Performant, Márquez "en profite" et savoure le retour des sensations

Marc Márquez est de plus en plus de retour aux affaires et sa position sur la grille de départ reflète finalement peu le niveau affiché par l'Espagnol avec son package Honda lors de la séance de qualifications.

Performant, Márquez "en profite" et savoure le retour des sensations
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Deuxième pilote non-Ducati sur la grille de départ du Grand Prix de Thaïlande depuis sa huitième position, Marc Márquez aurait même semblé en mesure de s’élancer devant Fabio Quartararo, quatrième, s’il n’avait pas commis une petite erreur dans l’ultime virage de son dernier time-attack, en Q2. Alors qu’il chassait le chrono, le pilote Repsol Honda a en effet laissé filer quelques précieux dixièmes en devant rattraper sa machine après trois excellents premiers secteurs.

Pas de quoi frustrer l’Espagnol, néanmoins. Le fait de partir haut sur la grille aurait représenté un bonus, mais le principal intéressé assure ne pas disposer du rythme qui permettrait de toute façon de se battre pour un podium, dimanche. Concentré qu’il est sur la récupération de ses sensations et ce qui caractérise sa maestria, Márquez se réjouit du fait de précisément ressentir sa capacité à retrouver des aspects ludiques de son pilotage, séance après séance, et, dit-il, "d’en profiter" sur la moto.

"La Q2 a été vraiment bonne, à part le dernier virage", commente-t-il ainsi. "La stratégie n’est pas évidente quand on ne joue qu’avec un pneu, car sur le premier [run] j’ai fait un 1'30"5 avec le pneu arrière usé des EL1, puis j’ai mis le neuf et en sortant, il y avait les pilotes Ducati. Et eux… ils ont la moto ! [rires] Ils n’ont pas besoin d’aspiration ! Mais ensuite, on a commencé à jouer et j’ai fini par trouver un bon tour et ça allait bien, j’allais vite. Mais dans le dernier virage, j’ai commis une erreur, comme en EL3. Plus ou moins la même erreur. On sait ce qui s’est produit, et c’est malheureux. Mais on sait comment corriger ça."

"C’est sûr qu’avec deux pneus arrière [neufs], tu as plus de possibilités et tu peux faire ta propre Q2 en poussant devant les autres comme j’ai fait en EL1. En EL3, j’ai poussé devant Quartararo et Bagnaia. A la fin des EL3, j’ai poussé devant Miller… Donc je faisais des tours seul mais la limite de la moto est la limite de la moto et si tu veux un extra, il faut trouver une manière. Et bien entendu avec une petite aspiration, c’est toujours utile ! Malheureusement, avec un pneu, on n’a qu’une chance. C’était un bon tour mais j’ai fait l’erreur dans le dernier virage."

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Márquez en profite

Comme il l’expliquait jeudi et vendredi, Márquez retrouve surtout des sensations et s’autorise des choses qu’il avait mises de côté. "Jouant" de plus en plus avec sa monture, il en cerne également mieux le comportement et les manières de s’y adapter, ou d’apporter à son équipe de précieux éléments permettant d’aller dans la direction souhaitée. Autrement dit, Honda retrouve son leader. Et peu importe ce qui attend l’Espagnol en course, demain.

"Je m’en fiche, car sur le sec, je ne me sens pas mal. Pas pour finir sur le podium, car nous ne sommes pas prêts à finir sur le podium, mais je ne me sens pas mal à ce sujet car j’en profite. Les temps au tour sont là… Bon je sais que je finis huitième aujourd’hui, mais je m’amuse sur la moto. Je commence à en profiter, à ne pas avoir mal, à sauver de petites erreurs avec l’avant et c’est le plus important pour moi. Donc s’il pleut demain, ça n’a pas d’importance pour moi. Bien sûr, s’il pleut, tout est ouvert, mais s’il fait sec, ce sera plus utile pour ma condition physique."

"Le but en revenant… je savais que j’étais à l’extrême limite. Le test que j’ai fait à Misano était à l’extrême limite de ma condition. L’extrême limite, ça veut dire que les muscles étaient trop faibles, mais pas à pas, course après course, je me sens de mieux en mieux et je peux mieux contrôler la moto".

"Hier, je me sentais mieux qu’aujourd’hui, et je sais que demain, je me sentirai moins bien qu’aujourd’hui. Mais je sais que la semaine prochaine, je vais me détendre et passer un nouveau pas. C’est le but. Comme je l’ai dit, je me sens capable de pousser, de jouer avec la moto comme vous pouvez le voir à la télé, de glisser dans les virages gauche, à secouer la moto dans les points de freinages et cela faisait longtemps que je ne le faisais plus. Je recommence aussi à avoir la connexion avec les gars, et j’aime ça."

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