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Quartararo peu optimiste sur les terres de sa dernière victoire MotoGP

Trois ans après sa dernière victoire, Fabio Quartararo ne déborde pas d'optimisme pour le GP d'Allemagne, sachant le circuit du Sachsenring "assez compliqué" pour Yamaha. Surtout, il s'impatiente de se montrer performant en course et non plus seulement en qualifications.

Le vainqueur Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing sur le podium

Photo de: Dorna

Voilà plus de trois ans désormais que Fabio Quartararo n'a plus gagné un Grand Prix. Depuis le 19 juin 2022 précisément, jour d'un GP d'Allemagne qui avait marqué son avance la plus élevée sur Pecco Bagnaia dans la course au titre.

Le champion sortant espérait encore pouvoir conserver sa couronne, mais sentait déjà que le niveau de sa Yamaha devenait trop faible face à la Ducati de l'Italien. Et dès la semaine suivante, Bagnaia l'avait prouvé en enclenchant une machine à gagner redoutable qui allait lui permettre de gommer ses 91 points de retard pour finalement remporter le championnat.

Depuis, non seulement Ducati n'a eu de cesse de confirmer et renforcer sa puissance, mais Yamaha a régressé, au point d'avoir fait quelque peu perdre espoir à Quartararo. Finalement convaincu de prolonger son contrat pour 2025 et 2026, le Français est aujourd'hui le meneur d'une progression notable du constructeur, aidée par de gros efforts de développement.

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On l'a vu cette année renouer avec la pole, on l'a revu sur le podium, qu'il n'avait plus visité depuis 2023. Sa première partie de championnat aura été faite de hauts et de bas, mais les signaux encourageants existent. Reste à savoir s'ils seront suffisants pour le faire rester, un enjeu sur lequel il ne fait aucun secret.

À son arrivée au Sachsenring, ce jeudi, DAZN a demandé au Français s'il était plus optimiste que sur les Grands Prix précédents. "Non", a-t-il répondu clairement, "car c'est un circuit assez compliqué pour nous, [même si] je sais quelles conditions on va avoir ce week-end. Au moins, il ne fera pas chaud, ce qui est positif pour les pneus, par rapport aux problèmes qu'on a."

Fabio Quartararo

Fabio Quartararo

Photo de: Alexander Trienitz

Ces deux dernières années, au Sachsenring, Fabio Quartararo n'est pas entré dans le top 10, ni en course principale, ni en sprint, ni même sur la grille de départ. Cette année, il aura un atout, sa capacité à se placer très haut sur la grille, ce qui peut se révéler décisif sur une piste comme celle-ci.

"Je pense qu'il est très important de partir de la première ou de la deuxième ligne, mais notre principal problème porte plus sur la constance, à la fois au sprint et en course. Je vais faire de mon mieux pour être rapide en qualifications, mais il faut qu'on continue à travailler très dur sur le rythme de course et c'est surtout quand il faut être constant face aux autres constructeurs qu'on a du mal", a-t-il rappelé en conférence de presse.

Des progrès qui tardent à venir

De bonnes qualifications ne font pas tout, en effet. Le dernier Grand Prix a encore échaudé le pilote Yamaha, qui a dégringolé au classement alors qu'il partait de la pole position pour la quatrième fois en six manches. "Je ne m'attendais pas à faire aussi bien en qualifications, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi mauvais en course. Sur un tour, on voit qu'on a un très bon potentiel et que j'arrive vraiment à extraire le maximum de la moto. Mais, en course… Il est vrai qu'on a eu trois courses qui se sont très bien passées – Jerez, Le Mans et Silverstone [une deuxième place et deux abandons alors qu'il était en tête ou non loin] – mais les trois dernières ont été très compliquées", a-t-il souligné.

"Ça n'est pas qu'on manque d'une chose, on manque de tout, un petit peu, mais on ne trouve pas ce petit quelque chose dans chaque domaine. C'est ce qui nous fait le plus de mal, surtout en course", a poursuivi Quartararo, exprimant à nouveau son plus grand réalisme quant au chemin restant à parcourir malgré les progrès récents de Yamaha.

"Au final, je suis ici pour mettre autant de gaz que possible, pour essayer de courir à l'avant. Dans le passé, j'ai essayé de m'impliquer dans l'aspect mécanique, dans ce qui pouvait être fait, et ça n'est pas la meilleure chose à faire. S'il y a des ingénieurs, c'est parce qu'ils sont ici pour nous faire progresser. Il nous manque beaucoup de choses, mais je ne sais pas pourquoi on ne trouve pas au moins une d'entre elles, pour au moins essayer de franchir un cap en course."

Avec Rubén Carballo Rosa

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