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MotoGP GP d'Allemagne

Morbidelli retrouve la lutte pour la victoire : "Ça fait du bien !"

Pendant quelques tours, Franco Morbidelli a cru pouvoir gagner le GP d'Allemagne. S'il a finalement dû reculer, ralenti par des pneus trop usés, il a tout de même retrouvé l'adrénaline des avant-postes avec un bonheur évident.

Franco Morbidelli, Pramac Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas vu Franco Morbidelli sur le devant de la scène, mais c'est en bataillant dans le groupe de tête que l'Italien a refermé une première partie de championnat éprouvante pour lui. Lourdement accidenté en janvier et, dès lors, parti du mauvais pied dans sa découverte de la Ducati, l'ancien pilote Yamaha aura franchi méthodiquement les étapes devant le ramener à la vitesse et la confiance qui lui ont fait défaut.

Dans la lignée des échelons déjà gravis de façon moins visible, il a donc franchi un cap lors de ce GP d'Allemagne. S'il a terminé la course cinquième, on l'a un temps vu aux aguets dans la roue du leader, son coéquipier Jorge Martín. Cela a duré du neuvième au 14e tour, après que Morbidelli a pris l'avantage sur Pecco Bagnaia.

Mais tandis que le pilote officiel Ducati décidait de ralentir pour préserver ses pneus, convaincu que le duo Pramac en faisait trop, le #21 s'est doute un peu emballé, trop heureux de retrouver l'adrénaline d'une bagarre si proche des meilleurs résultats. À la mi-course, ses gommes l'ont rappelé à l'ordre et il s'est fait ravaler par Bagnaia, puis Álex Márquez et enfin, dans les derniers tours, par Marc Márquez.

"Quand j'ai passé Pecco, j'ai vu qu'en peu de temps il s'est retrouvé à +0"8, donc je me suis dit qu'il était en train de gérer alors que j'arrivais vite sur Jorge. Je me suis dit 'ils sont en train de gérer'... Mais je me suis aussi dit que je voulais voir ce qui allait se passer ! Et j'ai fini mes pneus", raconte Franco Morbidelli, qui n'en perd pas son sourire.

"C'est une version de moi-même qu'on ne voyait pas depuis un moment ! Je suis content qu'elle soit ressortie. Ça fait quelques courses que je me retrouve par-là et que je vois le podium, que je peux y arriver, mais cette fois un peu plus. À un moment donné, je me suis dit que j'allais gagner. C'est bien, ça a été un week-end positif et on en avait tous besoin."

C'est une version de moi-même qu'on ne voyait pas depuis un moment !

Tout le week-end s'est en effet déroulé de façon bien plus convaincante pour Morbidelli, après un certain recul à Assen qu'il explique par le fait qu'il n'arrive pas encore à exploiter au mieux la Ducati dans les enchaînements les plus rapides. Sur la piste plus lente du Sachsenring, les bonnes sensations sont arrivées dès le vendredi, et tout s'est enchaîné à partir de là.

"On a fait des changements et on a réussi à faire les bons. Chaque fois que j'arrive sur un circuit, j'ai toujours besoin d'un peu de temps pour être coulé sur la moto, je ne suis toujours pas à 100% en symbiose avec la moto. À Assen, je n'y étais toujours pas le samedi, tandis que cette fois, je me suis acclimaté à la moto un peu plus rapidement", expliquait-il dans le week-end.

Qualifié sixième, Morbidelli a obtenu une place dans le top 5 au sprint, menant "une course solide" malgré un mauvais départ. "J'ai perdu un peu trop de temps au début. Et puis, il nous manque de toute façon une paire de dixièmes pour rester dans le groupe des premiers. Mais j'ai réussi à reprendre la cinquième place et je me sentais bien sur la moto", se félicitait-il samedi soir, heureux de n'avoir connu aucune difficulté particulière pendant cette première course malgré sa volonté de trouver comment mieux maintenir le rythme au fil des tours.

"Il y a une phase en course où je dois ralentir plus que les autres. Ils gardent leur rythme, mais moi je dois ralentir. Je l'ai fait au Mugello ; je ne l'ai pas fait à Barcelone et ensuite je suis tombé. Il y a ce moment en course où je dois ralentir parce que je n'ai plus le même grip. Donc on essaye de régler la moto parfaitement pour moi, pour mon style de pilotage, afin de gommer cet écart que l'on a. Mais n'oublions pas que nous n'avons que très peu d'expérience avec cette moto."

Une "crainte révérencielle" face à Martín et Bagnaia

Son absence lors des essais de pré-saison continue de peser, selon lui, et c'est aussi par ce biais que Morbidelli explique son usure prématurée des pneus en course. Mais ce qu'il retient, c'est ce qu'il a touché du doigt et qui servira de carburant pour la suite.

"À un moment donné, on était en mesure de viser la victoire. J'étais assez rapide pour remonter sur Jorge, et ce assez facilement. Je pensais que ça pouvait être le moment, mais j'ai un peu trop usé mes pneus. J'ai dû m'éloigner pour ramener la moto jusqu'à la fin, me défendre jusqu'à la fin. Mais cette mauvaise approche de la course résulte de mon manque d'expérience avec cette moto."

Franco Morbidelli en pleine bagarre contre Enea Bastianini.

Franco Morbidelli en pleine bagarre contre Enea Bastianini.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

"Ça fait du bien. C'est formidable !" se réjouit-il. "Le simple fait d'être là, en position d'attaque... J'ai été dans cette position l'année dernière, une seule fois. Mais quand j'ai été [dans ces positions] ces deux dernières années, c'était toujours pour me défendre, alors qu'aujourd'hui, j'étais en mode attaque, c'est beaucoup plus mon style."

Le pilote Pramac avoue aussi s'être quelque peu bridé lorsqu'il s'est retrouvé en bagarre contre les hommes qui jouent le titre. "J'y ai un peu pensé, oui, quand j'étais derrière Pecco et Jorge", concède-t-il. "C'est juste que je me suis retrouvé en position de me demander quand j'allais les passer et j'ai tout le temps essayé d'être le plus propre possible. Je l'ai fait avec Pecco. Avec Jorge, je suis arrivé sur lui et, tandis que je me rapprochais avec cette vitesse, je me demandais où et comment le passer, et je me suis dit que je voulais essayer d'être le plus propre possible."

"Un peu de crainte révérencielle", décrit-il. "Pas trop, heureusement, car ce n'est pas le moment d'avoir ce genre de crainte. Mais je l'ai eu alors je vais aussi travailler là-dessus pour m'en libérer. L'histoire du championnat est encore longue."

Avec Nina Prognon

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