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Quartararo entre dans la saison sans attentes : "On est encore très lents"

Au guidon d'une Yamaha plus lente que l'année dernière à pareille époque et demandant encore de gros développements, Fabio Quartararo avoue n'avoir aucune attente pour le premier Grand Prix de 2026 qui s'apprête à débuter.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

À l'heure où débute la compétition, Fabio Quartararo n'est pas seulement l'un des profils les plus importants de la grille, mais plutôt un champion du monde qui semble devoir mettre toute ambition sur pause. Si le manque de performance commence à être un fait établi désormais chez Yamaha, les attentes déçues du développement hivernal autour d'un nouveau projet radicalement différent pèsent lourd sur le moral.

Posé malgré les circonstances, le Français a expliqué son état d'esprit aux journalistes venus recueillir sa parole à la veille des premiers essais du GP de Thaïlande, à Buriram. Le reporter de Motorsport.com était sur place.

Quelles sont tes véritables attentes pour ce week-end  ?

Ma véritable attente, c'est de n'attendre rien. Je ne pense pas que l'on soit en position de viser un résultat. Je n'ai aucune attente, j'essaye juste de garder mon calme et de faire le maximum possible.

C'est difficile de garder ton calme ?

Oui, parce que je connais mon potentiel. Je sais ce que je peux faire sur un tour et en course, mais c'est difficile parce qu'on n'est pas en position d'être rapides.

On commence en étant déjà beaucoup plus lents que l'année dernière.

C'est plus difficile que l'année dernière pour toi ?

À l'heure actuelle, oui, beaucoup plus. En septembre, quand on a essayé la moto à Barcelone, les sensations n'étaient pas très bonnes car le projet était tout nouveau, mais par rapport à septembre, les sensations sont aujourd'hui très, très similaires. On s'attendait évidemment à faire de plus gros progrès et malheureusement, ça n'est pas le cas. On commence donc en étant déjà beaucoup plus lents que l'année dernière.

 

Vas-tu pouvoir travailler sur le développement de la moto pendant les Grands Prix ? Ou bien va-t-il falloir attendre l'arrivée de quelque chose de nouveau ?

Franchement, même dans les tests, je n'avais pas à travailler d'une manière ciblée pour cela. Rien qu'en faisant des tours, on sait exactement ce qui nous manque. Et vous ne pouvez pas imaginer le nombre de réglages et de choses qu'on a essayées entre septembre et aujourd'hui, or les sensations sont restées les mêmes.

Je pense donc que c'est plus aux ingénieurs de trouver une nouvelle pièce, quelque chose de complètement différent, de trouver une façon d'obtenir une base parce qu'on n'en a toujours pas sur la moto, en tout cas pas pour mon pilotage. On a bien vu notre rythme par rapport au test de l'année dernière : notre simulation de course a été sept ou huit dixièmes plus lente.

Il y a une différence entre génial et là où on se trouve à présent.

En même temps, avec une nouvelle moto, il peut s'agir d'établir une base différente pour chaque piste, non ?

Eh bien, avec la moto de l'année dernière par exemple, ou même avec celles de 2024 ou 2023, quand on a eu une base, ça a été la même sur tous les circuits. On ne changeait plus que les ressorts et de petites choses...

Là, ça va être différent...

Oui, parce qu'on n'a toujours pas de base. Je pense que le jour où on en trouvera une, on n'aura plus qu'à jouer un peu avec. Mais plus qu'une base, je crois qu'on doit trouver de la performance sur la moto. Je pense que ça n'est pas une question de base à présent, le fait est qu'on est encore très lents et il faut qu'on améliore, non seulement la vitesse de pointe, mais aussi la manière dont la moto tourne, les sensations sur l'avant, l'électronique... Il y a beaucoup, beaucoup de choses à améliorer.

Le V4 apporte forcément un caractère différent par rapport au quatre cylindres en ligne, donc il faut peut-être abandonner ce qui fonctionnait auparavant...

Bien sûr, les sensations sur l'avant qu'on avait avec le quatre en ligne étaient géniales. Mais il y a une différence entre génial et là où on se trouve à présent. On ne retrouvera jamais les sensations sur l'avant qu'on avait avec le quatre en ligne, mais il y a beaucoup de choses dont on s'attend à ce qu'elles soient meilleures qu'avec le quatre en ligne et qui restent moins bonnes. C'est là qu'il faut qu'on progresse.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo (Yamaha Factory Racing)

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Est-ce que Yamaha t'a dit ces derniers jours que vous serez plus rapides à un moment donné dans la saison ? Est-ce qu'ils t'ont indiqué un nombre de Grands Prix qu'il va te falloir attendre ?

Non, je pense qu'ils ne le savent pas. Vous savez, en six mois, on n'a pas vraiment réussi à trouver une façon d'être véritablement plus rapides, alors je pense qu'ils sont focalisés sur le travail. Personne ne sait quand on sera plus rapides.

Il n'y a donc pas vraiment de plan, avec par exemple ce qui pourrait arriver au Qatar ou à Jerez ?

Non.

Tu préfèrerais qu'il y en ait un ?

Non. Parce qu'au final, on prévoyait d'avoir quelque chose pour le test ici et on ne l'a pas eu, alors je ne veux pas avoir un plan pour le Qatar et qu'ensuite ça ne se réalise pas. Je crois qu'ils essayent juste de trouver une solution. Et de mon côté, je vais juste essayer d'être aussi calme que possible.

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