Pas d'objectif de chrono pour Mir et Rins, à la découverte de la Honda

Joan Mir et Álex Rins n'avaient aucune pression pour découvrir la RC213V lors du test de Valence et ont effectué des chronos "acceptables". Le travail sur les nouveautés est revenu à leurs coéquipiers Marc Márquez et Takaaki Nakagami.

Joan Mir, Repsol Honda Team

MotoGP

L'arrivée de l'ancien binôme Suzuki dans le clan Honda a été particulièrement regardée lors du test de Valence. Il faut dire que Joan Mir et Álex Rins n'ont tous les deux connu que la GSX-RR en MotoGP et changent pour la moto la plus en difficulté du plateau cette saison. Leur adaptation à la RC213V n'a pas semblé aussi rapide que celle qu'a pu avoir Miguel Oliveira au guidon de l'Aprilia, mais il faudra évidemment plus d'une seule journée pour en avoir une réelle idée.

Encore liés par contrat à Suzuki jusqu'au 31 décembre, les deux hommes ne portaient en conséquence pas encore les couleurs de Honda et n'avaient pas le droit d'effectuer une quelconque comparaison entre les deux machines dans leurs déclarations, rendant leur ressenti très flou. En revanche, Marc Márquez, qui est désormais le coéquipier de Mir, a reconnu que les deux anciens pilotes Suzuki avaient été "un peu surpris au début".

Estimant que Honda n'a pas encore apporté ce qu'il fallait à la RC213V pour être suffisamment performante, le #93 s'est montré sans langue de bois à l'heure d'observer les résultats des deux nouvelles recrues, qui auront fort à faire avec cette moto.

"Petit à petit, ça semble aller mieux. Mais on le sait, avec cette moto il est difficile d'établir un rythme de course et d'être régulier dans les chronos. [...] Bien sûr, ils font partie de Honda et il était très important pour moi [d'entendre] leurs commentaires, leur première impression, parce que quand on pilote une moto, on s'habitue ensuite à ses problèmes et, quand on a du talent comme Mir et Rins, on commence à s'adapter à ces problèmes, alors ils seront rapides. Mais on voit aux chronos si une moto est facile ou pas. Si elle est facile, on prend la piste et on est sur les mêmes chronos que les autres motos ; si elle n'est pas facile, on aura besoin de toute la journée pour être sur des chronos acceptables", a-t-il lâché.

"Acceptable", c'est également ce qu'a estimé Lucio Cecchinello, directeur de l'équipe LCR, concernant les performances de Rins, reconnaissant toutefois que les chronos n'étaient pas au cœur du programme. "L'objectif était d'abord de le laisser découvrir la moto, fixer son style de pilotage, arriver à des chronos acceptables et ensuite de passer à un nouvel élément", a-t-il déclaré au site officiel, considérant par ailleurs que l'apport d'un nouveau pilote comme Rins pouvait se révéler très important pour son équipe, et pour Honda plus généralement.

Álex Rins

Álex Rins

"On a travaillé ce matin sur la position de pilotage [d'Álex Rins] car notre moto est évidemment différente", a-t-il ajouté. "On a continué à travailler en pneu medium juste pour recueillir des données sur son style de pilotage, sa façon de freiner, d'ouvrir les gaz et pour ajuster certaines cartographies. C'est un pilote d'expérience et on sait qu'il aime avoir un peu moins d'électronique, il préfère avoir plus la moto en main et c'est quelque chose d'intéressant pour nous donc on va continuer de travailler dans cette direction, sans trop forcer sur les chronos."

"Sincèrement je suis assez content car ça a été une bonne journée. On a fait beaucoup de tours, 90 tours, ce n'est pas mal", a commenté pour sa part le pilote espagnol, qui a conclu le test au 21e rang, à 1"308 du premier. "L'objectif aujourd'hui était de s'adapter à tout ce qui était nouveau et je pense qu'on l'a fait."

Rins et Mir n'ont donc pas vraiment participé à l'essai des nouveautés 2023, un travail qui est revenu à Takaaki Nakagami chez LCR et à Marc Márquez chez Repsol, l'Espagnol menant la majorité des tests depuis son retour en septembre. Les deux nouvelles recrues n'avaient donc pour l'heure aucune pression, avant le véritable saut dans le grand bain lors de la reprise à Sepang, en février prochain.

"Marc connaît la moto, alors il peut aller droit au but et comprendre si c'est oui ou non. Pour Joan, c'est une moto complètement différente et donc une approche complètement différente pour ce test", a expliqué Alberto Puig, team manager de l'équipe Honda officielle. Mir a conclu au 18e rang, à 0"882 du leader.

"Il n'a pas arrêté de rouler. Il a dit que la moto est assez différente, bien sûr, et il faut qu'il s'y adapte. Mais on ne peut pas prétendre qu'un pilote qui ne connaît pas votre moto fournisse des informations précises. […] Le rythme de Marc est facile à comprendre parce qu'il connaît la moto, tandis que pour Joan l'objectif était de rouler."

Avec Léna Buffa

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