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Oliveira a repris la piste après un hiver dédié à sa guérison

Absent pour la conclusion du dernier championnat, Miguel Oliveira a dédié la pause hivernale à sa récupération physique, en se faisant notamment opérer pour un arm-pump. Il a récemment repris la piste pour se remettre dans le bain avant les essais de pré-saison.

Miguel Oliveira, Trackhouse Racing

C'est peu dire que Miguel Oliveira a souffert en 2023. Selon ses propres mots, il a "tout vécu" durant sa première saison au guidon de l'Aprilia, payant un lourd tribut physique à de nombreux accidents. Blessé aux tendons de la jambe droite lors du premier Grand Prix du championnat, il a ensuite été victime d'une fracture de l'humérus et d'une luxation de l'épaule gauche à Jerez, puis d'une autre fracture de l'omoplate gauche à Losail.

À chaque fois pris dans des accrochages ou involontairement heurté, il a dû déclarer forfait pour les Grands Prix d'Argentine, de France et de Valence, ainsi que la course principale du Qatar. Également touché par des soucis de fiabilité sur sa moto, il n'a vu l'arrivée que neuf fois le dimanche et, après une saison qui a ressemblé à un exercice à trous, il s'est classé lointain 16e au championnat.

Absent pour la finale de la saison, Miguel Oliveira l'était également pour le premier test hivernal qui lui faisait suite. Tandis que ses adversaires découvraient leur nouvelle machine, lui se focalisait sur sa récupération après tant de maux. Alors qu'il soignait sa fracture de l'omoplate, il en a aussi profité pour régler un souci d'arm-pump, un mal qui l'avait déjà gêné il y a quelques années.

"J'ai eu du temps pour récupérer", explique le pilote portugais. "J'ai été opéré pour un arm-pump fin novembre, alors que je récupérais de la blessure à l'épaule. Ça a été un mois de décembre difficile mais j'ai pu avoir un bon entraînement et une bonne récupération."

Alors qu'approche la reprise, avec en ligne de mire le test collectif de Sepang auquel il participera à partir du 6 février, Miguel Oliveira est impatient de connaître le verdict de la piste afin de bien évaluer sa condition physique au sortir de ce long tunnel : "J'aimerais dire que je suis à 100% mais on ne le sait pas avant de monter sur la moto. Je suis vraiment impatient d'être à Sepang pour retrouver ces sensations et voir comment je vais véritablement."

En attendant, il a tout de même repris le guidon d'une moto, afin de retrouver quelques sensations, à l'image de ce qu'ont réalisé ces deux derniers jours les pilotes Ducati. "J'ai déjà passé trois jours à rouler à Portimão et tout avait l'air d'aller bien. Mais j'ai roulé sur mon Aprilia RSV4, qui est assez différente d'une MotoGP. Tant que je ne serais pas monté sur ma véritable moto, je n'aurai pas de certitudes. En tout cas, pour le moment, au cours de ces trois jours, je me suis bien senti."

"Je suis prêt", assure le pilote Trackhouse, malgré une pointe de prudence. "C'est une chose de faire des relais de 20 ou 25 minutes en piste sur une moto de route et c’en est une autre de piloter une MotoGP. Ce sont deux sports différents. Il faut arriver à la fin de course avec une très bonne condition physique et être capable d’atteindre les mêmes objectifs à chaque tour. C'est difficile donc je ne sais pas si j'y suis déjà, mais il est certain que je vais très bien pour le moment."

Avec Vincent Lalanne-Sicaud

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