Progresser par temps frais, la mission de Pedrosa cet hiver

Dani Pedrosa a dédié une partie de ses essais de cet hiver à essayer de reconstituer les conditions fraîches et d'opter pour les pneus durs qui l'ont tant pénalisé la saison dernière.

La première prise de contact de Dani Pedrosa et Marc Márquez avec le nouveau prototype de Honda n'aurait pas pu mieux se passer, si l'on s'en tient à leurs commentaires généraux suite aux essais de Sepang, qui se sont déroulés il y a maintenant une quinzaine de jours.

Les deux Espagnols se sont ainsi déclarés satisfaits des avancées réalisées sur la RC213V, et qui devraient arriver dans leur version finale en Thaïlande, en cette fin de semaine, et déterminer de façon définitive ce que sera le moteur de la moto de 2018.

Pedrosa a fait partie des pilotes les plus rapides au cours des trois jours de tests, aussi bien sur un tour que sur de plus longs runs. Cependant, si ces bonnes performances devraient lui permettre de viser des podiums et des victoires cette année, elles seront encore insuffisantes pour avoir des vues sur le titre si, comme cela a été le cas l'an passé, celui-ci ne parvient pas à franchir la ligne d'arrivée dans les dix premiers sur certains circuits.

Difficulté  faire chauffer les pneus

Ces sauts de performance ponctuels que le numéro 26 a expérimentés en 2017 coïncident avec des Grands Prix où les conditions météo, fraîches, l'ont davantage impacté que le reste du plateau. Le faible poids de l'Espagnol a rendu d'autant plus difficile la mise à la bonne température de ses gommes, un facteur qui se traduit par un manque d'adhérence. En définitive, cela a mené à un cercle vicieux qui lui a compliqué la vie lors de quatre week-ends.

À Assen, Pedrosa n'a ainsi pas pu faire mieux que 13e, à Misano 14e, et en Australie 12e. Au Japon, le pilote Honda a été contraint d'abandonner lorsqu'il s'est rendu compte que la pluie l'amenait à rouler plusieurs secondes plus lentement que le rythme global de l'épreuve.

"Dani a beaucoup travaillé cet hiver pour parvenir à améliorer ses sensations dans ces conditions qui ont été pour lui si délicates. Il a fait cela en essayant de les reproduire pour pouvoir s'y adapter, et pour que celles-ci ne lui provoquent pas de sensations d'insécurité. Ces gommes sont très sensibles, et si la température chute, ses performances chutent également beaucoup", explique ainsi une source bien au fait des problèmes rencontrés par le Catalan.

"L'an dernier, j'ai fait de très bonnes courses, et j'ai eu des séries où je me suis maintenu sur le podium. J'ai eu de la continuité pour avoir des vues sur le titre. Mais clairement, à d'autres moments j'ai terminé 12e ou 14e, ou alors je n'ai pas ramené de points, et c'est là que je me suis retrouvé en dehors de la lutte", explique Pedrosa auprès de Motorsport.com, le Catalan qui s'est finalement classé à la quatrième place au général, à 88 points de Márquez, son Champion du monde de coéquipier.

"Cet hiver nous avons travaillé là-dessus, sur le fait d'essayer de mieux m'adapter à ces conditions  qui pour moi sont très difficiles. Vous ne pouvez jamais avoir à votre disposition une MotoGP pour vous entraîner et obtenir les mêmes sensations qu'une moto comme celle-là peut vous procurer, mais au moins vous essayez de trouver une alternative", ajoute le pilote Honda. "À partir de là, la clé est de voir comment nous nous adaptons avec l'équipe à une situation aussi difficile comme celle-ci, lorsque celle-ci survient", conclut Pedrosa, qui sur les quatre courses où il s'est trouvé en difficulté n'est parvenu à engranger que neuf points sur les 100 qui étaient en jeu.

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Tags dani pedrosa, motogp, motogp 2018