Miller "assez confiant" malgré le rythme "déprimant" de Márquez

Jack Miller est le premier placé des pilotes Ducati sur la grille de départ du Grand Prix de Grande-Bretagne 2019.

Miller "assez confiant" malgré le rythme "déprimant" de Márquez

Avec les pilotes Ducati factory Andrea Dovizioso – finalement septième après avoir dû s'extraire de la Q1 – et Petrucci – relégué à la 11e position de la grille –, Jack Miller a fait particulièrement bonne impression en se mêlant à la lutte pour la pole position jusque dans les ultimes instants de la séance de qualifications du GP de Grande-Bretagne. Capable de représenter une menace pour les Yamaha de Valentino Rossi et Fabio Quartararo, sur lequel il a pris le dessus dans les ultimes secondes, l'Australien a cependant été battu par plus fort que lui en la personne de Marc Márquez, autoritaire poleman avec plus de quatre dixièmes d'avance.

De quoi donner le sourire au pilote Pramac Ducati, fraîchement sécurisé contractuellement pour son guidon au sein du team en 2020, pour qui la journée a tout de même été agitée, notamment en raison d'un changement de moto intervenu en plein milieu de la cruciale séance d'EL3, lorsque sa machine a rencontré une avarie lui imposant de repasser par le box et de monter sur la seconde moto pour aller chercher un chrono le qualifiant directement pour la Q2.

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Le week-end avait bien débuté vendredi pour le #43, qui s'était montré satisfait de son neuvième chrono des EL2, qu'il savait pouvoir nettement améliorer. "Je me sens assez bien, la moto se comporte bien", commentait-il alors. "Nous n'avons pas été au sommet de toute la journée, mais on y vient et c'est un circuit différent. Au début de la journée, nous avions les réglages de l'Autriche qui étaient un peu particuliers ; on avait étiré un peu l'accélération et ça n'a pas vraiment fonctionné car on a perdu dans les entrées de virage. Dans l'après-midi, nous avons repris ce que l'on avait à Brno et j'ai trouvé du temps, mais on a fait les changements en milieu de seconde séance [seulement]. Je me sens bien maintenant et je suis relativement heureux de cette première journée. Je suis confiant dans notre rythme et crois que j'en ai encore dans la manche. Je pense que l'on pourra pousser pour être plus haut", avait-il prévenu.

Revenu à sa machine d'origine ce samedi après-midi après la résolution du souci de capteur ayant entraîné l'arrêt de sa monture, Miller s'est montré satisfait de sa performance des qualifications, tout en admettant qu'il n'avait pas extrait le plein potentiel de la Desmosedici lors de son tour le plus rapide. "Il y a eu ces ennuis techniques ce matin en EL3. Je ne me sentais pas vraiment à l'aise en medium et j'ai donc essayé le tendre mais sitôt sorti, j'ai eu des problèmes avec la moto et ai fait un sprint pour jusqu'au garage ! C'est un long chemin ici, alors merci aux commissaires qui m'ont ramené : ils ont réussi un record ! La moto numéro 2 est le plus vieux châssis ; il fonctionne bien mais je ne l'avais pas utilisé depuis les tests de Brno et j'étais donc un peu hésitant à l'idée de me lancer dessus et aller chasser un temps directement."

"Je ne peux pas dire que je n'ai pas fait d'erreurs : dans les virages 3 et 4 je suis allé large et suis monté sur les vibreurs", relate-t-il. "J'ai aussi beaucoup souffert dans le troisième secteur, et n'ai été pas en mesure de le mettre correctement en place. On a eu l'air de souffrir du vent aussi un peu, aujourd'hui."

 Un circuit tout neuf, "sans les virages de merde"

Bien connu pour son franc-parler, Miller a toujours fait savoir qu'il ne portait jusqu'à présent guère le tracé de Silverstone dans son cœur. Mais les choses ont grandement changé avec le nouveau revêtement, qui offre plus de grip et permet aux pneus de s'exprimer de manière durable comme sur un tour, et quelles que soient les températures.

"Oui, la piste est vraiment superbe. Le travail fait est hors du commun, c'est le jour et la nuit ! Silverstone était probablement l'un des circuits que j'appréciais le moins et il revient là au sommet, comme l'un de mes favoris !", s'esclaffe Miller. "C'est un circuit historique. On n'en fait plus des comme ça et le fait qu'ils aient réussi à le resurfacer de cette manière est incroyable. Quiconque a fait ça doit maintenant faire Brno ! On a encore trois circuits classiques, oldschool et fun au calendrier. Silverstone devenait bosselé et il y avait une quinzaine de putains de surfaces différentes, vous savez ? Le premier secteur, par exemple, était un cauchemar, avec tous ces différents types d'asphalte. Maintenant, on peut pousser partout. C'est bien mieux : c'est comme un circuit tout neuf, sans les virages de merde qu'ils font maintenant et où ils mettent un peu de tout !"

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Le changement de forme est aussi à mettre sur le compte des qualités intrinsèques de sa moto, selon l'Australien, à la manière d'un Márquez réconcilié lui aussi avec le tracé anglais. "Le fait qu'il n'y ait plus de bosses dans ce premier secteur, c'est bien mieux. Je pense que la Ducati est assez bonne ici et dans les longs virages, quand on accélère sur l'épaule des pneus, la Ducati a un bon grip, alors je pense que c'est un facteur positif."

Cap sur la course, désormais. Comme l'indique Rossi, "cinq ou six" pilotes disposent du rythme de course pour pouvoir prétendre au podium dimanche. "Le pneu dur n'est pas mon favori mais je pense que c'est celui que j'utiliserai", anticipe Miller. "La majorité de la grille, je pense, sera en durs. On verra ce que l'on peut faire. Je me sens assez confiant, mais les Yamaha ont l'air fortes et le rythme de Marc en EL4 avec des gommes de 15 tours était assez déprimant !"

 
P. Pilote Moto Tours Temps Écart
1 Spain Marc Márquez Honda 7 1'58.168  
2 Italy Valentino Rossi Yamaha 7 1'58.596 0.428
3 Australia Jack Miller Ducati 7 1'58.602 0.434

 

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