Oliveira ne veut pas regretter les points perdus en début de saison

Alors qu'il réalise une remontée spectaculaire au championnat, Miguel Oliveira entend poursuivre sa marche en avant sans nourrir de regrets pour son début de saison difficile.

Oliveira ne veut pas regretter les points perdus en début de saison

Vingtième du championnat après le Grand Prix de France, Miguel Oliveira vient d'enchaîner trois podiums, parmi lesquels une victoire, qui l'ont propulsé au septième rang du classement général. Avec 65 points empochés en trois courses, le voici à présent revenu à 57 unités du leader, Fabio Quartararo, avec un statut de réel prétendant à la victoire de week-end en week-end. Dimanche encore, Marc Márquez n'a pas caché que son dauphin à l'arrivée du Grand Prix d'Allemagne était bel et bien plus performant que lui, n'ayant été contraint de se contenter de la deuxième place qu'après avoir été un peu ralenti en début de course.

Lorsqu'il est interrogé sur la frustration qu'il serait en droit de ressentir en pensant aux points perdus durant les cinq premières courses de la saison, le pilote portugais se montre toutefois très pragmatique.

"Je suis quelqu'un qui regarde toujours devant et jamais derrière, et je pense que c'est la bonne approche dans ce championnat jusqu'à présent", estime-t-il. "C'est vrai que le début a été difficile, mais peut-être que sans un début difficile on n'aurait pas été dans cette situation aujourd'hui, car les moments difficiles nous ont un peu fait sortir de notre zone de confort et nous ont poussés un peu plus, nous ont fait trouver des détails, d'autres pièces, travailler plus, et ça nous a portés là où l'on veut être."

Une bonne période, à ne pas prendre pour acquise

Très en vue la saison dernière, au point de récolter de premiers succès et de perdre les concessions que le règlement accorde aux constructeurs en cas de faibles performances, KTM a en effet connu un début de championnat rude, loin des attentes placées dans une RC16 ayant connu une évolution si brillante. La marque a tout juste obtenu deux entrées dans le top 5, et Oliveira à titre personnel n'a pas fait mieux que 11e.

L'évolution de l'allocation pneumatique a été évoquée, mais loin de s'appesantir sur des facteurs qui lui échappaient, KTM a cherché des solutions en interne et les a trouvées, avec notamment un nouveau châssis et un changement de carburant. L'impact sur les performances a été évident et les pilotes du constructeur autrichien, Oliveira en tête, sont aujourd'hui au sommet de la vague.

"Au début du championnat, on n'arrivait pas vraiment à comprendre comment inverser notre situation et on s'est beaucoup appuyés sur des pièces qui sont arrivées de l'équipe de test", rappelle-t-il. "Je pense qu'on a fait un très bon travail d'équipe. Les quatre pilotes ont travaillé ensemble, et Dani [Pedrosa] aussi a été un outsider qui nous a beaucoup aidés, avec un apport très utile à l'ensemble du projet. Cela apporte des choses un peu ici et là, et dans une catégorie aussi serrée, si on arrive à comprendre où on peut extraire le maximum de chaque détail, on peut alors progresser."

"J'avais aussi besoin de finir des courses", admet Miguel Oliveira, "parce que j'ai montré du potentiel sur plusieurs courses mais sans réussir à les terminer. Depuis le Mugello, on a réussi à franchir ce petit pas en avant et ça nous a donné la confirmation qu'il fallait qu'on continue comme ça."

"Bien sûr, cette période est bonne mais on ne prend pas cela pour acquis", prévient toutefois le Portugais. "On va continuer à travailler dur et, lorsque l'on sera proches des avant-postes, prendre des podiums et marquer beaucoup de points, puis on fera les comptes à la fin du championnat. C'est toutefois quelque chose qu'on ne peut faire que si on termine les courses. En tout cas, on va déjà faire de notre mieux course après course."

Après avoir enchaîné deux deuxièmes places et une victoire ces dernières semaines, Oliveira ne sait toutefois pas très bien à quoi s'attendre pour le prochain Grand Prix, qui aura lieu dès cette semaine à Assen.

"C'est dur à dire. Assen est une piste sur laquelle on a eu un peu de mal en 2018. L'année dernière on n'a pas pu y aller, donc c'est une des pistes sur lesquelles on n'a pas d'expérience avec cette moto", rappelle-t-il. "Je crois que notre moto peut bien fonctionner là-bas aussi, mais ce sera plus dur. On sait que les Yamaha y sont très fortes et ce sera dur pour tout le monde de les battre, mais on garde aussi l'esprit ouvert et on prend ce podium comme une nouvelle motivation pour aller à Assen et y faire du bon travail."

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