Acosta perçoit les limites de Márquez : "Il n'est pas aussi à l'aise" qu'en 2025
Pour Pedro Acosta, la chute de Marc Márquez au GP d'Espagne montre que l'Espagnol est encore limité par sa condition physique. Le pilote Ducati a plutôt cherché à ne pas en faire un sujet à Jerez.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Quel est la condition physique de Marc Márquez ? L'Espagnol a voulu se montrer rassurant quant à son épaule droite et veut éviter d'en faire un sujet, mais sa capacité à tirer le meilleur de sa Ducati interroge après quatre épreuves cette année.
Pris dans un accrochage avec Marco Bezzecchi dans le premier tour du GP d'Indonésie, l'Espagnol a souffert d'une lésion ligamentaire et d'une petite fracture au niveau de l'épaule droite. La blessure a d'abord paru bénigne mais s'est avérée plus compliquée que prévu, surtout que le bras touché était celui sur lequel il a subi sa grave blessure à l'humérus en 2020, et qui est resté "abîmé" selon les termes d'Ángel Charte, le directeur médical du MotoGP.
Alors qu'il pensait éviter une opération, Márquez a dû passer entre les mains des chirurgiens et la convalescence a été assez longue, ce qui l'a empêché de disputer les dernières courses de l'année 2025. Cette saison, Márquez a toujours été apte à rouler mais lors des trois premières épreuves de la saison, il n'a pas pu cacher ses limites physiques.
Le #93 a ainsi reconnu qu'il avait sélectionné l'ensemble aérodynamique qui rendait sa moto la moins physique cette année, et qu'il était incapable de produire les célèbres "sauvetages" qui ont souvent impressionné. Márquez a également reconnu manquer d'explosivité, ce qui l'a pénalisé en qualifications et en début de course.
Le report du GP du Qatar lui a donné plus de temps pour parfaire sa condition physique et une fois à Jerez, il s'est montré rassurant, mais le lundi soir, après les trois journées du Grand Prix et le test, il a préféré évacuer le sujet lorsqu'il lui a été demandé s'il ressentait encore une gêne. "Ça va", a-t-il simplement répondu, après une longue pause.
Marc Márquez a attendu Jerez pour montrer les effets de sa chute à Austin.
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Mais on sait que Márquez n'aime pas faire de sa condition physique une excuse. Ce n'est qu'à Jerez, quatre semaines après une grosse chute à Austin, que l'ampleur de ses douleurs pendant le week-end est devenu apparente. Il avait encore l'avant-bras râpé, ce qui était masqué par des pansements aux États-Unis.
"Je n'aime pas me plaindre pendant un week-end parce que ça ne m'aide pas", expliquait-il avait le GP d'Espagne. "C'était couvert et personne ne le savait mais pour le bras droit ainsi que cette blessure, c'était un week-end difficile."
Après une entame de championnat en dessous des attentes tant pour Márquez que pour Ducati, il reste donc à savoir si la baisse de forme est due à la moto, à la forme du nonuple champion du monde, ou aux deux. Pour Pedro Acosta, la chute de Márquez en course principale à Jerez, que l'intéressé a eu beaucoup de mal à expliquer, est cependant un signe que tout ne tourne pas rond.
"On dirait que depuis l'Indonésie, il n'est pas aussi à l'aise que l'an dernier dans son pilotage", a constaté le pilote KTM. "J'imagine qu'il n'est pas à 100%, parce que c'est assez bizarre de voir Marc tomber dans ce genre de virage."
Marc Márquez était limité par son épaule en début de saison.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Acosta sent que Márquez doit contourner certaines limitations, ce qui l'empêche de s'exprimer pleinement : "Souvent, quand on est habitué à piloter d'une façon et que, pour un raison ou une autre, on doit le faire différent, au moment où il faut attaquer, c'est encore plus dur, parce qu'on a un pilotage naturel qui revient."
Un pilotage dont Márquez serait donc incapable depuis le début de la saison. Le pilote Ducati a lui même donné des indices sur comment évaluer sa condition physique il faut surtout étudier sa position sur la moto, plus précisément au niveau du bras droit.
"Quand j'ai le coude relevé, c'est pour me protéger. Le coude bas, ça veut dire que je suis en confiance et que je n'ai pas mal. [...] Quand je suis revenu d'une précédente blessure, j'avais aussi le coude très haut et petit à petit, j'ai trouvé une voie."
La capacité de Márquez à garder son bras près du corps sera donc à surveiller ce week-end au Mans. De son côté, le pilote préfère mettre l'accent sur un besoin de mieux exploiter la Ducati.
Avec Germán Garcia Casanova
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