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Pourquoi Yamaha devrait s'inquiéter plus qu'elle ne le laisse paraître

Des débuts décevant pour un moteur représentant une nouvelle ère, un pilote vedette en passe de rejoindre un grand rival et un marché des pilotes en pleine mutation... Yamaha minimise les inquiétudes concernant sa situation actuelle en MotoGP, mais les problèmes sont criants.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Photo de: Shameem Fahath / Motorsport Network

Malgré le calme affiché par Paolo Pavesio, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing, après la piètre performance de la marque japonaise lors du premier Grand Prix de la saison, plusieurs signes indiquent que l'inquiétude est bien plus grande qu'elle n'y paraît.

Premièrement, il est loin d'être anodin que le constructeur n'ait pas autorisé ses pilotes à s'exprimer après la course, dimanche à Buriram. C'est particulièrement frappant dans le cas de Toprak Razgatlioglu, qui n'a pas eu l'opportunité de livrer son sentiment après son premier Grand Prix MotoGP, autrement que par le biais d'un communiqué de presse transmis par le team Pramac.

On le sait, le Turc, triple champion du monde de Superbike, est l'un des chouchous de Pavesio. Jusqu'ici déçu de se voir en bas de classement alors qu'il tente de s'adapter aux spécificités du MotoGP, il est resté proche des autres pilotes Yamaha durant ses premières courses, en Thaïlande, jusqu'à une chute à la fin du sprint qui lui a fait perdre du terrain.

Dimanche, il a franchi l'arrivée en 17e position, à 39 secondes du vainqueur et à neuf secondes de Fabio Quartararo, le mieux classé des Yamaha au 14e rang. Il a devancé de huit secondes son coéquipier Jack Miller, avant-dernier de la course, qui s'est plaint d'un problème de pneu arrière.

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Le week-end de Razgatlioglu aura donc été relativement bien réussi, néanmoins il représente le cadet des soucis de Yamaha. Car le rookie assume en grande partie la responsabilité de sa performance, sachant le chemin qu'il lui reste à parcourir pour bien s'adapter à une MotoGP plus complexe qu'il ne l'avait imaginée.

Fabio Quartararo et Álex Rins se montrent en revanche beaucoup moins indulgents, bien plus directs lorsqu'ils évoquent les faiblesses de la M1, et ce en dépit de situations très différentes concernant leur avenir respectif. Le Français a en effet un accord avec Honda pour en devenir le nouveau leader à partir de l'an prochain. Rins, pour sa part, est beaucoup plus incertain quant à la suite de sa carrière, or faire ses preuves au guidon d'une moto aussi peu performante n'est pas chose aisée.

Une colère à contenir pour Quartararo

Au-delà de leur situation personnelle, le caractère des deux coéquipiers de l'équipe d'usine sont également très différents, Quartararo ayant des réactions beaucoup plus viscérales, qu'il lui arrive parfois de regretter par la suite. "Je ne veux pas me rendre fou et faire des erreurs, surtout pour mon image. Je pense que c'est le plus important. J'essaie de prendre les choses plus calmement", confiait-il pendant le week-end, en faisant référence au doigt d'honneur qu'il a adressé à sa moto quelques jours plus tôt en signe de frustration.

"On lui a déjà dit d'essayer de se contrôler, parce que ce genre de choses n'aide pas pour son image", nous glissait un de ses proches en Thaïlande. Dimanche, sans doute pour éviter de devoir éteindre un autre "incendie", Yamaha a donc empêché Quartararo de se présenter devant les médias. Une décision qui va à l'encontre du contrat liant le constructeur au promoteur du championnat, mais qui a été acceptée au vu de la situation délicate du moment.

Las cuatro Yamaha peleando por las últimas posiciones de la carrera del GP de Tailandia de MotoGP

Les quatre pilotes Yamaha ont évolué en fond de classement au GP de Thaïlande.

Photo de : Yamaha

"Fabio a terminé la course très en colère. Il valait mieux pour l'équipe qu'il ne parle pas parce que ça aurait pu créer de gros problèmes", a expliqué à Motorsport.com une personne travaillant dans le stand Yamaha.

Des images semblent suggérer que la moto du Français a calé avant d'arriver au box, probablement à cause d'un problème moteur. On saura dans les prochains jours si son V4 a véritablement cassé ou pas, lorsque le championnat mettra à jour les données publiques après vérification par les techniciens de l'IRTA.

Bien que Yamaha figure dans le groupe D des concessions, celui qui permet de développer les moteurs sans restrictions, chaque pilote de la marque ne dispose que de dix unités pour disputer l'intégralité de la saison. Si ce quota est dépassé, le pilote concerné devra s'élancer de la voie des stands pour un sprint et un GP. En interne, certains membres de l'équipe spéculent déjà sur la date à laquelle cela se produira pour la première fois…

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Une prestation médiocre sous les yeux du président

En prenant la parole dimanche, fait très inhabituel, Paolo Pavesio a cherché à transmettre un message de calme, mais néanmoins prudent, alors que Yamaha a connu sa plus mauvaise entame de championnat. En présence à Buriram de Motofumi Shitara, président de Yamaha et numéro 2 sous Katsuaki Watanabe, il fallait éviter tout discours alarmiste, et ce même si sa venue était en soi susceptible de susciter des inquiétudes.

"Notre président est venu du Japon, il est là, et on pourrait se dire qu'il est venu pour surveiller. Non, il est juste venu pour dire qu'on avait le soutien plein et entier de la maison mère", a déclaré Pavesio.

L'Italien a pris le train en marche il y a un an, l'un de ceux qui sillonnent le Japon à toute allure en donnant l'impression qu'ils ne cessent d'accélérer. Depuis qu'il a succédé à Lin Jarvis à la tête de Yamaha Motor Racing, les choses n'ont cessé de s'intensifier au sein du groupe. En 2025, la division MotoGP s'est scindée en deux afin de développer en parallèle la moto engagée dans la saison avec son quatre cylindre en ligne classique et la nouvelle moto dotée d'un V4, territoire complètement inconnu pour la marque.

Les sensations de Quartararo et de Rins n'étaient guère positives lorsqu'ils ont testé le V4 pour la première fois, il y a quelques mois. Pire, celles-ci ne se sont pas améliorées alors que ce moteur est désormais entré en compétition. Et aucun retour en arrière n'est envisagé, Paolo Pavesio défendant le V4 comme "la seule voie qui nous mènera à la position que nous devons occuper".

Alex Rins, Yamaha Factory Racing

Quel avenir pour Álex Rins ?

Photo de : Amphol Thongmueangluang / SOPA Images / LightRocket via Getty Images

Si le dirigeant italien est le visage public de cette transition que traverse Yamaha, la distance entre les pilotes et lui est plus importante qu'à l'époque où Lin Jarvis occupait ce poste. "Je ne parle pas beaucoup avec Paolo. Les personnes qui m'intéressent sont celles qui sont dans le box. Je parle davantage avec les ingénieurs qu'avec lui", nous expliquait Quartararo à l'automne dernier.

Ce manque de lien, ajouté à la faible compétitivité de la moto et à l'intérêt que lui porte Honda, aura donc entraîné le départ du Français. D'après les informations de Motorsport.com, la relation qu'entretient Pavesio avec Rins est assez similaire, bien que la situation de l'Espagnol soit bien plus compliquée étant donné qu'il n'a pas encore finalisé de contrat pour 2027.

Pour le moment, on sait simplement que Jorge Martín occupera l'un des côtés du stand - là aussi, dans l'attente que cette nouvelle soit officialisée - et les réunions se poursuivent pour décider qui sera son coéquipier.

Vendredi, vers 19h, Max Bartolini, directeur technique de Yamaha, a rencontré Luca Marini et son manager à la terrasse d'un café dans le paddock de Buriram, aux yeux de tous. Bartolini a probablement expliqué au pilote italien, actuellement chez Honda, les grandes lignes du projet avec lequel la marque aux trois diapasons compte gravir la "montagne" évoquée par Pavesio. Une montagne qui, aujourd'hui, ressemble beaucoup à l'Everest.

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