Miller aurait bien voulu plus de tours pour rattraper Rossi !

Pour la deuxième fois de la saison, le pilote Pramac a terminé un Grand Prix en quatrième position, au Mans, après avoir suivi Rossi de bout en bout.

Miller aurait bien voulu plus de tours pour rattraper Rossi !
Jack Miller, Pramac Racing
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Jack Miller, Pramac Racing
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Compétitif durant toute l'épreuve, Jack Miller n'a échoué qu'à neuf petits dixièmes du podium du GP de France, et après un Grand Prix exigeant sur une piste très chaude, il n'avait qu'une envie... qu'elle fasse plus que les 27 tours prévus !

"C'est la première fois de ma carrière que j'espérais qu'une course soit plus longue ! J'étais concentré sur Rossi, je travaillais vraiment dur pour réduire l'écart avec lui. J'ai vu le nombre de tours restants, huit, et je voulais vraiment le rattraper. Ensuite, je me suis dit : 'Mince, je reviens, encore trois ou quatre tours et je l'aurai'... puis j'ai regardé le panneau et c'était le dernier tour. Je suis revenu à neuf dixièmes, mais ça n'était pas suffisant", peste-t-il.

Après avoir maintenu au départ la septième place qu'il occupait sur la grille, l'Australien s'est immédiatement installé dans la roue de Rossi, qui est dès lors resté sa référence jusqu'à l'arrivée. Il n'a été séparé de l'Italien qu'à la mi-course lorsque tous deux ont rattrapé Jorge Lorenzo. Et le vainqueur du Grand Prix des Pays-Bas 2016 (lorsqu'il pilotait pour Marc VDS) a alors eu la satisfaction de dépasser en piste le pilote d'usine Ducati, au guidon de sa machine satellite. De bon augure quand on sait que Lorenzo et Miller sont en compétition pour le guidon officiel Ducati 2019, avec également Danilo Petrucci, deuxième de ce Grand Prix...

"Il avait une trajectoire vraiment étrange dans le virage 7 [Garage Vert], et tout ce que j'ai fait, c'était rester collé au vibreur et j'ai réussi à le passer. Il hésitait vraiment à mettre de l'angle, il est parti vraiment fort, donc je ne sais pas s'il a perdu son pneu avant ou quoi, car je pense qu'il avait le même choix que moi", analyse Jack Miller.

Une Ducati moins physique que la Honda

Une fois qu'il s'est défait de Por Fuera, le pilote Pramac s'est installé à la quatrième place qui allait être la sienne au classement final. Bien que Rossi se soit détaché tour après tour en se montrant plus rapide que son poursuivant, la tendance s'est inversée dans les dernières encablures et l'écart s'est réduit, de sorte que Miller ne comptait plus que 0"964 de retard à l'arrivée sur Rossi (un écart très similaire à celui qui les séparait à Jerez), et 6"314 sur le vainqueur.

Le tour de moins que comptait la course MotoGP cette année a donc fait un malheureux, si l'on en croit la détermination de Miller à poursuivre son effort lorsque le drapeau à damier est venu mettre fin à sa poursuite du Docteur. Une pointe de frustration qui témoigne surtout de sa bonne acclimatation à la Ducati, qu'il trouve moins physique que la Honda satellite qu'il pilotait durant ses trois premières saisons en MotoGP.

"Le fait de penser à vouloir faire plus de tours, c'est déjà incroyable, d'habitude je réclame la fin de course ! La moto est super", se réjouit-il. "J'ai trouvé un rythme dans la course, surtout après le premier secteur, et pendant toute la course la moto était juste sur des rails à cet endroit-là. Je n'ai jamais eu un souci, je ne me suis pas fait dessus [sic]. Avec la Honda, quand on passait la deuxième partie de la chicane, il y avait toujours des soucis. Là, c'était très solide, la moto était très calme, je ne devais pas me battre, juste gérer le wheeling. Voilà, c'était très calme, je dirais."

Miller, qui n'a pas encore quitté le top 10 depuis le début de la saison, grimpe à la sixième place du championnat. Il compte déjà 49 points, soit 20 de plus que l'année dernière à pareille époque alors qu'il était lancé dans ce qui est à ce jour sa meilleure saison en catégorie reine.

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