Pecco Bagnaia : "Peut-être ma course la plus difficile en MotoGP"

Pecco Bagnaia a présenté ses excuses à Ducati après le Grand Prix des Pays-Bas, son long lap l'ayant peut-être privé du podium. L'Italien est satisfait d'avoir néanmoins pu se battre alors que son week-end avait mal débuté.

Pecco Bagnaia : "Peut-être ma course la plus difficile en MotoGP"

C'est à la sixième place que Pecco Bagnaia a franchi la ligne d'arrivée au Grand Prix des Pays-Bas, après s'être pourtant battu pour la première place avec Fabio Quartararo en début d'épreuve. Sa course a surtout été définie par une pénalité long lap pour plusieurs dépassements des limites de la piste, infligée alors qu'il se battait avec Takaaki Nakagami pour la deuxième place, Quartararo ayant déjà pris le large avec sa Yamaha.

Huitième après s'être acquitté de sa sanction, Bagnaia a pu reprendre l'avantage sur Aleix Espargaró et il a profité de la dégringolade dans la hiérarchie de Takaaki Nakagami, avant de devoir se défendre face à Marc Márquez. Estimant que le podium était à sa portée sans le long lap, le pilote Ducati est néanmoins satisfait d'avoir pu se battre sur une machine en difficulté sur le circuit d'Assen et au terme d'un week-end mal entamé.

"Peut-être la course la plus difficile en MotoGP que j'aie jamais faite", a lâché Bagnaia au site officiel du MotoGP. "J'ai eu du mal dès la première séance du week-end. J'ai essayé de progresser et finalement, en EL3 et en Q2, nous avons trouvé quelque chose qui m'a beaucoup aidé, mais se battre avec la Yamaha était impossible. J'ai tout essayé, j'ai poussé comme un lion pour rester devant Fabio mais [...] c'était très difficile."

"J'ai pris le long lap penalty en essayant de rester avec lui. Je l'ai accompli et mon rythme était très similaire à celui des autres, donc c'était très difficile de remonter après le long lap. J'ai fait de mon mieux [...], le maximum sans le long lap était peut-être la troisième ou la quatrième place, et nous avons finalement terminé sixième. Je suis heureux d'avoir donné le meilleur de moi-même et d'avoir tout donné."

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En difficulté dans certains virages, Pecco Bagnaia a pris trop de risques en milieu de course, ce qui a mené aux quelques erreurs à l'origine de sa pénalité. Il reconnaît sa responsabilité et a présenté des excuses à Ducati. "Peut-être que ma course a été trop défensive, mais Yamaha était trop rapide pour nous", a précisé Bagnaia lors d'une visioconférence avec les journalistes. "J'ai juste beaucoup poussé pour rester avec Fabio et quand tu pousses avec une moto qui n'est pas très adaptée à une piste comme celle-là, alors c'est facile de prendre un long lap penalty."

"J'ai fait une erreur et je me suis déjà excusé auprès de l'équipe pour cette erreur, mais la seule chose que j'essayais de faire, c'était de rester devant le maximum de pilotes possible, et dans la dernière partie de la course, contenir Marc [Márquez] n'a pas été facile."

Pecco Bagnaia avait pourtant débuté la course de la meilleure des manières, avec le holeshot et un duel de plusieurs tours face à Fabio Quartararo, le Français le doublant à la dernière chicane et le natif de Turin profitant de la puissance de sa machine pour repasser devant dans la ligne droite. Une attaque de Quartararo quelques virages plus tôt dans le cinquième tour lui a permis de prendre un avantage définitif et la vitesse de pointe de la Ducati n'a plus suffi à faire la différence.

"Il est assez clair que puissance ne veut pas dire faire un meilleur tour", a concédé Bagnaia. "Oui, je sortais toujours très, très vite de la dernière chicane parce que Fabio, au moment où je l'ai dépassé sur la ligne d’arrivée, c’était juste parce qu'il sortait très mal du dernier virage. Alors oui, ma moto est rapide mais c'est assez clair que je perdais quatre ou cinq dixièmes dans le virage 12, juste parce que ma moto n'était pas très bonne à cet endroit. Perdre quatre ou cinq dixièmes dans un virage et être rapide comme lui sur tout le reste de la piste me faisait perdre une demi-seconde ou six dixièmes au tour [...]. C'était très difficile."

Avec Chloé Millois

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