Morbidelli chez VR46 ? "Ça bouclerait la boucle"

Le team VR46 va-t-il pour la première fois faire courir Franco Morbidelli ? Cette union, évoquée avec de plus en plus d'insistance, serait pour le pilote italien une manière de "boucler la boucle".

Franco Morbidelli, Pramac Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Directement qualifié pour la Q2, positionné en deuxième ligne sur la grille de départ puis cinquième à l'arrivée du sprint et de la course principale, avec au passage une lutte pour la victoire qui n'est pas passée inaperçue, Franco Morbidelli s'est replacé sous le feu des projecteurs pendant le GP d'Allemagne. Il n'y a cependant pas que ses performances qui ont attiré l'attention sur lui, car le pilote italien fait partie de ceux dont on parle sur le front des tractations en vue de 2025.

Passé après la salve des grands noms, Morbidelli paye ses dernières années très compliquées, entre blessures et difficultés profondes traversées chez Yamaha. Il n'en demeure pas moins qu'il a le soutien du groupe VR46, dont il est l'un des membres emblématiques de l'Academy et fut le premier à devenir Champion du monde (en Moto2, en 2017) puis à accéder à la catégorie MotoGP et à y gagner.

Malgré une volonté affichée de ne pas être qu'une extension de l'Academy, l'équipe VR46 conserve des liens étroits avec son vivier de pilotes et apparaît aujourd'hui comme le point de chute idéal de Morbidelli. La structure dirigée par Uccio Salucci est en passe d'officialiser Fabio Di Giannantonio dans le cadre d'un nouvel accord avec Ducati qui en fera le nouveau team satellite de référence du constructeur, tandis que Pramac va rejoindre le camp Yamaha. Morbidelli complèterait à la perfection le line-up, en remplacement de Marco Bezzecchi, qui va partir chez Aprilia, même si Salucci avoue à GPOne après le GP d'Allemagne que "rien n'est fait pour le moment".

"Ça bouclerait clairement la boucle", a admis Morbidelli, interrogé sur l'éventualité qu'il coure sous ces couleurs en 2025. "Ce serait une histoire formidable de courir pour Vale. Ce sont eux qui ont fait de moi le pilote, la personne que je suis aujourd’hui. Je leur dois énormément, à tout le groupe VR, pas seulement Vale. [Je leur dois] pratiquement tout, alors courir pour eux, ce serait une belle manière de boucler la boucle."

Malgré une adolescence difficile, le pilote italien a pu accéder au plus haut niveau de la compétition grâce au coup de pouce donné par Valentino Rossi, à qui il jure depuis une fidélité sans faille. Si la vie l'a malmené, il sait aussi tout ce qu'il doit au champion italien et à son entourage, et se prend aujourd'hui à rêver d'une évolution heureuse de son parcours qui le ramènerait en quelque sorte au bercail pour profiter d'une période, espère-t-il, un peu plus sereine.

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Avant cela, Morbidelli compte bien poursuivre l'ascension qui est la sienne aujourd'hui, alors qu'il franchit peu à peu les étapes devant le ramener à son niveau après les mois perdus à la suite de la grosse chute subie en janvier.

"Réussir à renouer avec la victoire dès cette année, avec Pramac, ce serait fantastique, et le faire ensuite avec VR... Je ne veux même pas y penser", souriait-il en quittant le Sachsenring où, pour la première fois, il s'est battu pour la victoire avec la Ducati. Durant quelques tours seulement, avant d'être rappelé à l'ordre par l'usure de pneus qu'il avait trop sollicités, mais suffisamment pour reprendre une belle dose de confiance.

Franco Morbidelli et Pecco Bagnaia, deux des membres de la VR46 Riders Academy.

Franco Morbidelli et Pecco Bagnaia, deux des membres de la VR46 Riders Academy.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Sa progression, il la chiffre aujourd'hui "à 75%", mais l'expérience qu'il acquiert sur la GP24 commence à vraiment payer. "Ça fait trois courses que je me dis que je peux terminer sur le podium. Trois courses ! Depuis Barcelone. Je n’y suis pas encore, mais j’y travaille et je continue d’y croire", assurait-il.

Finalement cinquième d'un quintuplé Ducati en Allemagne, il est persuadé que ça n'est qu'une question de temps avant qu'on le revoie sur le podium : "Je peux le faire. J’ai eu des difficultés. Je n’étais pas dans la bataille du top 5 à Assen, c’était un circuit difficile pour nous, mais depuis Barcelone, je peux le faire. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il me manque quelque chose. Mais on va travailler pour."

"À Assen, [il y a eu] beaucoup de petites choses. On a mieux performé au Mugello, on n’était qu’à deux dixièmes de la pole position. Et le début de la course avait été très bon, on pouvait prétendre au podium mais j’ai ensuite dû reculer", a-t-il décrypté au sujet de ses récentes performances, rappelant qu'à Barcelone aussi, il "visait le podium dans les cinq derniers tours", avant de tomber.

C'est finalement sur la piste très atypique du Sachsenring que les choses se sont le mieux emboîtées, et ce n'est à ses yeux qu'une nouvelle étape dans une progression qui se poursuit. "Je continue d’en apprendre sur cette moto et, en attendant, on obtient quand même de bons résultats et c’est positif ! Il manque toujours quelque chose pour se battre devant. On va continuer de travailler petit à petit pour y arriver."

Avec Nina Prognon

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