"Ce qui est positif, c'est que même dans ces conditions, les pneus sont restés assez constants, parce que les pilotes n'ont pas évoqué de détérioration, et même au niveau du rythme de course, nous n'avons pas vu de grosse baisse dans la deuxième partie de la course", a ajouté Taramasso. "En tout cas, c'était une bonne course parce que dans les premiers tours, il y a eu un bon spectacle avec la lutte entre les frères Márquez et Bagnaia."
Propos recueillis par Matteo Nugnes
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