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Actualités

Le MotoGP veut des pilotes de réserve permanents, comme en F1

Les promoteurs du championnat étudient, en collaboration avec les constructeurs, la possibilité de créer un poste de pilote de réserve permanent lors des Grands Prix, à l'instar de ce qui se fait en Formule 1.

Le départ du sprint

Photo de : Steve Wobser / Getty Images

Depuis le rachat du MotoGP par Liberty Media, société de divertissement également propriétaire de la Formule 1, les promoteurs du championnat star de la moto n'ont pas hésité à adopter les méthodes de la catégorie reine des courses auto. Cela s'est ressenti jusque dans le nom de la société : Dorna Sports est devenue MotoGP Sports Entertainment Group, une appellation plus internationale et qui souligne l'importance accordée au sport autant qu'au divertissement.

Le projet d'évolution du MotoGP prévoit l'arrivée de nouveaux circuits, de plus en plus proches des centres-villes, comme Adélaïde et Goiânia, l'amélioration de l'expérience proposée aux fans sur les circuits, ainsi qu'une plus grande diversité de nationalités parmi les pilotes. Le tout a pour objectif de placer le spectacle au cœur de la course.

Dans le cadre de ce vaste développement du championnat, les responsables du MotoGP ont aussi identifié une mesure adoptée par la F1 et pouvant être mise en œuvre sans trop de difficultés en moto : la création d'un rôle du pilote remplaçant permanent.

Marc Márquez, Ducati Team

En MotoGP, il n'est pas rare qu'un pilote coure avec des blessures relativement légères.

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Il faut dire que le stress excessif qu'impose aux pilotes le programme actuel des week-ends de course - avec des essais décisifs dès le vendredi, puis les qualifications et le sprint le samedi avant la course principale le dimanche - tend à entraîner une augmentation des blessures. En dehors de Marc Márquez et de Jorge Martín, lourdement blessés ces dernières années, d'autres absences, moins longues, ont dernièrement nécessité le recours à des remplaçants dont le niveau n'a pas toujours été à la hauteur des attentes en MotoGP.

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Les constructeurs ont depuis longtemps compris l'importance des pilotes d'essais dans le développement de leurs prototypes. Si ce rôle n'existait pas il y a moins de 20 ans, on a pu voir au fil des années certains des pilotes les plus reconnus du championnat s'investir dans ce travail, à commencer par Casey Stoner (pour Ducati et Honda) et Jorge Lorenzo (pour Yamaha). Aujourd'hui encore, Dani Pedrosa et Pol Espargaró sont pilotes essayeurs pour KTM, Aleix Espargaró pour Honda et Andrea Dovizioso pour Yamaha, pour ne citer qu'eux.

Fort de cette expérience, le promoteur du championnat souhaite aller plus loin et étudie, en collaboration avec les constructeurs, la possibilité pour chaque usine de disposer d'un ou deux pilotes de réserve permanents. Ces pilotes seraient amenés à être présents sur tous les Grands Prix, prêts à prendre la piste en cas d'indisponibilité d'un titulaire. L'idée est que ces remplaçants puissent intégrer au pied levé soit l'équipe d'usine, soit l'une des équipes satellites de leur constructeur.

Maverick Viñales, Red Bull KTM Tech 3, empezó el viernes en Austin, pero se retiró el sábado

Maverick Viñales a dû déclarer forfait à Austin, mais sans pouvoir être remplacé.

Photo de : Motorsport.com

La règle actuelle veut qu'un forfait d'un titulaire oblige une équipe à le remplacer dans les dix jours, ce qui implique qu'une place puisse rester inoccupée pendant une course, voire plus si deux Grands Prix s'enchaînent. Rien n'est en revanche prévu pour qu'un pilote apte à courir soit disponible à chaque moment.

On en a eu un exemple concret à Austin, où Maverick Viñales a déclaré forfait le vendredi, souffrant d'une blessure à l'épaule. Pol Espargaró, pilote d'essais KTM, se trouvait au Texas en tant que commentateur pour la TV espagnole et aurait pu le remplacer. Ce changement n'a cependant pas eu lieu car rien n'était prévu en ce sens, et Espargaró n'avait, par exemple, pas de combinaison.

Un système organisé autour d'un rôle attitré de pilote de réserve - à distinguer du pilote d'essais, dont le travail s'organise en dehors des Grands Prix - permettrait d'avoir toujours un remplacement disponible, prêt à remplacer le blessé en cours de week-end.

Existe-t-il assez de pilotes de talent ?

En F1, la situation est beaucoup plus claire, le règlement disposant que les équipes doivent être prêtes à réagir en cas de maladie ou de blessure d'un pilote titulaire et palier à son indisponibilité. Il existe donc une liste des pilotes de réserve prêts à intervenir au sein de chaque équipe en 2026 : Leonardo Fornaroli et Pato O'Ward (McLaren), Fred Vesti (Mercedes), Yuki Tsunoda (Red Bull), Antonio Giovinazzi (Ferrari), Lucas Browning (Williams), Jack Doohan (Haas), Ayumu Iwasa (Racing Bulls), et le duo Jak Crawford et Stoffel Vandoorne (Aston Martin).

Leur expérience est variable, mais la plupart sont connus du spectateur lambda qui achète son billet et ne souhaite pas voir des voitures rester immobilisées au garage.

"Il est vrai que le MotoGP a fait part aux constructeurs de son souhait que les équipes disposent de pilotes de réserve lors des Grands Prix", a confirmé à Motorsport.com Davide Tardozzi, team manager de l'équipe officielle Ducati, interrogé sur le sujet.

Cependant, le responsable italien, l'un des plus expérimenté du championnat, juge que les choses ne sont pas si simples. "Je ne pense pas que ce soit réalisable. Pour le moment, nous avons des priorités plus urgentes", a-t-il souligné, faisant probablement référence aux aspects financiers du contrat actuellement en discussion entre les constructeurs et le promoteur.

Et Davide Tardozzi d'apporter une réflexion pertinente à son argumentation : "Pensez-vous qu'il existe 11 pilotes, en dehors de cette grille, possédant le niveau requis pour courir en MotoGP ?"

Álex Rins n'est pas intéressé

Le bon sens suggère en effet que les pilotes les plus à même de relever ce défi seraient ceux qui ont déjà évolué en catégorie reine ces dernières années et connaissent donc le championnat. Cela pourrait inclure des noms comme Remy Gardner, Iker Lecuona, Augusto Fernández, Miguel Oliveira, les frères Espargaró, Takaaki Nakagami, Danilo Petrucci et Andrea Dovizioso, sans oublier ceux qui rejoindront la liste à la fin de cette saison de grandes mouvances sur le marché des transferts.

Alex Rins, Yamaha Factory Racing

Álex Rins n'aimerait pas tenir ce rôle, qu'il juge trop frustrant.

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Álex Rins est l'un des pilotes dont l'avenir est le plus incertain, n'ayant aujourd'hui reçu aucune offre. Motorsport.com a donc évoqué cette question avec lui, d'autant que ce sujet l'a particulièrement touché en 2023, lorsqu'il a manqué 13 Grands Prix après une fracture de la jambe. Alors chez LCR Honda, il avait été remplacé à plusieurs reprises par Stefan Bradl, pilote d'essais de la marque, et Iker Lecuona, qui courait en WorldSBK.

Pour Rins, ce nouveau poste de pilote de réserve ne représente cependant pas une option attrayante pour son propre avenir. "Je n'avais pas entendu parler de cette proposition d'introduire des pilotes de réserve. En fait, j'ignorais même que cela existait en F1", a-t-il d'abord répondu à Motorsport.com lorsque nous lui avons demandé s'il serait intéressé par un tel rôle.

"En tant que pilote, il m'est arrivé d'aller sur des Grands Prix en sachant que je ne pourrais pas courir à cause d'une blessure. Et c'était très difficile pour moi, vraiment très difficile. Donc, si ce système était mis en place, cela pourrait être très dur pour tous ceux qui devraient voyager et rester inactifs tout le week-end."

"Je ne le ferais pas, car cela signifierait être loin de chez soi autant de jours que les pilotes habituels, tout en sachant que l'on a peu de chances de monter sur la moto", a expliqué le pilote barcelonais.

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