Nakagami, le retour en MotoGP d'un Japonais sur une moto japonaise

Alors qu'il effectuera ses débuts en MotoGP l'an prochain au guidon d'une Honda du team LCR, Takaaki Nakagami se réjouit à l'idée de porter haut les couleurs du Japon dans la catégorie reine.

Nakagami, le retour en MotoGP d'un Japonais sur une moto japonaise
Lucio Cecchinello, le patron du LCR Honda Team, Takaaki Nakagami, et Tetsuhiro Kuwatam, le directeur de HCR
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia, vainqueur de la course
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia
Takaaki Nakagami, Idemitsu Honda Team Asia

Comme cette année, ils seront quatre rookies à faire leurs grands débuts en MotoGP en 2018. Parmi eux, Takaaki Nakagami a été le deuxième impétrant à être officiellement annoncé, le 20 août dernier, après Franco Morbidelli mais avant Thomas Lüthi et Xavier Siméon. 

Le natif de Chiba, ville située sur la partie est de la baie de Tokyo et à une cinquantaine de kilomètres de la capitale japonaise, rejoindra donc les rangs du team LCR l'an prochain aux côtés de Cal Crutchlow

Une véritable éclaircie dans une saison difficile pour le jeune homme de 25 ans en provenance du pays du Soleil-Levant. Après une année 2016 qui l'a vu réaliser sa meilleure saison en Moto2 avec une sixième place finale au général et une première victoire acquise à Assen, le Japonais a en effet éprouvé quelques difficultés à confirmer.

L'annonce de sa promotion dans la catégorie reine a néanmoins semblé lui faire le plus grand bien, puisque celui-ci a signé dans la foulée son premier (et seul jusqu'ici) succès en 2017 à Silverstone. "C'est en Autriche que j'ai su que j'irais en MotoGP l'an prochain, car le patron de Honda me l'avait dit juste après la course. Ensuite, nous avons eu Silverstone, où nous avons connu un très bon week-end", relate Nakagami au cours d'un entretien accordé à Motorsport.com. "J'ai été un peu surpris, car jusqu'à samedi nous n'étions pas à 100% à l'aise. Nous pensions peut-être pouvoir nous battre pour le podium, mais pas pour un tel résultat."

À la recherche de bonnes sensations, en dépit de trois podiums (à Losail, à Austin puis à Assen), la confiance accordée par Honda en lui dédiant une seconde machine chez LCR lui a semble-t-il fait le plus grand bien. "Ce qui est sûr, c'est qu'après cette annonce, j'ai eu un regain de motivation", confirme-t-il. "Je me suis senti plus libre, car je n'avais plus besoin de penser à l'an prochain. Tout cela m'a aidé, que ce soit au niveau du pilotage, du mental. Tout le monde voulait vérifier que j'étais à la hauteur à Silvestone, et cela a été un vrai boost pour moi."

La pression, Nakagami a donc démontré qu'il savait la gérer avec cette victoire en terre anglaise, alors que tous les regards du paddock étaient tournés vers celui qui n'occupe actuellement "que" la septième place du championnat. 

Un bon point, mais il faudra aussi prouver en 2018 être capable d'apporter des retours techniques à une équipe satellite qui a longtemps milité auprès d'Honda pour pouvoir de nouveau disposer d'une seconde machine. 

Nakagami et LCR, une relation d'apprentissage mutuel

Ainsi, loin de prétexter un manque d'expérience pour justifier un éventuel manque de résultats, en tout cas en début de saison prochaine, Nakagami espère bien faire profiter de ses solides liens avec Honda pour contribuer aux progrès de l'équipe. "C'est ce que j'espère. Crutchlow dit que c'est difficile de n'avoir qu'une seule moto, car c'est beaucoup de pression sur lui", observe-t-il, tout en montrant qu'il a déjà à l'esprit quelques axes de progression sur la RC213V. "La moto est déjà très bonne, mais il y a des progrès à faire au niveau des sorties de virage."

Crutchlow dit que c'est difficile de n'avoir qu'une seule moto, car c'est beaucoup de pression pour lui.

Takaaki Nakagami

Si le pilote nippon a déjà sa petite idée sur le développement à suivre en 2018, c'est qu'il a déjà eu l'occasion d'essayer la Honda de MotoGP, en décembre 2016 sur le circuit de Jerez. Un premier contact qui s'est dans l'ensemble bien déroulé même si l'électronique l'a quelque peu dérouté. "C'était très impressionnant", reconnaît-il. "Il y a bien sûr plus de puissance, plus de grip, mais au niveau de l'électronique, c'est juste incroyable. En Moto2, il n'y a absolument aucune électronique ni traction control. C'était assez difficile pour moi car c'était vraiment la première fois que je pilotais avec de l'électronique. Mais nous allons avoir plein d'essais, donc chaque chose en son temps, je vais progresser test après test."

Une progression nécessaire et qui sera sans doute facilitée par le fait de bénéficier d'une moto dernier cri, et d'évoluer aux côtés d'un pilote expérimenté, présent en MotoGP depuis 2011. "Tous les pilotes de MotoGP sont 'fous', dans le sens où ils ont beaucoup de potentiel, ils sont très talentueux", explique-t-il. "Ce sera donc très difficile, mais je suis très content de rejoindre le team LCR. Ce n'est certes pas une équipe d'usine, mais c'est la même moto, et je suis très heureux de faire équipe avec Crutchlow, car il a beaucoup de potentiel. Il a gagné quelques courses et obtenu plusieurs podiums, je peux donc apprendre beaucoup de lui, mais aussi de l'équipe."

Pas d'inquiétudes inutiles donc pour le pilote Idemitsu Honda, qui compte bien prendre les problèmes les uns après les autres et capitaliser sur ses points forts l'an prochain. À commencer au niveau pneumatique, où son caractère économe pourrait bien faire mouche. "Je pense que mon point fort, c'est ma capacité à gérer les pneus", souligne-t-il. "Pour ce qui est du Moto2, c'est d'autant plus difficile qu'il n'y a aucune électronique. Mon autre point fort est que je peux garder un rythme régulier sur l'ensemble d'une course." 

Premier pilote japonais à temps plein depuis Aoyama

Il faut dire que Nakagami sera le premier pilote japonais engagé à temps plein en MotoGP depuis Hiroshi Aoyama en 2014. Celui-ci fera d'ailleurs son retour, au guidon d'une Honda de l'équipe Marc VDS, lors de la prochaine manche à Motegi. 

Le Twin Ring devrait à cette occasion confirmer la résurgence de la ferveur du public local, à plus forte raison que ses pilotes commencent à revenir au premier plan dans la catégorie reine. Une tendance que Nakagami a déjà pu percevoir. "Chaque année, il y a davantage de monde qui vient à Motegi, et l'an prochain il y en aura encore plus quand je serai en MotoGP", assure-t-il. "Depuis l'annonce, je suis déjà très sollicité pour faire des interviews. D'un point de vue personnel, l'objectif ne peut être que la victoire, et je suis très motivé et excité à l'idée de me rendre à Motegi." 

Lié à HRC depuis 2014, celui qui arbore le numéro 30 a pour ainsi dire toujours évolué sur une Honda, ne cédant aux sirènes étrangères que lors de ses deux dernières saisons passées en catégorie 125cc, en 2008 et 2009. 

Mais aussi à ses tout débuts sur deux roues, sur une pocket bike offerte pour son quatrième anniversaire, et qui a déclenché sa passion pour la moto. Pas sûr cependant que la marque à l'aile dorée lui en tienne rigueur, alors que les deux parties feront donc équipe l'an prochain. 

 
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