Le MotoGP écarte l'option des week-ends de 2 courses

Parmi les nombreuses idées qui ont été avancées pour comprimer la saison MotoGP dès qu'elle pourra commencer, courir deux courses au cours d'un même week-end est l'une de celles qui rencontrent le plus d'approbations. Et pourtant, la Dorna n'envisage pas cette option.

Le MotoGP écarte l'option des week-ends de 2 courses

Depuis les premières annonces de reports de Grands Prix en raison de la pandémie due au coronavirus, des idées, plus ou moins réalistes, ont commencé à émerger pour tenter de comprimer autant que possible un championnat dont la date de départ ne cesse d'être repoussée. L'une des options les plus populaires parmi les fans − et même auprès de certains pilotes, comme Valentino Rossi − concerne la possibilité de disputer deux courses le même week-end, une formule qui a fait la distinction du WorldSBK depuis sa création.

Mais en dépit de l'enthousiasme de certains sur le sujet, le dernier mot quant aux modalités grâce auxquelles le MotoGP pourra sauver sa saison reviendra à la Dorna. Or, bien que le promoteur du championnat n'ait exclu aucun scénario au début de la crise, l'option de disputer une double course n'est désormais plus envisagée.

"Cette possibilité ne nous sert à rien", a fait savoir Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports, à la chaîne de télévision espagnole Teledeporte. "Le promoteur qui a une course est déjà assez stressé comme ça, il ne va pas payer pour avoir deux courses, et les télévisions non plus."

Lire aussi :

Manel Arroyo, directeur exécutif de la société et également responsable de la diffusion télévisée du MotoGP, a exprimé la même opinion et écarté cette hypothèse. "Nous ne l'étudions pas, c'est juste un énième article, c'est juste de l'imagination", a-t-il fait savoir dans une interview avec Catalunya Rádio. "Faire deux courses le même week-end ne mène nulle part. De plus, le championnat, les équipes et les motos elles-mêmes sont faits pour un type de compétition, avec une course de 45 minutes le dimanche. Changer cela n'est pas facile d'un point de vue technique. Ce ne serait évidemment pas impossible, mais cela ne nous apporterait rien."

Trop tôt pour définir un nombre de courses

"Une des caractéristiques de ce championnat est de visiter différents pays et différents circuits, comme nous l'avons fait habituellement", ajoute Manel Arroyo, qui refuse à ce jour de définir un nombre minimum de courses comme objectif pour la saison 2020. "Quand nous saurons quel jour nous pourrons commencer, nous saurons combien de week-ends nous avons jusqu'à Noël pour courir. Ceci en tenant compte, bien sûr, des besoins logistiques. Logiquement, nous ne pouvons pas nous attendre à avoir une course chaque week-end jusqu'à la fin de l'année, c'est évident. Mais lorsque nous connaîtrons le jour où nous pourrons commencer, nous saurons s'il y aura dix, 16 ou huit courses. Le dire maintenant serait très aventureux."

Une chose semble toutefois certaine : le MotoGP ne s'arrêtera pas à ce qui était jusqu'à présent une obligation pour que la saison soit validée, à savoir organiser un minimum de 13 courses. "Ce sera un championnat du monde, nous sommes d'accord avec la FIM et les équipes. Nous avons toujours été d'accord, et de toute façon il n'est écrit nulle part que nous devons faire 13 courses. Il y a des contrats, mais cela ne signifie pas que, si nous faisons moins de courses, il n'y aura pas de champion", assure Manel Arroyo.

Lire aussi :

Les sept premières courses du calendrier ayant été annulées ou reportées, c'est au Grand Prix d'Allemagne, du 19 au 21 juin, qu'est fixé désormais le début du championnat. "Pour l'instant, on pourrait dire que nous n'avons pas de calendrier. Nous devons être honnêtes, si les Grands Prix n'ont pas encore été officiellement reportés, c'est parce que les promoteurs nous demandent certaines conditions, car dans leur pays les circonstances existent pour annuler le Grand Prix", admet Arroyo.

"Cependant, nous avons tous à l'esprit que les courses de juin sont un peu précipitées", poursuit-il. "J'aimerais que les conditions soient remplies. Il reste encore beaucoup de temps avant juin. La machine est parfaitement préparée pour que l'on puisse démarrer du jour au lendemain, mais cela ne semble pas devoir se produire. Cependant, j'insiste : j'espère que la situation changera rapidement, que nous sortirons de ce cauchemar que nous sommes en train de vivre et que nous pourrons aller en Allemagne en juin."

partages
commentaires
Meregalli opposé à la suppression de la moto de rechange

Article précédent

Meregalli opposé à la suppression de la moto de rechange

Article suivant

Un retour de Iannone ? Pramac ne dirait pas non

Un retour de Iannone ? Pramac ne dirait pas non
Charger les commentaires
Le gentil géant qui manquera au MotoGP Prime

Le gentil géant qui manquera au MotoGP

Imaginer le MotoGP sans Danilo Petrucci, c'est envisager de perdre l'un des rares pilotes qui aient pu battre Marc Márquez au sommet de son art et un garçon aussi attachant que combattif.

MotoGP
26 juil. 2021
Joan Mir, un Champion du monde bousculé mais pas résigné Prime

Joan Mir, un Champion du monde bousculé mais pas résigné

Joan Mir croit en ses chances de conserver son titre en MotoGP, malgré une première moitié de saison en dessous de ses attentes. Motorsport.com a pu échanger avec le pilote Suzuki sur ses chances au championnat, le départ de Davide Brivio et la célébrité apportée par son sacre mondial en 2020.

MotoGP
23 juil. 2021
Quartararo décrypte sa réussite : sérénité retrouvée et Yamaha en progrès Prime

Quartararo décrypte sa réussite : sérénité retrouvée et Yamaha en progrès

À la peine dans les dernières de la saison 2020, Fabio Quartararo a retrouvé le sommet et domine le championnat à mi-parcours. Motorsport.com s'est entretenu avec le Niçois pour évoquer sa nouvelle approche, sa progression et son arrivée dans l'équipe Yamaha factory, mais aussi les grandes difficultés de son coéquipier.

MotoGP
15 juil. 2021
Pourquoi Yamaha risque de perdre Valentino Rossi Prime

Pourquoi Yamaha risque de perdre Valentino Rossi

En sa qualité de patron d'équipe, Valentino Rossi va entrer de façon imminente dans une nouvelle ère dans sa carrière, et celle-ci aura une influence considérable sur un certain nombre de pilotes et d'équipes du championnat. Mais c'est précisément chez Yamaha que se fera sentir l'un des plus gros impacts car la marque joue un rôle central dans cet épisode et pourrait en conséquence perdre ses liens avec le Docteur.

MotoGP
23 juin 2021
Donner ou prendre le sillage : entre aubaine, tolérance et nécessité ! Prime

Donner ou prendre le sillage : entre aubaine, tolérance et nécessité !

Prendre le sillage d'un rival pour gagner en performance... ou être celui qui est accroché et donne, de son plein gré ou non, un avantage à un concurrent. Le sujet n'a pas pas fini de faire parler, mais crée en tout cas des dynamiques intéressantes entre les pilotes du plateau MotoGP.

MotoGP
10 juin 2021
Éligibilité aux concessions techniques : le remède pour Honda ? Prime

Éligibilité aux concessions techniques : le remède pour Honda ?

Aveu d'échec mais coup de pouce possiblement bienvenu : l'éligibilité à des concessions en MotoGP peut être vue de plusieurs manières, comme en témoignent les réactions de Marc Márquez et Pol Espargaró à cette évocation...

MotoGP
6 juin 2021
Lucio Cecchinello : "Ma récompense ? Le plaisir que je continue à prendre" Prime

Lucio Cecchinello : "Ma récompense ? Le plaisir que je continue à prendre"

Toujours aussi passionné, mais aussi ancré dans la réalité, l'ancien pilote Lucio Cecchinello partage avec nous son regard sur les effets de la crise actuelle en MotoGP et la manière dont le championnat devrait selon lui évoluer.

MotoGP
28 mai 2021
Hervé Poncharal, taille patron Prime

Hervé Poncharal, taille patron

Patron du team Tech3 et président de l'IRTA, Hervé Poncharal est une figure incontournable du MotoGP. Aussi impliqué dans le sauvetage du championnat face à la crise sanitaire que touché par l'évolution de la planète, le Français a partagé avec nous son regard sur le monde.

MotoGP
26 mai 2021