Le MotoGP confirme le gel des moteurs pour 2026
C'est désormais officiel : les constructeurs MotoGP devront se plier à un gel des moteurs pour la saison 2026, avant l'entrée dans un nouveau cycle réglementaire qui changera la cylindrée des motos. Deux possibilités existent pour ne pas s'y plier, sur la base des performances ou d'importants problèmes.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
La Commission Grand Prix a voté une modification apportée au règlement technique MotoGP et actant l'arrêt du développement des moteurs entre les saisons 2025 et 2026. Cette nouvelle, dont nous nous faisions écho le mois dernier, a été officialisée ce jeudi par la FIM et Dorna Sports et confirme que les constructeurs conserveront le même moteur pendant deux ans afin de pouvoir se concentrer sur la préparation du grand changement attendu pour 2027, à l'exception des plus en difficulté.
Cette mesure, validée par la Commission Grand Prix qui réunit les représentants de tous les acteurs du championnat, vient modifier un règlement selon lequel ceux-ci peuvent chaque année faire homologuer un moteur neuf, scellé pour l'ensemble de la saison.
Le système de concessions permet néanmoins à certains constructeurs d'introduire de nouvelles spécifications moteur en cours de championnat, une liberté consentie sur la base des résultats et qui concerne Yamaha et Honda cette saison. Ces avantages perdureront bel et bien en 2026.
"Pour les constructeurs dans la catégorie D des concessions, le gel de la spécification moteur ne s'appliquera pas, sauf s'ils changent de catégorie", précise la Dorna, en charge de l'organisation du championnat. "Les concernant, la spécification restera aussi libre qu'actuellement, permettant à ceux qui ont un plus gros déficit de performance de continuer à travailler sur des zones clés de leurs machines."
Pour les autres constructeurs, il existe de rares exceptions possibles à ce gel du développement. "Certaines tolérances pourraient être accordées pour des correctifs liés à la sécurité, la fiabilité ou l'indisponibilité de composants, sous réserve de n'avoir aucun gain de performance", indique ainsi la fédération, rappelant ce qui a été la situation de Yamaha en 2020 avec l'affaire des soupapes.
En conséquence de cette mesure, et en dehors de ces deux possibilité d'y échapper, le moteur qui sera homologué à la veille du premier Grand Prix de la saison prochaine (le GP de Thaïlande qui se déroulera du 28 février au 2 mars 2025) devra ensuite être conservé jusqu'à la fin du championnat 2026. Le nombre de moteurs pouvant être utilisés au cours de la saison restera quant à lui inchangé : il est de huit pour chaque pilote des marques entrant dans les catégories A, B et C des concessions, et de dix dans le cas des constructeurs de la catégorie D (Yamaha et Honda aujourd'hui).
C'est la deuxième fois en quelques années à peine que le MotoGP a recours au gel des moteurs. On se souvient en effet que cette mesure avait été adoptée en pleine pandémie de Covid-19 afin de préserver les budgets des constructeurs face à la crise entre les saisons 2020 et 2021. Cette fois, il s'agit de limiter leurs dépenses face aux investissements nécessaires en vue du nouveau cycle réglementaire qui s'ouvrira en 2027. Celui-ci marquera le passage de moteurs de 1000cc à une cylindrée réduite à 850cc, avec entre autres mesures une réduction importante de l'aéro et des dispositifs de correcteur d'assiette de type holeshot device.
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