Miller épaté par l'avant "phénoménalement fantastique" de la Yamaha
La Yamaha a accumulé des défauts ces dernières années mais Jack Miller, qui la découvre à peine chez Pramac, est impressionné par les sensations qu'elle procure à l'avant, ce qui selon lui exacerbe l'impression de déficit à l'arrière.
Photo de : Pramac Racing
Yamaha multiplie par deux son nombre de machines engagées en MotoGP cette année, en confiant à Pramac des M1 dans la même spécification que l'équipe d'usine, afin d'en tirer autant d'informations utiles que possible. Pour Miguel Oliveira, qui pilotait l'Aprilia de Trackhouse ces deux dernières saisons, et Jack Miller, arrivé en provenance de l'équipe KTM officielle, le test de Sepang était avant tout une découverte d'une machine en difficulté depuis plusieurs saisons.
Très vite, Miller a pu confirmer que la Yamaha manque toujours d'adhérence à l'arrière mais il estime ce déficit exacerbé par les immenses qualités de la moto sur l'avant, susceptibles de renforcer les impressions des pilotes.
"En montant sur la moto, le grip arrière était probablement l'un de ses plus gros points faibles", a confirmé Miller. "Mais l'avant est tellement phénoménalement fantastique que l'arrière doit l'être [aussi]. C'est une question de travail, c'est une question d'équilibre donc nous espérons garder [l'avant] aussi bon que possible tout en améliorant l'arrière."
"Je sens qu'on a fait de gros progrès au cours de ces trois jours à ce niveau, et c'est évidemment le but maintenant, comprendre la stratégie entre ça et l'électronique, pour améliorer ce que l'antipatinage contrôle, etc. On va essayer d'améliorer la moto pour les courses."
Jack Miller
Photo de: Pramac Racing
La Yamaha a souvent été décrite comme une moto agile, facile à mener en courbe, et cette force semblait s'être envolée ces dernières saisons mais pour Jack Miller, qui a piloté des Honda, des Ducati et des KTM au cours de sa carrière, "les sensations, le turning, le freinage" procurés par l'avant de sa Yamaha sont si bons qu'il peine encore à en tirer tous les bénéfices dans son pilotage.
"Je n'ai jamais piloté une moto avec un avant comme ça, c'est une bénédiction. On ne sait pas où est la limite. Maintenant, on attaque, attaque, attaque, ça reste là. C'est une sensation incroyable d'avoir cette confiance et de pouvoir construire ça, mais ça demande beaucoup de construire cette confiance. [...] Avoir les deux journées du Shakedown en plus a énormément aidé pour nous parce que je pense qu'avoir la confiance pour pouvoir attaquer avec cet avant sera la clé."
"Un autre élément important pour moi, que je voyais avec les pilotes Yamaha par le passé, c'était de pouvoir garder les deux roues en ligne, vu que mon style, surtout dans les freinages en ligne, est d'utiliser un peu plus l'arrière, en me servant de cet outil. Heureusement, j'ai pu trouver une façon de ne pas perdre les forces de la Yamaha pour garder de la vitesse de courbe et avoir un bon turning, tout en conservant cet outil pour arrêter la moto en glissant, au dernier virage, au virage 9 et au premier virage."
"C'est vraiment sympa de pouvoir faire ça, de pouvoir ralentir la moto quand il le faut. Ce n'est pas nécessairement le plus rapide en piste mais c'est un outil que je pense nécessaire en MotoGP, pour pouvoir tenter des dépassements, etc."
Jack Miller
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Miller doit encore trouver les limites de la Yamaha mais il est déjà très à l'aise à son guidon, alors qu'il a parfois eu besoin d'un temps d'adaptation en passant d'une moto à l'autre par le passé, ne serait-ce que pour trouver une position agréable.
"Maintenant, quand je monte sur la moto, tout roule. Parfois, surtout quand on change de constructeur, cela peut prendre un peu de temps. Parfois en quittant les stands, tu as le réservoir qui colle aux jambes, le guidon est différent, et tu as besoin d'un peu de temps pour reprendre tes repères. Je dirais que l'adaptation a été facile."
"Mes mains sont placées, mes pieds sont placés, je me sens bien sur le réservoir, il n'y a pas de bosse ou quoi que ce soit, je n'ai pas les jambes endolories, ce qui a été un souci par le passé en étant positionné différemment sur la moto et que les jambes ne sont pas bien placés. On peut avoir un mauvais positionnement."
"Je me sens bien physiquement et comme je l'ai dit, quand je prends la piste le matin, je sens que je suis sur ma moto et c'est sympa de sentir ça après cinq jours, c'est bien."
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