Les pilotes favorables à un GP au Mexique, mais pas dupes

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Les pilotes favorables à un GP au Mexique, mais pas dupes
Par : Willy Zinck
18 août 2018 à 08:17

Si la plupart des concurrents se sont montrés enthousiastes à l'idée de courir au Mexique dans les prochaines années, ils ne sont disposés à le faire que si le niveau de sécurité est assuré.

Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Détails de l'Autodromo Hermanos Rodriguez
Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Le vainqueur Jorge Lorenzo, Ducati Team, le deuxième, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, Marc Marquez, Repsol Honda Team

L'accroissement du calendrier est un sujet de préoccupation pour le MotoGP, et ce depuis plusieurs années alors que le championnat est en plein essor. La dernière destination évoquée, et qui semble jusqu'ici tenir la corde, est celle du Mexique, avec l'idée d'organiser un Grand Prix sur l'Autódromo Hermanos Rodríguez, sur lequel évoluent de nouveau les F1 depuis 2015.

Néanmoins, le tracé d'Amérique centrale n'est pas sans susciter certaines craintes, notamment sur le plan de la sécurité, avec des aires de dégagement qui peuvent de prime abord apparaître comme insuffisantes pour la pratique du MotoGP. Aussi Valentino Rossi n'a-t-il pas mâché ses mots lorsque la question a été abordé en Commission de sécurité, à Brno.

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Procéder par étapes

Pour l'instant, aucune décision n'a été officiellement prise quant à l'inscription du Mexique au calendrier des Grands Prix moto. Un plan du circuit a bien été soumis aux pilotes, mais de l'aveu de ces derniers, difficile de donner son avis sans juger sur place. "C'est très difficile de savoir sans s'y être rendu", confirme Aleix Espargaró, qui regrette que les instances dirigeantes semblent mettre la charrue avant les bœufs et ne procèdent pas comme elles l'ont fait pour la Thaïlande, où des essais officiels ont permis de se faire une idée précise de l'opportunité d'organiser un Grand Prix à Buriram.

"Je pense que la bonne façon de procéder, c'est ce que nous avons fait en Thaïlande. Nous nous sommes rendus là-bas, nous avons fait des tests, il y a eu une Commission de sécurité, nous avons donné le feu vert et c'était bon", rappelle le pilote Aprilia, qui craint que les murs bordant le circuit mexicain soient trop proches de la piste. "J'espère que c'est sûr. La zone du stadium paraît étrange. Il y a des murs qui sont très proches."  

Un problème de sécurité sur lequel travaillent les instances, et qui pourrait bien conditionner la venue ou non du MotoGP au Mexique. "Ils disent qu'ils procèdent déjà à des améliorations, et qu'ils vont remanier beaucoup de choses au niveau des dégagements", explique de son côté Marc Márquez, "et si les membres de la Commission de sécurité comme Franco Uncini, Loris Capirossi et Carlos Ezpeleta disent que ce n'est pas sûr, alors nous ne nous y rendrons pas. Mais pour les pilotes, il est impossible de se faire une idée sur une simple carte pour savoir si [la sécurité] est suffisante ou non."

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Une nouvelle preuve de la popularité du MotoGP

La Thaïlande, la Finlande, le Brésil, et maintenant le Mexique : autant de nouveaux pays qui seront visités par le MotoGP ou sont susceptibles de l'être dans un proche avenir, et qui témoignent de l'attrait grandissant de la catégorie reine et de la bonne forme de la discipline.

Pour Cal Crutchlow, c'est d'ailleurs très clair : pour peu que le facteur sécurité soit respecté, l'Anglais n'aura aucune difficulté, au contraire, à se rendre au Mexique, néanmoins la perspective d'un calendrier à rallonge est une crainte bien compréhensible.

"Je suis content d'y aller. Mais je ne suis pas content d'y aller si ça veut dire qu'on a un Grand Prix supplémentaire", explique-t-il ainsi. "Comme tout le monde, on veut moins de courses, on n'a pas besoin de deux GP de plus l'an prochain. Je sais que pour l'instant, il semble que l'on n'aurait qu'un seul Grand Prix de plus si on va au Mexique, mais au final, je suis content d'y aller s'ils font les changements qu'ils ont annoncés."

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Passé le paramètre de la sécurité, Danilo Petrucci soulève pour sa part la question du bon usage de la piste mexicaine, peu utilisée en dehors du Grand Prix de F1, et qui sera probablement sale en début de week-end si toutefois une manche venait à se concrétiser. "Le problème c'est qu'on risque d'avoir une autre course comme celle de l'Argentine", avance l'Italien. "La piste n'est pas utilisée pendant l'année. Et si elle n'est pas utilisée, alors l'asphalte sera un problème parce qu'il y aura plusieurs types de bitume."

Mais à l'instar de Crutchlow, Petrucci se félicite de la bonne santé du championnat, qui peut se permettre d'entrevoir de nouveaux événements pour le futur. "Je dois dire que je suis content d'aller dans de nouveaux endroits, surtout parce que cela signifie qu'on a de nouveaux fans, une nouvelle attention [à notre égard]. Je crois que tous les pilotes sont contents d'aller dans de nouveaux endroits et de promouvoir le MotoGP."

Avec Michaël Duforest et Léna Buffa

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