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Le motocross, l'arme secrète de Márquez pour dompter la Honda

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Le motocross, l'arme secrète de Márquez pour dompter la Honda
Par :
Co-auteur: Léna Buffa
23 déc. 2019 à 15:30

Il n'existe pas une seule explication simple au fait que Marc Márquez ait pu maintenir sa domination sur le MotoGP au fil des années, cependant l'affinité du champion espagnol pour le motocross pourrait être une pièce maîtresse dans ce puzzle.

Honda traverse l'une des périodes les plus paradoxales de son Histoire en MotoGP. La marque a en effet conquis la triple couronne cette année, en remportant les titres pilotes, constructeurs et teams, et pourtant la disparité dans les résultats de ses pilotes est éclatante. Alors que Marc Márquez a battu en 2019 le record de points marqués, en remportant 12 victoires et six deuxièmes places sur un total de 19 courses, ses collègues ont eu bien du mal à exploiter le potentiel de la RC213V.

Le cas le plus évident a été celui de Jorge Lorenzo, tout simplement dans l'incapacité de sortir d'une spirale négative dans laquelle il est entré dès qu'il a pris le guidon de la Honda, et finalement retiré de la compétition au bout d'un an de souffrances et après avoir vécu la plus faible saison de sa carrière depuis celle de ses débuts mondiaux, en 2002. Mais même parmi les connaisseurs de la Honda, les difficultés ont été évidentes : ainsi, la saison 2019 n'a pas répondu aux attentes de Cal Crutchlow, qui n'a obtenu que trois podiums.

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Alors que Márquez loue les qualités de la Honda, les deux pilotes qui disposaient de la même version que lui (Nakagami courait avec la Honda 2018) l'ont décrite comme étant difficile à piloter et l'ont qualifiée de "critique" compte tenu de leur manque de sensations sur l'avant. C'est précisément dans cette zone que se trouve la clé de la réussite du pilote espagnol, car alors ses deux comparses ont peiné à l'ajuster et à lui faire confiance, lui est parvenu à dompter la bête.

Bike of Jorge Lorenzo, Repsol Honda Team after his crash

Le fait est que la Honda ne pardonne aucune erreur et n'a aucune pitié pour les pilotes qui n'adopteraient pas la bonne approche pour attaquer les virages. La clé est de choisir avec précision les moments exacts dans lesquels relâcher les freins à l'entrée du virage, puis remettre les gaz pour en sortir. Il s'agit d'un processus quasiment automatique − relâcher les freins, tourner, accélérer − et il faut toujours le faire au bon moment et au bon endroit, sans quoi quelques fractions de secondes sont perdues en milieu de virage et le risque de chuter augmente, sans compter que la confiance du pilote en est en conséquence affectée.

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"En motocross, Marc est le boss"

"Le point fort du style de pilotage de Marc c'est qu'il pousse toujours sur l'avant, mais il reste en contrôle", explique son jeune frère et compagnon d'entraînement, Álex Márquez. "Ce n'est pas juste ça, mais aussi le fait qu'il est rapide pour relâcher les freins et accélérer au milieu du virage. Le plus important, c'est qu'il est le seul à être capable de le faire au bon moment à chaque tour de la course."

Pour Álex Márquez, être pilote de motocross est l'un des talents déterminants offrant à son frère ce type de contrôle sur la Honda. L'assistant du #93 sur les courses, Jose Luis Martinez, est quintuple Champion d'Espagne de motocross et pourtant le pilote Repsol Honda est "souvent aussi rapide que lui" d'après son frère, qui ajoute : "En motocross, Marc est le boss."

Marc Marquez at the Superpresitigio dirt bike event

Cela pourrait-il donc être l'arme secrète ayant permis à Marc Márquez de tant dominer le MotoGP au cours de la dernière décennie ? "Je suis né dans le motocross, alors c'est plus qu'une bonne façon de m’entraîner pour moi, c'est ma grande passion", explique-t-il. "J'adore ça, car chaque tour est différent. On change de trajectoire et il faut réagir vite à l'inattendu, d'une façon qui vous permet de ne pas perdre la vitesse et de dépasser à chaque fois les obstacles. Je pense que cela aide beaucoup à savoir comment éviter les chutes ou à réagir à l'imprévu."

Julia Márquez, le père de Marc et Álex, a été la personne la plus influente auprès du futur sextuple Champion du monde MotoGP lorsqu'il était jeune et celui qui l'a encouragé à se mettre à la moto. "Le motocross est sa grande passion, ce qu'il adore le plus", explique-t-il. "Quand il était enfant, Marc a commencé à rouler en enduro, puis il a découvert le motocross et il en est tombé amoureux. Ensuite, les courses sur circuit sont arrivées, et je me souviens que quand je l'ai inscrit à une série j'ai eu du mal à le convaincre parce qu'il voulait être sur sa moto de cross partout où il pouvait."

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"La première fois qu'il a signé avec Honda, ils lui ont interdit de faire du motocross parce que c'était considéré comme étant trop dangereux et ils ne voulaient pas qu'il se blesse. Il n'a pas aimé cette période parce qu'il devait rouler en secret et ne pouvait pas en faire autant qu'il le voulait."

Deux ou trois ans plus tard, une fois qu'il a eu les titres 2013 et 2014 en poche, Marc Márquez a repris ses activités en motocross sans que personne chez Honda n'ose plus questionner sa passion. "Pour lui, c'est fondamental, parce que cela l'aide à améliorer ses réflexes et à improviser dans les situations inattendues qui surviennent en MotoGP", poursuit son père. "Il a même disputé des épreuves du Championnat d'Espagne et a fini devant des pilotes professionnels."

 

"Si cela ne tenait qu'à lui, il ferait du motocross tous les jours, mais en plus des week-ends MotoGP, il doit assister à de nombreux événements. Il arrive quand même à trouver du temps pour en faire une ou deux fois par semaine", reprend Jose Luis Martinez. "On a tendance à rouler sur des circuits meubles, ce qui signifie que la surface change à chaque tour. Cela l'aide à improviser, à regarder devant et à rester concentré, en prenant des décisions à la volée."

"Le motocross est sa zone de confort, il n'y a ni caméras ni fans et c'est un très bon moyen pour lui de déconnecter. C'est ma cinquième année avec Marc, mais on a eu l'habitude de beaucoup s'entraîner ensemble avant cela. Il a beaucoup progressé avec le temps. Il est très compétiteur et il a parfois besoin de se contenir un peu. Au début, je pouvais facilement le battre, mais vers 2015 ou 2016 il a énormément progressé et j'ai dû pousser de plus en plus fort pour me battre contre lui."

L'ancienne star du motocross n'a aucun doute quant au fait que la passion de Márquez pour le tout-terrain a constitué l'une de ses forces pour dompter la Honda 2019 et se montrer aussi compétitif à son guidon. "J'en suis convaincu, parce qu'en motocross on bouge constamment, on n'est jamais à 100% en contrôle, il n'y a pas d'électronique, et tout cela l'aide à contrôler l'avant de la Honda dont ils disent tous qu'il est assez critique cette saison. Cela l'aide aussi dans les conditions mouillées ou mixtes. C'est là que l'on voit les pilotes qui s’entraînent en motocross et ceux qui ne le font pas", observe-t-il.

Joan Mir, Team Suzuki MotoGP

Joan Mir fait lui aussi partie des pilotes MotoGP qui fréquentent régulièrement la scène espagnole du motocross. "Je roule normalement une ou deux fois par semaine", explique le pilote Suzuki. "C'est une discipline assez difficile, il faut être très précis et les conditions du circuit changent à chaque tour, alors il faut s'y adapter. C'est une très bonne façon d'apprendre à improviser, d'entraîner ses réflexes et de compléter l'entraînement physique. Le plus important, c'est la précision, la force et l'improvisation."

Chaque pilote a bien entendu sa propre méthode d'entraînement, mais alors que Cal Crutchlow et Jorge Lorenzo ont continué cette année à dédier une grande partie de leur programme à du vélo et du travail cardio, Marc Márquez n'a cessé d'accorder beaucoup d'importance au motocross. Et cette passion intégrée à sa préparation est peut-être bien devenue son arme secrète, en tout cas son meilleur atout pour dompter la Honda 2019 et en faire, malgré son caractère, la moto récompensée par tous les titres cette année.

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Auteur Germán Garcia Casanova