Petrucci : "Le cycle se termine" avec Pramac

Le pilote italien sait que 2017 sera sa dernière année avec Pramac Racing, équipe qu'il a rejointe en 2015 et avec laquelle il a décroché cinq podiums. Prochaine étape : l'équipe officielle Ducati ou la concurrence.

Danilo Petrucci s'apprête, comme ses collègues et adversaires, à prendre la direction de Sepang, pour les premiers essais de l'année qui réuniront le plateau dès dimanche. C'est dans ce contexte qu'il entamera une année importante, "tellement importante que 2019 a commencé avant même 2018", sourit-il dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport.

Petrucci réagit ainsi aux spéculations qui entourent l'intérêt porté par Ducati à Pecco Bagnaia, en pole position pour lui succéder l'année prochaine chez Pramac Racing. Mais, loin de se sentir poussé à partir, il a conscience de longue date que 2017 sera une année transitoire dans sa carrière, qui le portera quoi qu'il arrive à quitter l'équipe avec laquelle il est uni depuis quatre ans.

Le pilote italien a en effet confirmé être arrivé au bout d'un "cycle" et n'avoir qu'une seule option pour continuer à courir pour Ducati la saison prochaine, celle d'intégrer l'équipe officielle, un "rêve" qu'il admet volontiers nourrir.

"Paolo Campinoti [patron de Pramac Racing, ndlr] et moi en étions conscients : il m'a sorti de l'enfer, mais nous savions que ce serait notre dernière année ensemble, le cycle se termine", déclare-t-il auprès du journal italien. "C'est aussi le sens du projet Pramac. J'ai un contrat avec Ducati, j'ai une option qui arrive à échéance en juin pour intégrer l'équipe officielle, sinon je serai libéré."

Peu de temps pour faire ses preuves

Ducati a émis le souhait de continuer à travailler la saison prochaine avec chacun de ses pilotes officiels actuels, que sont Andrea Dovizioso et Jorge Lorenzo, concédant que le contexte très particulier de cette année pousserait à entamer les discussions très tôt, au point d'avoir une "idée claire de la situation" (à défaut de contrats signés) avant le premier Grand Prix.

"Je crois que tout se décidera sur les premières courses", confirme Petrucci, "et je ne trouve pas que ce soit très juste : si tu signes au bout de trois Grands Prix, les 15 autres tu les cours avec une motivation différente. Ce qui est arrivé à Folger dépend aussi de ça, c'est un monde qui met beaucoup de pression."

Si la pression morale semble couler sur les épaules du tranquille Petrucci, celui-ci ne ménage pas ses efforts pour affûter son physique. Lui qui a indiqué avoir perdu quatre kilos pendant la pause hivernale, vient de passer une semaine à Formula Medicine, le centre de Riccardo Ceccarelli, où il a pris la mesure des fruits du travail qu'il mène depuis deux ans sur son physique.

Le chemin parcouru par le pilote de Terni depuis ses débuts sont évidents et c'est désormais une nouvelle ère qui s'ouvrira bientôt pour lui, celle d'un pilote apte à intégrer une équipe officielle. C'est déjà ce que lui proposait Aprilia pour cette année, ce qu'il avait décliné.

"En 2017, la tentation d'aller chez Aprilia a été très forte, devenir pilote d'un constructeur italien m'attirait beaucoup. Mais je ne voulais pas continuer [avec Ducati] en étant séparé. Cependant, au bout de sept ans en Championnat du monde, c'est l'ambition", assure-t-il.

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