Iannone trouve du réconfort sous la pluie après le "désastre" d'Austin

Le pilote Suzuki a connu une journée de préparation positive dans des conditions de piste difficiles et constamment altérées par le niveau d'eau en piste.

Onzième dans la matinée avec les pneus slicks sur une piste séchante (1'41"562) puis monté au cinquième rang lors d’EL2 plus arrosés avec un duo de pneus pluie (1'42"078), Andrea Iannone demeure cependant dans le groupe des pilotes qui devront améliorer leur référence si les conditions venaient à rester humides pour espérer accéder d’office à la Q2.

Si l’on annonce une météo malgré tout plus clémente pour la suite du weekend français, l’Italien voit dans ces progrès de la GSX-RR sur piste humide des signes encourageants, après les déboires de la manche américaine.

"On avance", souffle-t-il cet après-midi dans le paddock du Mans. "Espérons que nous allons encore progresser, car si ce n’est pas le cas, ce sera très mauvais. On a amélioré… oui… mais à Austin, en conditions humides, ce fut un désastre pour moi. C’est un tout, pour le feeling. Mais là, nous avons pas mal progressé."

"Les sensations n’étaient pas mauvaises aujourd’hui", assure-t-il, interrogé par Motorsport.com. "J’ai un bon feeling et nous avons pas mal travaillé : on a amélioré sortie après sortie, et c’est ce qui compte."

"Heureux" des efforts déployés par Suzuki

Globalement, Iannone se montre patient à l’égard de son team. S’il sait que son début de saison a été loin de tout reproche personnel, l’Italien rappelle que, comme celui qui le remplace qui Ducati, un certain temps d’adaptation à sa nouvelle monture est nécessaire, et que le travail d’adaptation collective commence à porter ses fruits. La détermination de Suzuki à écouter le pilote et tenter de lui procurer une moto disposant du comportement désiré est enthousiasmante, à entendre le natif de Vasto.

"Je pense que c’est un mix [d’équilibre et d’électronique, ndlr]. Quand on veut améliorer un domaine, on ne peut pas se concentrer sur un unique point. C’est sûr que quand on contrôle mieux l’électronique, on contrôle mieux le problème. Mais ça ne résout pas la totalité du problème. Je pense qu’actuellement, on travaille pour le futur, et Suzuki commence ce travail de rattrapage à ce niveau. Je demande à essayer de récupérer du grip à l’accélération ainsi que quelques autres points, et Suzuki est très réactif et travaille dessus. Je suis très heureux de ça. Très, très heureux !"

D’une manière générale, Suzuki ne parvient pas encore à totalement exploiter ses forces par temps sec. Les essais du jour n’ont pas réellement permis de travailler sur les points particuliers que Iannone aimerait voir corrigés sous peu en vue d’une distance de course, mais les zones de progression sont identifiées et en cours d’analyse.

"La Suzuki a un très bon grip à la limite, quand on a un angle prononcé. Mais sur le sec, on commence à trop patiner quand on prend la poussée. Je ne peux pas totalement utiliser la puissance, il y a du wheeling. Mais la puissance est un point fort. Pour ce qui est de la vitesse de passage en courbe, j’ai une très bonne agilité. Pas à pas, on essaie de faire progresser tous les domaines et de débloquer le potentiel", assure celui qui a ce weekend Sylvain Guintoli comme équipier. "J’ai une bonne expérience avec lui et c’est un pilote rapide", sourit-il d’ailleurs à l’évocation du Français. "J’espère qu’il restera avec nous et qu’il travaillera avec nous pour tenter de faire progresser la moto."

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Type d'article Réactions
Tags essais libres