Désillusion pour Quartararo : "Je m'attendais à être plus rapide"
Fabio Quartararo a vite dégringolé dans le classement lors du sprint au GP de Grande-Bretagne, en raison de difficulté à trouver le grip et de grosses vibrations sur sa Yamaha. Le Niçois ne cache pas sa déception.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Fabio Quartararo n'aura même pas fait illusion un tour. Après sa troisième pole consécutive, le Français prévenait que les difficulté à préserver le pneu arrière sur le Yamaha ne lui laissaient guère de chances face aux Ducati, mais il ne s'attendait pas à souffrir autant, entre un manque d'adhérence et des vibrations plus sévères que prévu.
Marc Márquez a pris l'avantage dès la première boucle, Álex Márquez à l'entame de la deuxième et Pecco Bagnaia dans la troisième. Fabio Di Giannantonio, Marco Bezzecchi et enfin Johann Zarco, dans le tout dernier tour, ont aussi doublé Quartararo.
Le champion du monde 2021 espérait se classer parmi les trois premiers et peine donc à se contenter de la septième place. "Je m'attendais à être plus rapide mais le niveau de grip était vraiment, vraiment critique pour nous", a expliqué Quartararo. "Je ne pouvais pas être rapide. On avait beaucoup de chatter, une grosse différence entre les sensations de la matinée et les performances de l'après-midi."
"C'est un peu la sensation habituelle et on ne comprend pas pourquoi. Il faut qu'on le comprenne, surtout sur les pistes avec peu d'adhérence."
Fabio Quartararo n'est resté en tête que quelques virages.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
"Je pense que si on a un certain niveau d'adhérence dans la matinée et qu'il y en a moins d'après-midi, le delta est vraiment gros par rapport aux autres motos", a précisé Quartararo. "S'il y a une petite différence dans le grip, on le sent dix fois plus que les autres. On voit que le rythme que l'on avait de la course sprint, par rapport à ce à quoi on est habitués, était super lent."
"Il faut comprendre pourquoi quand les conditions se dégradent, on perd autant et on ne génère aucune adhérence. Au premier tour, Álex Márquez m'a doublé [en pleine ligne droite]. Je ne suis pas idiot, je sais comment piloter et me faire doubler dans cette situation, cette position, c'est frustrant."
Une moto qui "sautait" pendant le sprint
Si le manque d'adhérence est un problème de longue date pour la Yamaha, les vibrations sont en revanche apparues cette saison, et sont difficiles à contrôler en course : "Pendant les time attacks, ce n'est pas vraiment un problème pour nous, parce que je pense que c'est une situation beaucoup plus gérable qu'en course. Aujourd'hui, ce n'était vraiment pas gérable. Dans certains virages, notre moto sautait complètement. C'est très bizarre parce qu'on n'a jamais vraiment eu ça et c'est apparu cette année."
Quartararo peine donc à voir du positif. Certes, le nouveau moteur utilisé depuis Le Mans est plus efficace, certes, les évolutions aérodynamiques vont dans le bon sens, mais le manque de puissance reste conséquent et empêche de rouler avec un niveau d'appui aussi élevé que chez Ducati.
"Oui, il y a du positif [sur le moteur] mais si vous regardez ma vitesse de pointe, je suis dernier, et de loin. Même si le nouveau moteur est meilleur, il faut se dire que le package aéro que l'on a est beaucoup plus léger que le leur, mais ils sont plus rapides. Je ne sais pas exactement combien de chevaux ils ont en plus mais on voit que la petite différence que l'on fait dans l'aéro, après le test de Misano la semaine dernière, a donné un petit avantage, donc je n'imagine pas à quel point ce gros aéro [de Ducati] aide. Oui, c'est mieux, mais il nous en manque beaucoup."
VIDÉO - RÉSUMÉ : La course sprint au GP de Grande-Bretagne
"On ne peut pas utiliser la puissance parce que clairement, on a beaucoup trop peu de grip mécanique", a-t-il détaillé. "Sur un tour, ça va plutôt mais en course, comme je l'ai dit, l'endroit où Álex Márquez m'a doublé, c'est clairement impossible de doubler. Apparemment, c'est possible ! [rires] Mais de toute ma carrière, je n'ai jamais dépassé quelqu'un comme ça. C'est exactement ce qui nous pose problème. On ne peut pas utiliser la puissance que l'on a."
Quartararo "pas vraiment optimiste" pour dimanche
Dans ce contexte, la perspective d'une course deux fois plus longue n'enchante pas véritablement Fabio Quartararo. Il s'attend à un niveau d'adhérence plus faible dimanche, qui devrait jouer contre lui.
"Sincèrement, je pense qu'on ne peut pas être vraiment optimistes pour demain. Après la course du Moto2 [et donc de la gomme Pirelli sur la piste], en partant avec le medium à l'arrière, il y aura moins d'adhérence et on sait que c'est clairement une situation qui n'est pas bonne."
"Mais comme toujours, on va faire de notre mieux et essayer de profiter de la course."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires