Michelin prévoit un championnat bien plus stable en 2017

Si le manufacturier de pneumatiques français a reçu de nombreuses plaintes de la part des pilotes lors de sa première année, il se félicite aujourd'hui de ses progrès et prédit un championnat moins mouvementé qu'en 2016 en ce qui concerne les pneus.

Les chiffres ne mentent pas : l'an passé, lors de la dernière journée de tests à Phillip Island, 14 chutes ont été répertoriées, la plupart d'entre elles provoquées par des pneus avant bien moins permissifs. Mais cette année, seules 13 ont été enregistrées sur les trois jours d'essais.

Au-delà du fait d'être plus sûrs, les nouveaux mélanges sont en outre plus rapides, comme en témoigne le meilleur temps absolu réalisé cette année (par Maverick Viñales), six dixièmes plus rapide que celui effectué un an auparavant (déjà par le même pilote).

La progression de Michelin sur une seule saison mérite d'être soulignée, surtout après être passé par des périodes compliquées, où le fournisseur de pneumatiques a été accusé de ne pas être à la hauteur du championnat. Mais il semble aujourd'hui bien difficile de trouver un pilote qui se plaigne des nouvelles gommes comme ce fut le cas l'an passé, bien au contraire.

"Entre l'an dernier et cette année, nous avons fait beaucoup de progrès, aussi bien au niveau du pneu avant que du pneu arrière. En outre, nous avons réussi à augmenter les informations que reçoit le pilote sur l'angle maximum d'inclinaison, ainsi que sur le grip à l'arrière", explique Piero Taramasso, responsable du programme MotoGP chez Michelin, lors d'un entretien avec Motorsport.com.

"Je crois que nous avons réalisé un très bon travail à partir de toutes les informations que les pilotes nous ont transmises en 2016, même s'il est vrai que les équipes ont aussi leur part de responsabilité du fait qu'elles essayent d'adapter leurs motos aux nouvelles gommes", ajoute le technicien. 

À la même période l'an passé, beaucoup de pilotes avaient émis des doutes sur le retour de Bibendum, après sept années de fourniture exclusive de Bridgestone, notamment suite à l'accident dont avait été victime Loris Baz à Sepang, lorsque son pneu arrière avait explosé à 300km/h. 

Stabilité des profils et des carcasses

Par la suite, une mésaventure similaire est arrivée à Scott Redding, lors du deuxième rendez-vous du calendrier, en Argentine. Un protocole d'urgence avait alors été mis en place. Il en est ressorti que Michelin était toujours dans une phase d'apprentissage, un processus qui semblait évident au vu des multiples changements de dernière minute concernant les mélanges apportés sur plusieurs Grands Prix.

L'objectif principal pour 2017 est donc de parvenir à un championnat bien plus stable pour tous, aussi bien pour les équipes que pour les fans. "Nous savons que les pilotes et les équipes n'apprécient pas que nous changions les profils et les carcasses [des pneus]. Cette année, nous aurons donc sur la grande majorité des courses la même carcasse et le même profil, qu'il s'agisse du pneu avant ou du pneu arrière, et nous allons jouer sur les mélanges. Ainsi, comme le veut le nouveau règlement, chaque pilote disposera de trois options à l'avant et de trois à l'arrière", de conclure Taramasso. 

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries MotoGP
Type d'article Actualités
Tags michelin, pneus