Morbidelli : "Tout le monde s'attend à ce que je sois comme Zarco"

Le Champion du monde Moto2 en titre sait qu'il va avoir fort à faire en 2018 pour faire aussi bien que son prédécesseur.

Les jours défilent et rapprochent toujours un peu plus le MotoGP du début du championnat, dont la première manche est prévue au Qatar mi-mars. Si l'excitation a d'emblée été bien palpable pour l'ensemble du plateau lors des trois jours de tests à Sepang, ce sentiment est bien sûr exacerbé chez les rookies, qui doivent prendre leurs marques dans une discipline dont ils ont tout à découvrir.

Franco Morbidelli ne déroge pas à la règle, et à la pression liée à la nécessité de bien faire pour ses débuts dans la catégorie reine, s'ajoute le besoin de faire au moins aussi bien, en sa qualité de Champion du monde Moto2 en titre, que son prédécesseur Johann Zarco, double vainqueur (et seul pilote à avoir réussi cet exploit dans la catégorie intermédiaire à ce jour) en 2015 et 2016, et qui a brillé pour sa première saison dans l'élite.

Car avec une sixième place finale, agrémentée des statuts de meilleur débutant et de meilleur pilote indépendant, la barre a été mise très haut par le Français. Faire aussi bien ne sera donc pas facile pour Morbidelli, dont la mission tient presque de la chimère.

L'Italo-Brésilien ne nie d'ailleurs pas être la cible d'une certaine pression, pour ne pas dire une pression certaine, mais affirme également que pareille situation le motive dans la poursuite de ses objectifs. "Tout le monde s'attend à ce que je sois plus ou moins comme Zarco, mais je sais et nous savons tous que Zarco a été une belle exception, avec peut-être aussi Marc [Márquez] lorsqu'il est arrivé et a remporté le championnat. Les deux ont fait une belle [première] saison", rappelle le pilote Marc VDS. "Je ne sais pas si j'ai les qualités et je ne sais pas si je peux faire cela, mais il est certain que je vais essayer et faire mon maximum pour cela. Oui, c'est une pression, mais la pression me stimule."

La saison 2017 de Zarco, un bilan difficile à reproduire

En 2017, Zarco est parvenu à réaliser le tour de force de signer deux pole positions (à Assen ainsi qu'à Motegi), et à finir trois fois sur le podium. De tels résultats semblent néanmoins difficiles à obtenir pour Morbidelli, qui ne jouit pas d'un matériel de la qualité de celui fourni par Yamaha et Tech3 l'an passé.

Preuve en est, son faible classement au terme des trois jours d'essais à Sepang, 20e à 1"7 du temps de référence. Mais cela n'inquiète pas outre mesure le jeune homme de 23 ans, qui a pu évoluer sur différents types de conditions en Malaisie, et constater l'efficacité des gommes Michelin.

"Cela a été une bonne surprise pour moi que de piloter sous la pluie avec cette MotoGP, car la performance est très élevée sur le mouillé", confesse-t-il, lui qui bénéficie d'une longueur d'avance en la matière sur son coéquipier et dauphin en Moto2 en 2017, Tom Lüthi, qui a découvert la moto seulement à Sepang. "La performance des pneus est tellement élevée que je pense que je n'ai toujours pas atteint leur limite, et je dois donc bien les comprendre pour être un bon pilote de MotoGP."

Morbidelli doit donc à présent s'atteler à la résolution de l'un des défauts de sa RC213V : le manque de vitesse en virage. "Nous devons faire mieux au niveau de la vitesse en virage, c'est le domaine où nous perdons du temps", a-t-il pointé du doigt. L'occasion leur sera donnée, à lui et Lüthi, de remédier au problème lors des prochains tests, à Buriram mi-février. 

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Séries MotoGP
Pilotes Johann Zarco , Franco Morbidelli
Équipes Marc VDS Racing Team
Type d'article Actualités